Coupe du monde 2026 | France - Angleterre | Oui, il y a du Zidane en Jude Bellingham
Par Julien Pereira
Mis à jour 18/07/2026 à 10:11 GMT+2
Jude Bellingham aime Zinedine Zidane. Le milieu de terrain de l'Angleterre a toujours crié son admiration pour l'ancienne star de l'équipe de France, dont il a suivi les pas au Real Madrid. Consciemment ou non, le joueur de 23 ans s'est construit de vraies ressemblances avec le légendaire numéro 10 des Bleus. Dans son jeu, comme dans son caractère et son attitude sur le terrain.
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Jude Bellingham rime presque avec Zinedine Zidane, et c'est peut-être pour cela que ces deux-là sont à la fois si différents et si proches. L'Anglais, qui affronte les Bleus ce samedi (23h00) en "petite finale" de Coupe du monde, n'a jamais caché son admiration pour l'ancien numéro 10 des Bleus. C'est l'une des raisons pour lesquelles il a rejoint le Real Madrid. C'est aussi parce que "Zizou" avait porté le numéro 5 que le milieu de terrain a fait des pieds et des mains pour le récupérer à son arrivée en Espagne.
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Bellingham n'avait pas encore trois ans lorsque Zidane a mis fin à sa carrière professionnelle, sur un coup de tête. Son émerveillement pour "ZZ" est d'abord un héritage de son papa qui, à la maison, portait souvent, et fièrement, un faux maillot de Zidane acheté sur une plage. "C'est l'un des meilleurs milieux de l'histoire", disait l'ancien joueur du Borussia lors d'une interview accordée à l'un de ses sponsors. [...] J'ai manqué ses moments iconiques mais mes premiers souvenirs remontent à l'époque où j'allais sur YouTube pour voir sa volée [en finale de la Ligue des champions 2002, NDLR]."
Pour l'international anglais, Zidane était une idole de jeunesse devenue un modèle. Un vrai. "Je n'essaie pas d'être le même que lui, j'essaie juste d'être Jude, porter le numéro 5 est juste un hommage à sa grandeur", assurait-il lors de sa conférence de presse de présentation. Tenter de copier la légende de l'équipe de France aurait été vain, et l'aurait sans doute mené à sa perte dans le football d'aujourd'hui.
J'ai dit au début de ce Mondial qu'il me rappelait Zidane
Parce qu'il est plus physique, plus intense et plus dense, le jeu a engendré la quasi-extinction des purs numéro 10 et Bellingham incarne parfaitement cette évolution. "Le foot moderne réclame des joueurs forts physiquement et capables de couvrir, rapidement, une grande partie du terrain, rappelait Carlo Ancelotti lors d'une conférence de presse, à son époque madrilène. Ce sont deux générations différentes. Bellingham a une capacité à rentrer dans la surface que n'avait pas Zidane. Et Zidane avait une qualité technique individuelle que Bellingham n'a pas."
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Cette Coupe du monde 2026 a pourtant plutôt bien démontré que le joueur né dans la banlieue de Birmingham avait d'autres points communs avec l'ancienne star des Bleus. Longtemps, jusqu'à ce que les Three Lions perdent complètement pied face à l'Argentine, Bellingham a porté sa sélection. Panama, Mexique, Norvège : tous ont été débordés par ce joueur "clutch". "J'ai dit au début de ce Mondial qu'il me rappelait Zidane, soulignait John Terry dans le podcast de la FIFA. Il porte son équipe. C'est un joueur de classe mondiale."
Lui aussi est un équilibriste
Mais les plus grandes ressemblances entre ces deux-là sont peut-être, aussi, celles qui se voient le moins. Il y a d'abord ce caractère, ce calme apparent qui masque, surtout, une intensité émotionnelle. Comme "Zizou" en son temps, Bellingham peut parfois dégoupiller. Comme "Zizou", il donne aussi l'impression d'être capable de ralentir le temps par son attitude, tête haute et conduite de balle impeccable.
Mais si la comparaison se tient, c'est aussi et surtout parce que le vrai point commun entre les deux numéros 5 du Real se trouve dans ce qui rendait Zidane absolument unique ; cette sensation qu'il était un équilibriste, un joueur toujours sur un fil, dont chacun des gestes donne l'impression d’être décidé au dernier moment. Il était inimaginable de retrouver cette singularité-là et pourtant, Bellingham en est doté. Sans que l'on sache s'il s'agit d'une divine coïncidence, ou d'une forme de mimétisme cultivée sur YouTube.
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