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Dacourt: "Aucun complexe"
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Publié 10/10/2003 à 08:30 GMT+2
Olivier Dacourt sera titulaire face à Israël, samedi au Stade de France. L'occasion pour le milieu de la Roma de faire le point sur sa vie en Bleu. Au programme : son association avec Pedretti, son statut en équipe de France, son but en Slovénie et le pro
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Olivier Dacourt, vous allez débuter samedi contre Israël. Heureux ?
Oui, si je débute vraiment. Moi, pour l'heure, on ne m'a encore rien dit. Avec les absences de Pat (Ndlr: Patrick Vieira) et Maké (Ndlr: Claude Makélélé), il reste Benoït (Ndlr : Pedretti), Ousmane (Ndlr: Dabo) et moi. Sachant que le coach a un système à deux récupérateurs, il y a de grandes chances pour que je joue.
Comment ça se passe avec Benoît Pedretti, avec qui vous devriez être associé à la récupération ?
On apprend à se connaître. C'est un jeune joueur très doué et talentueux. Dans le jeu, il va un peu moins devant le but que moi. Notre association a plutôt bien fonctionné à la Coupe des Confédérations, puisqu'il y a eu victoire à l'arrivée.
Vous avez 29 ans et lui seulement 22. Dès lors, Jacques Santini vous demande-t-il de prendre les choses en main sur le terrain ?
Non. Vous savez, il n'est pas capitaine de Sochaux pour rien, c'est quelqu'un qui emmagasine les choses rapidement. Durant la Coupe des Confédérations, c'est vrai que je lui ai donné quelques conseils pour qu'il se fasse moins mal dans l'engagement et pour qu'il évite d'être trop gentil. Après Santini ne m'a pas donné de consignes particulières par rapport à lui. Aboyer c'est dans ma nature. Je n'aime pas perdre, je suis un gagnant.
Justement, comment vous placez vous par rapport à Vieira et Makélélé, les habituels titulaires ?
Je ne fais aucun complexe d'infériorité. C'est vrai que Maké et surtout Pat ont plus de sélections au compteur. Après, on a beau être amis, je ne leur ferai pas de cadeau. On est cinq pour deux postes. Moi la concurrence, je connais ça. A la Roma, il faut se battre à chaque entraînement pour avoir sa place le dimanche. Et puis, contrairement à Maké, moi j'ai déjà marqué en bleu (rires).
Une belle surprise ce but face à la Slovénie, non ?
Comme il m'arrive rarement de marquer, c'était un sentiment encore plus fort. J'avais prévu de faire un truc avec Titi (Ndlr: Thierry Henry) si je marquais. Et quand ça m'est arrivé, j'ai complètement oublié. Je devais m'arrêter, rester fixe. Et finalement, ça a été tout le contraire.
La France a l'occasion de réussir un sans-faute face à Israël. Un challenge intéressant ?
C'est un beau défi. En plus, Israël reste un mauvais souvenir pour la France (Ndlr: défaite 3-2 au Parc des Princes lors des éliminatoires pour le Mondial 94). On va essayer d'effacer tout ça. Mais c'est sûr qu'il y aura moins de pression, car on est déjà qualifié pour l'Euro.
Etre absent à l'Euro, vous y pensez ?
Vous savez j'ai déjà connu quelques déceptions dans ma carrière. Ça en ferait une de plus. Mais effectivement, oui ce serait une grosse désillusion. Disons que la Coupe des Confédérations m'a fait franchir un pallier en bleu. Cette compétition a permis aux gens de me connaître un peu plus. Après, on verra. Quoi qu'il arrive, la vie continue...
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