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"L'incident est clos"
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Publié 25/05/2006 à 17:30 GMT+2
Raymond Domenech est revenu sur le coup de sang de Grégory Coupet. Pour le sélectionneur de l'équipe de France le gardien lyonnais "a craqué", mais le problème est désormais réglé. Jeudi matin, Coupet, souriant, a pris part à la séance d'entrainement, en
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"Il n'y a plus de souci. Le problème est réglé ." Raymond Domenech ne devait pas participer à la conférence de presse prévue jeudi en début d'après-midi, à Tignes. Mais le sélectionneur ne pouvait faire l'économie d'une mise au point après l'incident de la veille. Oui, Grégory Coupet a eu un coup de sang en quittant les Bleus pendant un peu moins d'une heure. Oui, il y a bien eu une vive explication entre le patron des Bleus et le portier de l'Olympique Lyonnais, qui vit mal son statut de doublure de Fabien Barthez. Mercredi soir, l'encadrement de l'équipe de France avait pourtant nié l'évidence.
Brièvement, Domenech a donc fait le point. A sa façon. Laconiquement. "Je suis ici pour faire le point sur l'affaire que vous avez commenté, a-t-il expliqué. On a eu un incident, effectivement. Grégory Coupet, à un moment, a craqué. Il a craqué comme on peut tous craquer. Ça peut arriver comme ça peut arriver quand on est sous pression, au haut niveau. Ce n'est pas facile. On peut le comprendre. Ça a duré une heure, en tout et pour tout. On a eu une explication. Et il est reparti sur les bases qu'on connaît, c'est-à-dire d'être un très grand gardien. "
Coupet acclamé
Circulez, il n'y a plus rien à voir. Après une journée particulièrement agitée, le calme était donc de retour jeudi à Tignes. En apparence, au moins. Trois heures avant le point presse du sélectionneur, Grégory Coupet était présent à l'entrainement avec ses camarades de l'équipe de France. Comme si de rien n'était. Comme si le psychodrame de la veille, qui a bien failli tourner au clash irrémédiable, n'avait pas existé. Une séance comme les autres, ou presque, débutée à 10h20 sous la direction de Bruno Martini et Fabrice Grange, les deux entraineurs responsables du poste.
A son arrivée sur le terrain, visiblement détendu, Coupet échange quelques mots avec Mickael Landreau, le troisième gardien tricolore. Une heure plus tard, fin de l'entrainement. Le champion de France s'arrête alors devant des supporters de l'équipe de France, se prêtant, sourire aux lèvres, à une petite séance d'autographes. Les journalistes présents lui demandent de réagir aux évènements de mercredi. Pas un mot. Coupet s'éclipse et remonte dans le bus des Bleus. Les fans, eux, se mettent à scander son nom...
Silvestre: "L'abcès est crevé"
Pendant ce temps, Fabien Barthez poursuit son entrainement. Seul. Il ne semble alors plus se ressentir de sa douleur au mollet gauche, qui l'avait contraint à renoncer à l'ascension du glacier de la Grande-Motte, comme ses 22 coéquipiers. Comme son camarade Coupet, Barthez va donc beaucoup mieux. Sans rire, Raymond Domenech a même loué l'extraordinaire ambiance qui règne au sein du groupe. "Il se passe vraiment quelque chose entre les joueurs", assure-t-il. Reste à savoir quelles seront les séquelles de ce qu'il est difficile de considérer autrement que comme un grave incident dans la vie du groupe. Combien de temps tiendra cette tranquillité de façade?
A en croire Raymond Domenech, et à écouter ses joueurs, l'incident n'e nuira pas à l'unité de l'équipe. Mikaël Silvestre affirme même avoir appris la nouvelle seulement jeudi matin. "Je ne suis pas surpris, assure le Mancunien. L'abcès a été crevé, les choses de la vie reprennent leur cours, a jugé le défenseur de Manchester United. On a besoin de Grégory Coupet. Il a une très bonne personnalité. C'est bien qu'il soit encore ici, c'est positif." Pragmatique, Lilian Thuram juge même positif que ce clash soit intervenu "si tôt". Une manière d'admettre qu'il était inévitable...
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