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Euro 2016 : Les Bleus reçus à l'Elysée, mais pas pour fêter la victoire

À l'Elysée, les Bleus faisaient grise mine
Par AFP

Le 11/07/2016 à 14:58Mis à jour Le 11/07/2016 à 15:31

EURO 2016 - Au lendemain de leur défaite contre le Portugal (1-0), les Bleus ont été reçus par François Hollande à l'Élysée ce lundi. Les visages étaient encore marqués par cette finale perdue.

La mine grise des lendemains de défaite, les Bleus, battus en finale de l'Euro-2016 par le Portugal dimanche (1-0 à après prolongation), ont été reçus à déjeuner lundi par le Président de la République François Hollande. Le chef de l'État a salué un par un les 23 joueurs, costumes bleus et chemises blanches, précédés sur le perron par leur sélectionneur Didier Deschamps et leur président de fédération Noël Le Graët.

La bise de Koscielny

Seul Laurent Koscielny s'est permis de faire la bise au chef de l'État. Les deux hommes sont liés par la ville de Tulle, d'où le défenseur est originaire et dont François Hollande a été maire. "Le samedi, pendant le marché, il faisait la bise à tout le monde. Voilà (le tutoiement et la bise) c'est resté", avait raconté le joueur d'Arsenal dans L'Équipe quelques jours avant le début du tournoi.

Vidéo - Bleus - La bise de Koscielny au président Hollande

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Les joueurs de l'équipe de France ont quitté lundi vers 12h30 leur hôtel du centre de Paris et sont arrivés vers 13h00 à l'Élysée, dans un cortège de berlines, des motards leur ouvrant la route.

Les joueurs étaient détendus en arrivant sur le trottoir devant le palais présidentiel, où des centaines de fans les attendaient massés derrière des barrières de sécurité de l'autre côté de la chaussée. Paul Pogba, star de la Juventus, arborait des lunettes de vue à montant or, diamants à l'oreille, tandis que Lucas Digne, défenseur de l'AS Rome, faisait tranquillement éclater sa bulle de chewing-gum.

Mais le coeur n'y était pas. Les joueurs de Didier Deschamps rêvaient d'apporter un quatrième titre majeur à la France après les Euros 1984 et 2000 et le Mondial en 1998. Meurtri par les attentats de 2015, plombé par des mois de conflits sociaux, le pays aurait pu vivre une parenthèse enchantée grâce à une victoire. Elle n'est finalement pas venue.

Laurent Koscielny et François Hollande

Laurent Koscielny et François HollandeAFP

"Relativiser"

Pas de nuit d'ivresse sur les Champs Elysées, ni même, probablement, de regain de croissance comme après la victoire française au Mondial 1998. Pas non plus sans doute "d'effet Euro" à espérer pour François Hollande, au tréfonds dans les sondages.

Le Portugal a brisé les illusions françaises sur un but en prolongation de l'attaquant de Lille, Eder (1-0 a.p.). La mégastar de la Selecçao et du Real Madrid, Cristiano Ronaldo, avait pourtant quitté le terrain sur une civière, en larmes, blessé dès la 25e minute au genou gauche.

André-Pierre Gignac a eu la balle de match, mais a trouvé un poteau sortant dans les arrêts de jeu du temps réglementaire. "APG" avait le visage fermé en serrant la main de M. Hollande.

"On avait envie de ramener ce moment de gloire au peuple français, c'est triste mais il faut relativiser notre défaite", a lâché le défenseur de Séville Adil Rami devant micros et caméras. Il est sorti en fin de matinée - et a été le seul Bleu à le faire - à la rencontre de supporters réunis devant l'hôtel pour échanger quelques mots avec eux et prendre la pose pour des selfies. Après cette rencontre avec le chef de l'Etat, les joueurs rejoindront leur lieu de vacances. Ils se retrouveront en sélection en septembre pour le début des qualifications pour le Mondial 2018.

Vidéo - Les Bleus accueillis à l'Élysée par le président

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