Les deux font la paire

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Bastian Schweinsteiger et Lukas Podolski sont les deux fers de lance de l'Allemagne, qualifiée pour la finale de l'Euro. Irrésistibles en sélection, discrets en club, ils suivent une trajectoire commune qui pourrait mener la Nationalmannschaft sur le toit

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Crédit: Eurosport

PRIME A LA FRAICHEUR
Pas vraiment un paradoxe, plutôt une conséquence directe. Lukas Podolski n'a été titularisé qu'à huit reprises cette saison en Bundesliga sous le maillot du Bayern Munich. Son coéquipier Schweinsteiger ? Dix-neuf. Les deux hommes ont connu une saison délicate. Un but pour "Schweini", cinq pour "Poldi". Des statistiques faméliques. Mais les deux jeunes Allemands ont abordé l'Euro avec rage et appétit pour prouver que leur saison relève de l'accident. "Les deux dernières années n'ont pas été faciles à Munich, je n'ai pas joué autant de matches que je le voulais mais, depuis le début du stage de préparation à Palma de Majorque, je n'y pense pas, je me concentre sur le tournoi", confirme Podolski. Surtout les deux hommes ont abordé l'Euro dans un état physique irréprochable, épargnés par les cadences infernales des compétitions à rallonge. La fraîcheur de ses deux milieux offensifs est un vrai plus pour la Nationalmannschaft.
LES SYMBOLES DE LA NATIONALMANNSCHAFT
Lukas Podolski et Bastian Schweinsteiger entretiennent une relation toute particulière avec leur sélection. Leur avènement sur la scène internationale a eu lieu pendant la Coupe du monde 2006. Ils ont symbolisé le nouveau visage de l'Allemagne emmenée par Jürgen Klinsmann. Cette Nationalmannschaft résolument séduisante car portée vers l'avant. Sa qualification pour les demi-finales est venue confirmer son énorme potentiel. Podolski, alors attaquant du FC Cologne, tout juste promu en Bundesliga, s'est invité au banquet international. Associé en attaque à Miroslav Klose, il avait marqué trois buts en même temps que les esprits. Depuis, à seulement 23 ans, il compte déjà 28 buts en 52 sélections (!).
Et alors qu'en club, l'attaquant d'origine polonaise a toujours eu du mal à concrétiser les espoirs semés en sélection, il a sans cesse répondu présent sous le maillot frappé de l'Aigle. Et toujours eu les faveurs de Klinsmann ou Löw. "Je me sens toujours très bien avec l'équipe nationale, où je sais que j'ai la confiance de l'encadrement et du sélectionneur, c'est peut-être cela la recette de mon succès", a-t-il confirmé. Schweinsteiger a connu un peu le même parcours. Le "petit fiancé de l'Allemagne" compte déjà 53 sélections et 13 buts à seulement 23 ans. Des performances de choix qu'il ne parvient pas toujours à rééditer en club.
UNE REORGANISATION TACTIQUE A LEUR AVANTAGE
En début de compétition, Löw était bien décidé à imposer Klose et Gomez en pointe de sa sélection. Mais comme le sélectionneur allemand ne voulait pas se passer de Podolski, il décidait de l'aligner dans un nouveau rôle : celui d'ailier gauche. Cinq matchs, deux passes décisives et trois buts plus tard, "Poldi" s'est imposé comme l'arme offensive numéro 1 des finalistes allemands. Sa vitesse, sa justesse dans la dernière passe et son réalisme devant le but l'ont imposé comme une évidence. Bastian Shweinsteiger n'a pas connu la même réussite en début d'Euro. D'abord sur le banc, il a connu une entrée mouvementée contre les Croates, marquée par une expulsion. La suite fut d'un tout autre calibre. Profitant du réajustement tactique de Löw en 4-3-2-1, parfait pendant de Podolski côté droit, il a pesé de tout son poids en quart et en demi-finale. Auteur de deux buts et autant de passes décisives. Face au Portugal (3-2) puis à la Turquie (3-2), il fut sans conteste l'élément offensif le plus en vue de l'Allemagne. Sa seconde partie de tournoi a permis à l'Allemagne de poursuivre sa quête de titre. Et une nouvelle fois dimanche, Podolski et Schweinsteiger pourraient bien ouvrir à la Nationalmannschaft le chemin du succès. Et du sacre.
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