Le Top des matches des Bleus en Coupe du monde (du 10e au 1er) : sommets et vertiges

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Avant France - Sénégal et son entrée dans ce Mondial 2026, l'équipe de France a disputé 73 matches de Coupe du monde. De France - Mexique 1930 à France - Argentine 2022, les Bleus sont passés par tous les états. Et nous aussi. Voici notre classement subjectif des matches marquants (ou moins) des Bleus depuis près d'un siècle. Dernière partie. Le Top 10.

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10e : France - Argentine 4-3 (2018) - Huitième de finale
Une ambiance de corrida, un stade rempli d'Argentins et le plus beau match de la Coupe du monde 2018. Sept buts, une course-poursuite infernale, l'acte de naissance de Kylian Mbappé en équipe de France et la demi-volée magique de Benjamin Pavard. Cette victoire légendaire lance véritablement la campagne victorieuse de Russie. Ce jour-là, le destin des Bleus de Didier Deschamps bascule vers l'irrationnel et l'esprit de révolte de Kazan nourrira ce collectif jusqu'au sacre de Moscou.
9e : France - Espagne 3-1 (2006) - Huitième de finale
Entre des Bleus à la peine et une Espagne grande favorite du tournoi, le duel semble déséquilibré. Alors que toute la presse espagnole met déjà Zinédine Zidane à la retraite, les Bleus, pourtant menés et dans les cordes, renaissent dans le sillage d'un intenable Franck Ribéry. Ce France - Espagne est le véritable acte de naissance d'une aventure certes inachevée mais si flamboyante. L'Espagne est renversée et la France replonge, huit ans après, dans l'euphorie.
8e : France – Brésil 1-0 (2006) - Quart de finale
Le meilleur match de Zidane en Coupe du monde. Ce jour-là, c'est un récital qu'offre le maître ZZ devenu, l'espace de 90 minutes, plus brésilien que les Brésiliens. C'est lui qui offre à Thierry Henry le seul but du match. Les champions du monde, impuissants face à la maîtrise absolue de Zidane et à la solidité de l'édifice français, sont à la porte. Les Bleus continuent de rêver.
7e : France - Croatie 2-1 (1998) - Demi-finale
En 142 sélections, Lilian Thuram n'a marqué que deux buts avec les Bleus. Deux buts inscrits le même soir. Deux buts qui valent de l'or dans l'histoire de l'équipe de France, pourtant mal en point au retour des vestiaires ce 8 juillet 1998 avec l'ouverture du score croate concédée sur un mauvais alignement de... Lilian Thuram. Mais en 22 minutes, le Parmesan se fait justice lui-même avant de finir genoux à terre, le doigt sur la bouche : un geste pour l'éternité.
6e : France - Croatie 4-2 (2018) - Finale
Match illisible à la mi-temps duquel la France avait marqué plus de buts qu'elle n'avait tenté de tirs, mais immense bonheur éternel au coup de sifflet final, alors que le déluge s'abattait sur Moscou : ce dimanche 15 juillet, les Bleus de DD ont fait le dos rond puis vaincu la Croatie à l'usure, avec une seconde période bien plus accomplie. Une victoire 4-2 et une deuxième étoile sur le maillot. Fantastique.
5e : France - Italie 1-1 (3-5 t.a.b.) (2006) - Finale
Une panenka, un coup de boule et un tir au but sur le poteau. La France passe à quelques centimètres d'une deuxième étoile mais l'aventure s'achève aux tirs au but et face à l'Italie. Double peine. Cette finale au couteau ne se joue à rien et, évidemment, l'expulsion de Zidane sur un furieux coup de sang en prolongation pour le dernier match de sa carrière ressemble à l'épilogue d'une tragédie grecque. La France bute sur la dernière marche pour la première fois de son histoire. À l'Olympiastadion, dans un soir de tristesse et après le seul raté de David Trezeguet lors de la séance de tirs au but, la France dit adieu à ZZ et au revoir à un deuxième titre mondial. Terrible.
4e : France - Brésil 1-1 (4-3 t.a.b.) (1986) - Quart de finale
Le ballon est-il sorti une fois de l'aire de jeu ce 21 juin 1986 ? On exagère à peine. Ce France - Brésil de Guadalajara, avant l'autre, douze ans plus tard, est une référence absolue. Un match total disputé en plein cagnard. Une symphonie footballistique à nulle autre pareille. Et, au final, un crève-cœur pour ce Brésil à peine moins flamboyant qu'en 1982. Les Auriverde auraient pu, auraient dû gagner ce match. Il n'en a rien été. Parce que Platini, le jour de son 31e anniversaire, a répondu à Careca. Ce fut le dernier but tricolore de Platoche, qui rata un tir au but lors d'une séance épique. Joël Bats, déjà auteur d'un arrêt sur un penalty de Zico et d'un match légendaire sur toute la ligne, et Luis Fernandez, dernier tireur, resteront les grands héros du jour. Pour toujours.
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3e : France – Argentine 3-3 (2-4 t.a.b.) (2022) – Finale
La finale des finales de Coupe du monde. Soirée monumentale et crève-cœur historique pour les Bleus, qui ont longtemps flirté avec le néant avant de s’arrêter à deux doigts du firmament. Complètement absents des débats durant la quasi-totalité du match, ils sont réveillés sur deux coups de patte de Kylian Mbappé, double buteur en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. La suite, c’est une prolongation irrespirable, Mbappé qui répond une nouvelle fois à Lionel Messi, et Randal Kolo Muani qui passe à un cheveu d’entrer au Panthéon du sport français. On ne s’étendra pas sur la séance des tirs au but qui a suivi. Un rêve est passé. Le souvenir, douloureux, subsiste. À jamais.
2e : France - RFA 3-3 (4-5 t.a.b.) (1982) - Demi-finale
Possiblement le plus grand match de l'histoire de la Coupe du monde. Le sommet émotionnel ultime pour la France. 8 juillet 1982. La France en demi-finale de la Coupe du monde, face à la RFA et toute la symbolique de telles retrouvailles. L'agression de Schumacher sur Battiston, la barre d'Amoros dans le temps additionnel, la France qui mène 3-1, la joie ultime de Gigi, la dramaturgie des tirs au but. Un rêve passe pour la bande à Platini. Mais quelle immense nuit sévillane. Inoubliable.
1er : France - Brésil 3-0 (1998) - Finale
12 juillet 1998. La France entière sait ce qu'il s'est passé ce jour-là. Les Français savent ce qu'ils faisaient en ce dimanche béni. Ce n'est pas un match, mais un morceau de l'histoire de France. Le 12 juillet 1998, un rêve devenu réalité grâce à un homme qui ne rêvait pas, lui, mais avait une ambition : Aimé Jacquet. C'est l'histoire d'un groupe qui est parvenu à ses fins en gardant le meilleur pour la fin, justement. France - Brésil, il n'y avait rien de mieux pour aller décrocher la lune. Les Bleus l'ont fait, grâce à deux coups de tête du premier d'entre eux, Zinédine Zidane, et une belle cerise sur un majestueux gâteau, déposée par Emmanuel Petit. Ce 12 juillet-là est devenu éternel. Comme ceux qui l'ont rendu possible. Merci, encore.
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