Coupe du monde 2026 I L'antisèche de la finale Espagne - Argentine (1-0 a.p.) : Les meilleurs… et ce n’était pas dur

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C’était de loin la meilleure équipe. Même si elle a dû attendre la prolongation pour le concrétiser, l’Espagne a nettement dominé l’Argentine pour décrocher un deuxième titre de champion du monde largement mérité (1-0 a.p.). Parce qu’elle était supérieure. Et parce que les champions du monde en titre n’ont rien montré, avec un jeu minimaliste qui pouvait difficilement les mener à une autre issue.

L'Argentine, le néant : "Donner ce spectacle en finale de la Coupe du monde, c'est triste"

Video credit: Eurosport

Le jeu : Seule l’Espagne a joué

On a peut-être assisté à l’une des pires finales de Coupe du monde de l’histoire. Mais ce n’est certainement pas de la faute de l’Espagne. La Roja a joué son jeu comme une leçon bien apprise, quadrillant parfaitement le terrain et ne laissant aucun espace aux Argentins avec une récupération souvent haute grâce à un pressing parfaitement coordonné. La domination du champion d’Europe a été totale, mais elle n’a pas abouti à de nombreuses occasions de but. Car l’Argentine s’est juste contentée de défendre.
L’Albiceleste n’avait manifestement pas d’autre plan que de tenir jusqu’aux tirs au but. Son bloc est resté désespérément bas, avec une agressivité parfois à la limite. La recette était connue et elle a bien failli marcher sous l’impulsion d’un Dibu Martinez en réussite dans le but. Mais les champions du monde ont craqué en prolongation. Derrière, ils ont enfin montré leur capacité à pousser et se créer des occasions. C’était trop tard. Ça leur pendait au nez. Seule l’Espagne a joué. Et sa victoire est méritée.

Les joueurs : Messi-Yamal, duel de fantômes

On l’attendait, on avait ressorti les photos, on leur avait déroulé le tapis rouge. Pour rien. Leo Messi et Lamine Yamal ont été d’une neutralité désespérante dans cette finale. Pour l’Argentin, la raison tient essentiellement au plan de jeu minimaliste de son équipe. Il a trop peu vu le ballon. Et quand il l’a touché, un excellent Rodri a souvent contrarié ses plans. Pour l’Espagnol, en revanche, les opportunités de briller n’ont pas manqué. Mais il est resté emprunté, sans idée, et bien pris par un Nicolas Tagliafico consistant.
Les stars étaient ailleurs. Dans le but argentin, avec une nouvelle finale de haute volée pour Dibu Martinez. Dans la charnière espagnole, avec un Pau Cubarsi impérial. Et sur le banc de la Roja, comme souvent depuis le début du tournoi et particulièrement sur les matches à élimination directe. Nico Williams a donné de l’impact sur l’aile gauche et délivré une passe décisive à Ferran Torres, héros de l’Espagne comme Andres Iniesta l’avait été il y a 16 ans.

Le facteur X : Le sauvetage du tournoi

On ne voyait plus vraiment ce qui pouvait menacer l’Espagne après l’ouverture du score, tant l’Argentine s’était montrée insipide jusque-là. Mais cette Albiceleste avait trop connu ce type de situation pour ne pas inquiéter la Roja jusqu’au bout. Il y a eu un coup franc côté droit, joué en deux temps par Messi pour trouver dans la surface Giovanni Simeone. Marcos Senesi se voyait déjà marquer à la réception du centre de son coéquipier. On ne sait pas trop qui de Mikel Merino ou Pau Cubarsi a sauvé et dégagé en corner. Un miracle. Mais il n’était pas en faveur des Argentins, cette fois.

La stat : 117

Le nombre de minutes qu’il a fallu attendre dans cette finale pour assister au premier tir de l’Argentine. Cela montre à quel point elle a été inoffensive dans cette finale. Ce tir a été l’œuvre de Messi. Il y en a eu un deuxième de Giovanni Simeone cinq minutes plus tard. Deux frappes au total. Aucune cadrée. L’Albiceleste pouvait probablement faire mieux, quitte à perdre le match…

La décla : Luis de la Fuente (sélectionneur de l’Espagne)

Ces joueurs ont un potentiel et un talent exceptionnels. C'est un honneur de les avoir accompagnés. Je suis très ému. Ces joueurs ont tout gagné et ils sont un exemple pour l'Espagne et la jeunesse espagnole.

La question : Pourquoi l’Espagne méritait-elle tant cette deuxième étoile ?

Au fond, il y a une justice au bout de la Coupe du monde la plus longue de l’histoire. Parce que le jeu a été récompensé. Cette finale en a été le symbole dans un contraste saisissant. Car l’Argentine s’est refusée à affronter l’Espagne sur ce terrain-là. Elle a employé d’autres arguments parce qu’elle se savait inférieur dans ce domaine. Même avec un Messi en état de grâce. C’est probablement le plus triste dans cette histoire. Mais le génial argentin pouvait difficilement exprimer son talent dans ces conditions.
On retiendra le spectacle trop souvent affligeant proposé par le champion du monde en titre. Cela ne doit jamais masquer la classe de cette Espagne. La qualité collective de l’équipe de De la Fuente l’avait déjà guidée au sommet de l’Europe. Elle était encore supérieure au niveau mondial. La Roja n’a encaissé qu’un but. Elle a concédé peu d’occasion. Le tout en ayant affronté le Portugal, la France et l’Argentine. Trois prétendants au titre mondial. Trois équipes qui n’ont jamais rivalisé avec elle.
Pourtant, elle n’avait pas les mêmes arguments offensifs que lors de son sacre européen. Nico Williams et Lamine Yamal étaient diminués à l’entame de ce Mondial. Ils n’ont jamais pleinement exprimé leur talent sur ce tournoi. Comme Pedri, qui a même perdu sa place de titulaire. Un symbole. Car derrière, il y avait la densité d’un groupe pour maintenir la qualité de cette formation. À l’image de son banc, décisif jusqu’au bout. L’Espagne a tout réuni. Tout ce qu’il fallait pour une deuxième étoile.
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"Si un Espagnol doit être Ballon d'Or, Rodri aura l'avantage"

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