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Ribéry: "Gagner l'Euro"

Ribéry: "Gagner l'Euro"
Par AFP

Le 24/05/2008 à 07:35Mis à jour

Après une saison époustouflante avec le Bayern Munich, Franck Ribéry espère conclure en beauté avec un titre de champion d'Europe. Le milieu offensif de l'équipe de France donne son point de vue sur la liste élargie et évoque son positionnement sur le ter

FRANCK RIBERY, ce fut une saison dingue pour vous: vous avez eu le temps de souffler?

F.R. : Non, pas trop. J'ai fini samedi dernier. Après, je suis passé dans ma famille pendant deux-trois jours, ça a fait du bien.

C'est vrai qu'une saison comme la vôtre ne donne pas forcément envie de s'arrêter...

F.R. : C'est vrai, quand c'est comme ça, on a envie que ça continue: J'espère gagner l'Euro avec l'équipe de France, ce serait une très grande saison.

Si vous gagnez l'Euro, vous allez partir en courant avec le trophée comme vous l'avez fait avec la Coupe d'Allemagne?

F.R. : Non, cette fois, je vais essayer de le ramener chez moi! (rires)

Vous pensez quoi du groupe élargi?

F.R. : Il est important que le coach ait pu prendre 30 joueurs. Pour certains, la saison a été plus difficile que d'autres et si jamais il y a des pépins, de la fatigue, des blessures... Ce n'est jamais évident d'en écarter sept, qui vont devoir nous quitter. On aime tout le monde, ce n'est jamais facile à vivre pour le groupe. Mais on essaie de ne pas y penser, de vivre tous les jours avec de la fraîcheur, on rigole aux entraînements.

Vue la diversité de forme physique des joueurs, il y a des différences de traitement aux entraînements?

F.R. : On travaille, tout le monde pareil. Si certains sont un peu fatigués, ils vont voir le coach et lui disent.

En 2006, vous faisiez partie des surprises, là vous êtes un cadre...

F.R. : J'essaie de suivre les anciens, de faire la même chose qu'eux par la suite, de faire avec les nouveaux joueurs ce qu'ils ont fait pour moi. Mais ce n'est pas pour ça que je ne continue pas à vivre, à faire mes petites blagues. Moi, si j'ai pu me libérer, me lâcher en équipe de France, c'est parce que j'ai senti la confiance de l'équipe de France, de beaucoup de joueurs.

Les jeunes viennent vous demander des conseils?

F.R. : Non, les jeunes, ils ne me demandent pas de conseils. Mais il y a beaucoup de discussions. Je leur dis qu'il ne faut pas avoir peur, tenter des choses, jouer son jeu. Si on a peur, ça va mal se passer, on va être crispés, ce n'est pas bon.

Vous, vous n'avez jamais peur?

F.R. : Moi, honnêtement, je n'ai pas peur, j'ai un jeu où je me donne toujours à 100%.

Et vos relations avec Raymond Domenech, elles ont changé depuis 2006?

F.R. : De sentir la confiance du coach, ça aide beaucoup. Il me parle plus, me dit plus de choses, et ça me donne encore plus confiance en moi.

Au Bayern, vous jouez côté gauche: c'est transposable chez les Bleus, où vous avez commencé à droite?

F.R. : C'est le coach qui décide. Mais les derniers matches en Bleu, c'était rarement à droite, j'étais plutôt libre ou a gauche: ce sont deux positions où je me sens plus à l'aise, où j'ai plus de percussion. A droite, j'ai plus de difficulté. J'en ai déjà discuté avec le coach et il le voit que je suis bien quand je joue à gauche avec le Bayern Munich.

Arrivez-vous aujourd'hui à calculer vos efforts?

F.R. : Non, j'ai toujours du mal à calculer mes efforts sur un terrain, quand je suis sur un terrain je me donne à fond, c'est mon tempérament, depuis que je suis tout petit. L'envie, la gagne, la "gnaque", ç'est ça qui fait ma force.

C'était votre meilleure saison, au Bayern?

F.R. : Déjà, c'est une saison très complète. Il n'y a pas eu pour moi cette fois de période difficile, dans les mois de novembre-décembre, avec les terrains gras. Ca a été une bonne saison.

Vous avez tiré les penalties cette saison au Bayern: vous êtes prêt à la faire en équipe de France?

F.R. : Bien sûr. C'est quelque chose que j'ai envie de faire depuis cette saison au Bayern.

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