Coupe du monde 2026 - Après l'élimination des Bleus face à l'Espagne : L’impardonnable renoncement
Eurosport sur GoogleÉliminés face à l'Espagne ce mardi en demi-finale (0-2), les Bleus ont abandonné leur rêve sans même se battre. À Dallas, les "méchants" ont été tour à tour naïfs, résignés et dépités. Leur sortie de route en demi-finale n'est pas infamante mais la prestation livrée redéfinit la perception de cette Coupe du monde. De la flamboyance au renoncement, au pire moment.
"On nous a vendu une équipe de méchants mais on s'est fait marcher dessus par l'Espagne"
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De notre envoyé spécial à Dallas,
Tout ça pour ça. La France avait tout à fait le droit de perdre contre l’Espagne en demi-finale de la Coupe du monde. Mais pas comme ça. Pas en s'écrasant sans combattre, sans réagir, sans même donner l'impression d'y croire. On s'attendait à tout, sauf à une telle reddition. Cette défaite sans frisson, sans révolte, sans colère, change forcément le regard porté sur cette aventure.
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Jusqu'ici, tout semblait pourtant raconter une autre histoire. Celle d'une équipe époustouflante qui avait séduit le monde entier, enthousiasmé les stars et les anonymes, et même converti un public américain très étranger à la chose. En un mois, les Bleus avaient retrouvé une identité, une énergie et une ambition qu'on ne leur connaissait plus.
Et soudain, tout mérite d'être réinterrogé...
Toutes ses promesses ont été soufflées par 90 minutes assez minables à regarder la Roja dicter son tempo et sa loi. 90 minutes de renoncement et d’impuissance. Un naufrage de jeu. Jusqu’au penalty, la tension était forte et le rapport de force équilibré. C’est comme si ce penalty stupidement concédé par Lucas Digne avait complètement bousillé toutes nos convictions et, pire que ça, toutes les leurs.
Pour la première fois depuis le 10 juin, date de leur arrivée aux US, ils se retrouvaient dos au mur. Ils n’ont pas su réagir. Et soudain, tout mérite d'être réinterrogé : leurs adversaires jusqu’ici étaient-ils si forts que ça ? Le milieu à deux était-il tenable ? Fallait-il autant tirer sur les mêmes hommes ?
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La Coupe du monde des Bleus est redimensionnée par sa fin chaotique et fragilise tout ce qu’on a écrit sur eux depuis cinq semaines. Ils se disaient "méchants", ils ont été si dociles à se faire marcher dessus par un milieu de terrain espagnol qu’on a connu pourtant plus costaud que ça. Le seul à tenir son rang, Adrien Rabiot, a fini sur le banc dès la pause à cause de la frilosité d’un Didier Deschamps qu’on louait jusqu’ici pour son audace.
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Les étoiles étaient filantes
On les croyait impitoyables, conquérants, insatiables. Ils ont été passifs, timides et finalement très ordinaires. Spectateurs de leur propre défaite. L'image restera. Celle de Kylian Mbappé baissant la tête après le deuxième but espagnol. Lui qui répétait depuis un mois que sa mission consistait à maintenir tout le monde concerné, à rappeler sans cesse l'objectif commun. Soudain, le capitaine n'avait plus personne à entraîner. Comme si les Bleus avaient accepté que leur histoire s'arrêtait là. Il restait du temps pourtant mais personne dans le stade n’a imaginé autre chose qu’une cinglante défaite.
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Et pendant la dernière pause fraîcheur, personne n’a pris la parole hormis un Didier Deschamps qui avait trop d’erreurs au compteur jusqu’ici pour rectifier l’inéluctable. Pas un joueur pour secouer le groupe. Pas un regard de défi, pas un geste de révolte. Au-delà des approximations techniques, des mauvais appels ou des erreurs de Digne et de Lacroix, nous garderons de ce rendez-vous leur résignation.
Cette équipe de France était-elle si grande que cela ? Mardi, les étoiles étaient, en fait, filantes. C’est à peine croyable et c’est pourtant ce qu’il s’est passé ce funeste mardi 14 juillet 2026 à Dallas. Cette impression qu'au moment où une finale de Coupe du monde leur tendait les bras, les Bleus avaient déjà quitté le combat. Un espoir est mort à Dallas, une équipe l'a enterré. Et ce n'est pas l'Espagne, mais la France.
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