Coupe du monde 2026 I France - Angleterre I Didier Deschamps, l’émotion qui déborde

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Dans le contrôle depuis 14 ans, Didier Deschamps vivait ce vendredi son avant-dernière conférence de presse. Touché, il a fendu l’armure mais il a aussi montré les crocs quand furent questionnés ses choix face à l’Espagne ou encore au moment d'évoquer les critiques venues de France. Un échange riche, bouillonnant à l’image d’un sélectionneur qui laisse un héritage immense.

"Deschamps avait préparé son argumentation sur Rabiot, mais elle n'est pas suffisante"

Video credit: Eurosport

Frileux, Didier Deschamps est arrivé décontracté en conférence de presse, râlant gentiment contre la climatisation un peu trop fraîche à son goût. Il savait que, 72 heures après le fiasco espagnol, il allait être cuisiné. Comment l’équipe de France a-t-elle pu à ce point rater sa demi-finale de Coupe du monde ? Il avait bien sûr préparé sa défense et dès qu’il lui fut demandé s’il avait des regrets, il a déroulé un plaidoyer minutieusement préparé.
Adrien Rabiot ? "A la première pause fraîcheur, il me dit : ‘coach, je ne peux plus jouer normalement.’ Je me suis retrouvé dans des situations pareilles en demi-finale avec un carton jaune au-dessus de la tête. Quand vous êtes milieu, ça vient de partout (…). J’étais l’ombre de moi-même." Un coup de pompe ? "Les datas athlétiques sur le plan en termes de distance et d'intensité de courses sont bonnes."
Sur le manque d’équilibre à quatre offensifs ? "Le problème n'est pas là. Parce que les Espagnols, ils ont bien joué avec quatre offensifs aussi. Après, c'est une question d'équilibre. Est-ce qu'on a mal défendu ? On aurait pu mieux défendre. Est-ce qu'on a bien attaqué ? Non, on n'a pas pu. Parce qu'on a eu des déchets." Sur l’arbitrage qu’il avait pointé du doigt après le match de façon sans doute un peu trop rapide ? "Il n'est pas en cause. C'est juste que je pose une question, mais ce n'est pas l'arbitre qui nous a fait perdre."
Zappez tout de suite, next
Et pour être le plus clair possible : "L’Espagne était meilleure. Les deux équipes méritent d'être en finale. Pourquoi ? Parce qu'elles ont battu tous leurs adversaires, comme nous, pour en arriver là." Une façon de clore la séquence de cette demi-finale où ses premières explications restaient fragiles. Le sélectionneur a posé un regard plus lucide que trois jours plus tôt. La question des critiques en France, en particulier celles de son ancien coéquipier Christophe Dugarry, l’a en revanche fait sortir de sa réserve. Qu’a-t-il à répondre à ceux qui pensent que son bilan n’est pas bon avec une seule victoire en six compétitions ?
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"Il faut s'appuyer sur des joueurs qui auront des choses à prouver... à Zidane"

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"Zappez tout de suite, next. Je n'ai pas à répondre. Sans me prendre pour un autre… Je n'ai pas les mêmes références que vous, s’est-il agacé. Ils peuvent dire ce qu'ils veulent, mais ne faites pas le service après-vente pour eux. Pourquoi vous allez chercher des personnes qui disent toujours des trucs durs." Le sujet est sensible. Comme la fin de son mandat. À force, nous pensions que c’était un non-sujet, que le destin des Bleus passait au-dessus de tout. Mais, alors que tout se terminera sur un match sans grand enjeu, les larmes sont montées.
"Je sais que le clap de fin, c’est demain. Sans faire pleurer personne, personne ne pleurera ici, l’équipe de France va me manquer, a-t-il confié, très ému. J’ai eu le privilège pendant 15 ans de connaître des moments magnifiques et d’autres plus difficiles. Dans ma vie professionnelle, c’est la plus belle chose qui me soit arrivée. Vingt-cinq ans dans la vie d’un homme (soupir), ça marque. Et ça marque encore plus, il reste des souvenirs inoubliables. L’important c’est devant soi."
 
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