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On respire !

On respire !
Par Eurosport

Le 24/06/2006 à 10:00Mis à jour

La France a réussi son pari : marquer deux buts face au Togo (2-0), à Cologne. Après avoir souffert face à un incroyable Agassa en première période, ils ont fait la différence en cinq minutes après la pause pour accrocher la 2e place du groupe. Place déso

FRANCE - TOGO : 2-0
Buts : Vieira (55e) et Henry (60e)

Certes il n'y avait pas photo entre le niveau des deux équipes. Mais on a longtemps tremblé face à tant de maladresse et de malchance jusqu'à la libération de Vieira. La France a finalement chassé les fantômes de 2002. Au terme d'une soirée crispante, les Bleus ont réussi à remporter leur premier match de Coupe du monde depuis la finale de 1998. Pourtant, c'est sans Zidane, suspendu et présent dans les vestiaires pour suivre la rencontre, qu'ils ont du forcer leur destin. Mais le 4-4-2 mis en place par Raymond Domenech a livré de belles promesses : des côtés qui apportent de la vitesse avec Malouda et surtout Ribéry, des latéraux qui montent souvent (Sagnol et Silvestre) et des attaquants gavés de ballons. Seule ombre au tableau, un manque de réalisme devant le but à l'image d'un David Trezeguet frustré en première période par un incroyable Kossi Agassa.

Première période : Trezeguet impuissant

La machine à centrer a pourtant fonctionné à plein régime (15 centres sur cette seule première période). Sagnol pour Henry (15e). Silvestre pour Trezeguet (21e). Mais toujours sans réussite. Les Français poussent, parfois au bord de la rupture. Peu inquiété, Barthez doit tout de même sortir deux arrêts décisifs sur des contres rondement menés par Senaya (9e) puis Salifou (28e). Le jeu plus direct des Eperviers aurait même pu être payant mais Adebayor, servi à second poteau, ne trouve que le petit filet (12e). Pourtant, les Bleus ne parviennent à se mettre à l'abri alors qu'un seul but suffirait à leur bonheur après l'ouverture du score de la Suisse face à la Corée du Sud.

Seconde période : Vieira libère les Bleus

Au retour des vestiaires, on se demande si les Français pourront tenir ce rythme 90 minutes. A trop attaquer, les Bleus se sont-ils fatigués ? Une nouvelle frappe complètement ratée de Ribéry, parfaitement servi par Malouda, laisse craindre une baisse de régime (53e). On commence même à craindre le pire fiasco de l'histoire du football français. Mais la nouvelle coqueluche du football français chasse les doutes et se rattrape quelques minutes plus tard en trouvant Vieira au point de penalty. Impérial au milieu de terrain, le capitaine d'un soir ouvre le compteur des Bleus d'une belle frappe enveloppée (56e, 1-0). Libérée, la France ne laisse pas le Togo reprendre ses esprits. Après une première tentative (58e), Thierry Henry profite d'une belle déviation de l'incontournable Vieira pour enfoncer le clou après avoir enroulé son défenseur (60e, 2-0).

L'HOMME DU MATCH : Patrick Vieira

Patrick Vieira pouvait-il rêver meilleur scénario ? Le jour de ses 30 ans et de sa 90e sélection, brassard de capitaine au bras, il a sorti la France d'un mauvais pas. Buteur (55e) puis passeur pour Henry (61e), le milieu de la Juventus a rendu une copie parfaite grâce à une activité inlassable. Raymond Domenech a eu le nez creux en déclarant que Vieira serait l'un des hommes fort de cette Coupe du monde lorsque celui-ci était au coeur des critiques. Face au Togo, il est au moins redevenu un maillot essentiel de l'équipe de France où il rayonne depuis son replacement dans l'axe face à la Corée du Sud.

LA DECLA : William Gallas

"J'ai cru qu'on allait sortir, qu'on allait être éliminés de la compétition. On a les occasions, mais le football est malheureusement parfois incompréhensible. On savait que c'était très important pour nous de gagner, on l'a fait. Cela n'a pas été évident. Parfois, dans le foot, cela passe difficilement. On aurait préféré se qualifier avec deux victoires. C'est vrai qu'à la mi-temps on s'est posé des questions. On s'est dit que le gardien togolais allait tout arrêter. Mais bon, le plus important, c'est d'avoir gagné. Maintenant, on arrive en huitièmes de finale, cela n'a rien à voir. On entre vraiment dans la compétition".

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