Coupe du monde 2026 - Après l'élimination du Brésil face à la Norvège : La Seleçao, le mythe n'est plus

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Sevré de titre depuis 2002, le Brésil continue de buter dans sa quête de retour au premier plan. Éliminée dès les 8es de finale ce dimanche par la Norvège, la Seleçao confirme qu'elle n'appartient plus à une élite. Pire, elle n'a plus de style à elle et de cracks alléchants. Son déclin s'étire et ses ténors s'épuisent.

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Tout le monde joue les surpris mais personne ne l'est totalement. Ce dimanche, la nation la plus titrée de l'histoire de la Coupe du monde a quitté la scène avant même la fin des 8es de finale, balayée par sa propre maladresse et par la force d'un géant qui tracte un pays entier sur ses épaules.
Instantanément, ou presque, O Globo, l'un des médias les plus influents du pays, a dégainé sa nécrologie : les stats historiques, les quatre entraîneurs en quatre ans, les 96 joueurs convoqués en quatre ans, les six éliminations de rang face aux nations européennes et la suite pour Ancelotti. On a connu débâcle bien moins préparée et c'est presque avec la force de l'habitude que le pays du futebol a quitté la compétition reine.

De Zidane à Haaland, du quatuor de 2006 à celui de 2026

France, Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Croatie, Norvège : le pedigree de ses bourreaux raconte un long déclin et un nouvel ordre mondial où la Seleçao est un ancien à respecter pour son histoire, presque par politesse, plus que par crainte. Du festival de Zidane à celui d'Haaland, vingt ans d'une chute vertigineuse, du quatuor Ronaldo-Ronaldinho-Adriano-Kaka à Rayan-Martinelli-Vinicius-Cunha.
Le crépuscule du Brésil s'explique d'abord par sa perdition à la formation. Le seul crack Neymar, quoiqu'on puisse penser de sa carrière, de ses choix et de son niveau d'aujourd'hui, ne suffit pas à masquer le vide intersidéral d'une nation qui irrigue le foot mondial encore aujourd'hui mais qui a vu l'Ile-de-France devenir le vrai foyer de pépites mondiales. L'uniformisation du jeu, sa sacro-sainte efficacité – et la disparition du mythique N°10 dans les schémas d'aujourd'hui – a fait disparaître le "jogo bonito" et ses artistes.
Son âme aspirée, la Seleçao n'a cessé de décevoir. Mais surtout de naviguer à vue. En allant chercher Carlo Ancelotti, la fédération brésilienne pensait sans doute retrouver une forme de cohérence. Un an de travail méthodique pour tourner la page Neymar pour finalement retomber dans le piège à l'heure de sélectionner ses soldats : l'Italien aussi aura des explications à donner à l'heure d'expliquer ce choix. La situation était-elle si désespérée collectivement pour croire aux fulgurances d'un astre mort footballistiquement ?
Les mots de Marquinhos, seul à assumer après l'énième désillusion, ressemblent à un énième passage de témoin. Et d'un énième reset. Casemiro, Marquinhos, Neymar : ces espoirs fringants sont devenus des ténors épuisés, rincés par ces humiliations à répétition et cette pression inhérente à ce maillot jaune, mythique. Pour cette édition 2026, Nike avait d'ailleurs choisi un modèle plus pâle. Tristement prémonitoire.
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