François Hollande a les idées claires. Ce jeudi, l'ancien président de la République a déclaré qu'il "n'irait pas" à la Coupe du monde au Qatar (20 novembre-18 décembre) s'il était en fonction. "Si j'étais le chef de l'Etat, je n'irais pas", a déclaré l'ex-président (2012-2017) lors du rendez-vous "Demain le sport" organisé à la maison de la Radio à Paris.
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"Je ne peux pas demander à des joueurs de football (...) de ne pas aller à une compétition pour laquelle ils se sont préparés depuis des années", a-t-il expliqué. "Je pense que pour un joueur du PSG évoquer le Qatar n'est pas forcément simple, par rapport à son employeur", a ajouté l'ex-chef de l'Etat. "En revanche, un joueur ou un sportif de haut niveau, et il y en a beaucoup, ont pu agir pour lutter contre le racisme dont ils étaient eux-même victimes. Ils ont pu sur certaines causes s'engager notamment sur la question climatique ou sur les droits de l'homme", a rappelé François Hollande.
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Quand Mbappé prend position sur un sujet, ça va mobiliser un certain nombre de jeunes
"Peut-être certains s'exprimeront lorsqu'ils seront à la Coupe du monde, mais ce n'est pas sûr, car ce n'est pas le lieu où il est commode de donner son point de vue alors qu'on attend du joueur qu'il remplisse d'abord sa mission qui est de gagner sa compétition", a-t-il dit. "Quand Mbappé prend position sur un sujet, ça va considérablement mobiliser un certain nombre de jeunes (...) quand on voit le nombre de followers sur les réseaux sociaux", a-t-il ajouté.
"Etre sportif ce n'est pas simplement jouer avec un ballon et courir vite, c'est aussi avoir un rôle social, et ce n'est pas si simple de faire peser sur les joueurs cette responsabilité", a estimé François Hollande. En France, les députés de LFI ont fustigé jeudi la tenue du Mondial-2022 au Qatar, évoquant la "maltraitance des ouvriers immigrés" et les "matches climatisés à ciel ouvert", réclamant une "réponse politique forte des autorités françaises".
"La position de dire aux téléspectateurs de ne pas regarder le match, heureusement qu'il n'y a personne derrière eux pour leur dire ce qu'ils doivent faire", a ajouté François Hollande.
(Avec AFP)
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