"Notre équilibre, notre guide, notre leader" : Lionel Messi a encore été l'artisan magnifique du réveil de l'Argentine face à l'Egypte (3-2)

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Lionel Messi a une nouvelle fois été l’homme du réveil argentin, mardi soir, au moment où son Albiceleste était menée deux buts à rien, au bord du gouffre, après avoir lui-même manqué un pénalty. D’un centre parfait pour Cristian Romero, puis d’une volée magnifique, Messi a mené les siens vers un succès miraculeux pour franchir les huitièmes. De justesse. Ou de Messi.

Lionel Messi porté en triomphe après la victoire de l'Argentine contre l'Egypte.

Crédit: Getty Images

Il fallait plus qu'un homme pour réveiller cette Argentine. Apathique, malmenée, et menée, simplement (0-1, 15e), puis doublement (0-2, 67e). L'enfer qui s'annonçait a débouché sur Messi. Qui d'autre, dira-t-on. À juste titre. Plus meilleur buteur de l'histoire du Mondial que jamais (21 buts), le lutin de Rosario a été l'homme du réveil de l'Argentine. Après avoir été celui de son trou noir, en début de match, à l'image d'un pénalty détourné qui aurait pu lui couter cher (21e). C'est finalement de son pied gauche qu'a jailli un centre parfait vers la tête de Cristian Romero, en fin de match, pour la réduction du score (1-2, 79e). Puis une volée sèche, à bout portant, toujours du gauche, pour punir le malheureux Mostafa Shobeir, inutilement placé sur la trajectoire du tir de l'égalisation (2-2, 83e). À la suite d'un centre de Messi, bien sûr. 
Entre-temps, il était passé tout près de signer une passe décisive dont lui seul a le secret. 81'40. Messi, à droite du terrain, collé à la ligne de touche, s'empare du ballon. Sur sa première touche, toujours aussi létale, même après 39 ans de rodage, il élimine un premier défenseur. Puis un deuxième, un peu plus loin, à l'entrée de la surface. Avant de servir Lautaro Martinez en retrait, trouvé, mais trop court pour redresser suffisamment son coup de tête vers les filets. Une minute plus tard, Messi a marqué. L'Argentine a égalisé. Le match avait tourné.

L'Argentine ballottée, Messi libère

Ses coéquipiers se sont chargés du reste. En dix secondes dans la deuxième minute du temps additionnel, Julian Alvarez a téléporté le ballon des pieds égyptiens, dans la surface d'Emiliano Martinez, à ceux d'un autre Martinez, Lautaro celui-ci, projeté en contre vers le but égyptien. Le centre de l'Intériste, comme téléguidé, au milieu d'une défense trouée de toutes parts, atterrissait sur la caboche d'Enzo Fernandez. Héros d'un soir (3-2, 90+2e), et d'un peuple. Juste derrière Messi. 
C'en était trop pour lui. Au coup de sifflet final, celui qui vit à Miami, mais vient d'illuminer Atlanta, n'a pas su (ni cherché à) retenir ses larmes. Père de famille, héros de tout un pays, déjà, Messi en voulait encore, à le voir se prendre la tête entre les mains, lever haut ses deux poings, serrés comme l'exploit qu'il venait de parachever. Tous, depuis le banc, et de chaque côté du 4-4-2 balloté de Lionel Scaloni, sont venus saluer leur capitaine-courage. Sans se tromper sur l'identité de celui qui les a sauvés, mardi soir, pour les qualifier en quarts de finale de cette Coupe du monde 2026. Où ils iront, tous, affronter le vainqueur du duel entre Suisses et Colombiens, qui s'expliqueront un peu plus tard, dans la soirée de mardi. 
Je lui ai laissé ce moment pour qu'il en profite, il l'avait mérité
Avant de rejoindre Messi. Qui est "notre équilibre, notre guide, notre leader", dixit Lautaro Martinez après la rencontre. "De le voir ému comme ça aujourd'hui, à la fin… Je lui ai laissé ce moment pour qu'il en profite, parce qu'il l'avait mérité. Nous allons continuer à tout donner pour lui. Franchement, il n'y a plus beaucoup de mots pour le décrire. En Coupe du monde, il est toujours impressionnant. Nous, nous essayons de l'aider, de l'accompagner, d'être à ses côtés à chaque instant. Nous le remercions aussi pour ce qu'il fait pour nous, pour ce qu'il est, pour son exigence à l'entraînement. C'est une légende du football et de l'histoire."
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Lionel Messi.

Crédit: Getty Images

"Je ne peux pas vous regarder dans les yeux, pleurait encore Scaloni à Telemundo. Je suis désolé, il y a trop d'émotions. Quel groupe de joueurs. C'est tout, je dois y aller, désolé." Les louanges viennent, et continueront à venir. Les doutes, aussi, à propos de cette Argentine, mais pas autour de lui. Au contraire de Cristiano Ronaldo et de Neymar, tous deux éliminés coup sur coup, en huitièmes de finale. Dont on pointe la responsabilité. Pas Messi. Que l'on porte en héros, lui. Que Zlatan Ibrahimović appelait "animal", en après-match, sur Fox Sports. "Personne ne peut s'approcher de lui, il a résisté et il est revenu. Ce qu'on a vu aujourd'hui, c'est la bête que l'on a été habitués à voir, et que l'on voit encore. Souvenez-vous : il a gagné la Coupe du monde, le Ballon d'Or, et de nombreux autres titres, il a tout gagné. Regardez sa carrière : il a tout gagné. Et il se bat." Encara Messi. 
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"Le plus grand en Ligue des champions mais absent du top 20 en Coupe du monde" : le paradoxe Ronaldo

Video credit: Eurosport


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