France - Angleterre | 10 histoires que vous devez savoir sur les petites finales de Coupe du monde

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Si une grande majorité des Français et des Anglais aimerait déjà être très loin, en vacances, histoire d'oublier une demi-finale cauchemardesque, la petite finale de cette Coupe du monde aura bien lieu ce samedi à Miami (23 heures). Et à y regarder de plus près, ce match pour la troisième place a nourri de nombreuses petites histoires depuis 1934.

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La petite finale de 1930 a-t-elle eu lieu ?

"Les États-Unis sont officiellement déclarés troisièmes, à la différence de buts." Voici ce qu'on peut lire sur le site officiel de la FIFA, en 2025, au sujet de l'épopée des États-Unis lors de la première Coupe du Monde. Dans les livres d'histoires de cette Coupe du monde, les Américains sont donc classés troisièmes, devant la Yougoslavie, également demi-finaliste. Mais ce classement a longtemps fait l'objet de débat, d'interrogation voire de fantasme. Et si la FIFA a fini par trancher, l'instance internationale avait elle-même entretenu sans le vouloir un certain mystère autour de cette possible petite finale de 1930, en expliquant carrément qu'un match avait bien eu lieu avec une victoire de la Yougoslavie.
Finalement, différents témoignages faisaient état d'une remise de médaille de bronze aux deux capitaines. À croire qu'on ne saura jamais la véritable histoire. La vraie première petite finale interviendra en 1934, avec une victoire de l'Allemagne sur l'Autriche (3-2). Pour l'anecdote, le premier but de l'histoire des petites finales avait été marqué au bout de... 24 secondes, l’œuvre d'Ernst Lehner, pour les Allemands.

1950 : Pas de vraie petite finale

En 1950, l'organisation de la Coupe du monde changeait avec, pour les quatre dernières équipes, un mini-tournoi où chacune s'affrontait. Le scénario arrangeait très bien le suspense, puisque l'Uruguay et le Brésil, vainqueurs de leurs deux premiers matches de cette poule finale, s'affrontaient lors de la troisième journée, ce qui équivalait à une véritable finale pour le sacre. Avec l'Uruguay qui venait crucifier la Seleçao à domicile, un traumatisme pour le Brésil. Quant à la troisième place, elle se jouait entre Suède et Espagne, avec une victoire scandinave 3-1. On reviendra au format "normal" dès l'édition suivante, en Suisse.

Just Fontaine, un quadruplé pour une page d'histoire

Dans ce football moderne qui va toujours plus vite et qui n'a aucune pitié pour les records passés, voir la barre des 13 buts de Just Fontaine en Coupe du monde subsister a quelque chose de réconfortant. Mais c'est bien à l'issue de la petite finale la plus prolifique de l'histoire que l'ancien attaquant du Stade de Reims a parachevé son œuvre d'une manière incroyable.
Alors qu'il avait égalisé en demi-finale face au Brésil, insuffisant toutefois pour contrecarrer les plans de Pelé (triple buteur en demie) et sa bande, Just Fontaine éparpille la RFA pour la troisième place : un quadruplé fou, une victoire 6-3, une médaille de bronze, et un record éternel.

L'Allemagne, si grand pays de Coupe du monde

Quatre couronnes mondiales (1954, 1974, 1990, 2014), quatre défaites en finale (1966, 1982, 1986, 2002) et cinq présences dans une petite finale (1934, 1958, 1970, 2006, 2010) : la régularité de l'Allemagne dans la compétition est dingue. La Mannschaft est évidemment le pays qui a le plus été présent dans ces matches pour la troisième place. Avec, donc, une seule défaite face aux Bleus de Just Fontaine.
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Deschamps aurait-il vraiment pu mieux faire ?

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Quand Français et Belges font durer le plaisir

Depuis 1934, une seule finale pour la troisième place a obligé les deux équipes à partir en prolongation. Nous sommes en 1986, au Mexique. Les Bleus de Michel Platini se sont, encore, cassés les dents sur l'Allemagne en demi-finale, quand la Belgique a été baladée par Diego Maradona, auteur d'un doublé. Et dans cette petite finale âpre et serrée, les voisins français et belges ont dû aller en prolongation avec l'égalisation belge de Claesen à un quart d'heure du terme. Finalement, Bernard Genghini puis Manuel Amoros inscrivent les buts décisifs, pour offrir la troisième place à l'équipe de France (4-2).

La Bulgarie n'était plus là

Après être venue arracher sa qualification pour la Coupe du monde 1994 au Parc des Princes face à David Ginola et l'équipe de France, la Bulgarie a brillé aux Etats-Unis, se payant par exemple l'Allemagne de Lothar Matthaüs en quart de finale. Et si Roberto Baggio (doublé) était trop fort dans le dernier carré, cela a sonné la fin de la concentration pour Hristo Stoïchkov et consorts. En petite finale, face à la belle Suède de Henrik Larsson, les Bulgares sont en roue libre et prennent quatre buts entre la 9e et la 39e minute ! 4-0, plus gros écart vu dans une petite finale de Coupe du monde.

Croatie, un pays de football est né

On ne sait pas vous, mais quand on pense à la petite finale de la Coupe du monde 1998 entre la Croatie et les Pays-Bas, il y a tout de suite une image qui nous vient : celle du sélectionneur croate, Miroslav Blazevic, sourire radieux, avec son képi, hommage à Daniel Nivel, gendarme français blessé par des hooligans allemands lors du quart de finale entre l'Allemagne et la Croatie. Il y avait le très beau symbole de ce képi, mais aussi, sportivement, la performance dingue de hisser la Croatie sur la troisième marche d'une Coupe du monde.
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Une équipe bis contre l'Angleterre ? "Konaté a raison, on ne peut pas avoir un double discours"

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Trois ans avant, à peine, la Croatie, indépendante depuis 1991, sortait d'une guerre terrible. Une médaille de bronze équivalente à bien plus que ça. Avec en plus une victoire sur des Pays-Bas qui ne s'étaient jamais remis de leur élimination en demi-finale, aux tirs au but, par le Brésil, avec des échecs de Cocu et Ronald De Boer. L'histoire raconte que plusieurs joueurs de l'équipe de France avaient été satisfaits de voir le Brésil s'opposer à eux en finale, craignant bien plus les Oranje...

Hakan Sukur n'avait pas le temps

Turquie - Corée du Sud : a-t-on déjà assisté à une finale pour la troisième place plus improbable dans l'histoire de la Coupe du monde ? Franchement, pas sûr. D'un côté, une Turquie battue 1-0 par le Brésil de Ronaldo ; de l'autre, la Corée du Sud, co-organisatrice de la compétition avec le Japon, qui a dû stopper son parcours fou face à l'Allemagne, victorieuse 1-0 également sur un but de Michael Ballack. On ne refera pas le fil de ce Mondial 2002 de la Corée du Sud, mais souvenez-vous des éliminations de l'Italie sur un but en or et de l'Espagne aux tirs au but... Et qui dit affiche improbable, dit événement improbable.
La Corée du Sud engage et la défense, à l'image de Hong Myungbo, n'a pas encore passé la première. Sukur récupère le ballon après un pressing d'Ilhan Mansiz et conclut du gauche. 10,8 secondes ! Le but le plus rapide de l'histoire de la Coupe du monde. Il succédait à Vaclav Masek, le Tchécoslovaque, auteur, en 1962, d'un but après quinze secondes face au Mexique. Depuis 2002, le but qui s'est approché le plus de ce record de rapidité a été l’œuvre de Clint Dempsey pour les Etats-Unis, en 2014, avec une réalisation inscrite après trente secondes de jeu. Petit joueur.

Uruguay-Allemagne, haletant jusqu'au bout

Dans l'histoire de cette petite finale qui ne laisse absolument aucun souvenir chez personne, ou presque, cet Uruguay-Allemagne 2010 a quelque peu sublimé ce moment de la finale pour la troisième place. Frustrés par l'Espagne, future championne du monde, et les Pays-Bas, en demi-finales, Allemands et Uruguayens se lâchent et offrent l'une des meilleures petites finales de l'histoire.
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"Il faut s'appuyer sur des joueurs qui auront des choses à prouver... à Zidane"

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Thomas Müller ouvre les hostilités (19e), Edinson Cavani égalise (28e), Diego Forlan, d'une superbe volée, croit donner la victoire à l'Uruguay (51e). Mais l'Allemagne va tout renverser, par Jansen (56e), et surtout Sami Khedira pour donner la victoire à Miroslav Klose et consorts.

L'Angleterre n'a jamais gagné une petite finale

Alors que l'équipe de France a fait deux (1958 et 1986) sur trois (défaite en 1982 face à la Pologne), l'équipe d'Angleterre est, elle, toujours tombée du podium à l'issue d'un match pour la troisième place. En 1990, battus aux tirs au but par l'Allemagne dans le dernier carré, avec notamment une tentative ratée de Chris Waddle, les Britanniques se présentent face à l'Italie, déconfite depuis sa défaite à domicile devant l'Argentine de Diego Maradona en demi-finale (également aux tirs au but). Facile pour les Anglais d'enfoncer le pays hôte ? Pas du tout.
Grâce à Roberto Baggio et Salvatore Schillaci - qui finit meilleur buteur de la Coupe du monde avec ce but -, la Nazionale monte sur le podium. Rebolote en 2018. Renversée par la Croatie après avoir décidé d'arrêter de jouer (ça ne vous rappelle pas quelque chose ?), l'Angleterre doit encore se contenter d'une petite finale, sans espoir d'enfin succéder à la troupe de Bobby Charlton, championne du monde en 1966. Face à la Belgique, évidemment défaite par les Bleus de Samuel Umtiti, les Anglais se font très vite prendre à la gorge par un but de Thomas Meunier (4e), et Eden Hazard et consorts montent sur un podium de Coupe du Monde, le meilleur résultat de l'histoire des Diables Rouges.
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