Deux matches, trois buts. Deux matches et déjà aussi bien qu'à l'Euro 2012 et qu'à l'Euro 2016. Cristiano Ronaldo n'est pas plus immortel que vous et moi mais il se rapproche un peu plus de l'éternité que nous. A 36 ans et des poussières, l'attaquant de la Juventus Turin reste un immense footballeur, une immense menace. La Hongrie peut en témoigner (0-3, doublé de Ronaldo). L'Allemagne aussi, même si les hommes de Joachim Löw ont eu le dernier mot (2-4, un but).
Avec Ronaldo, la France a souvent le dernier mot, également. Souvent, mais pas toujours. Le 10 juillet 2016 est là pour le rappeler. C'est au Stade de France que CR7 a connu le grand frisson avec son équipe nationale, lorsqu'il a remporté le Championnat d'Europe des Nations. Certes, la soirée fut douce-amère puisqu'il avait été forcé de quitter ses partenaires, en larmes, à la vingt-cinquième minute de la finale. Il avait terminé la soirée avec la banane, après avoir gesticulé devant le banc et joué les sélectionneurs-bis.
Euro 2020
Schick rejoint CR7 en tête mais est éliminé, Kane dans le coup : le classement des buteurs
03/07/2021 À 21:23
S'il n'y avait pas eu cette soirée éternelle, on pourrait affirmer sans trop de mal que les Bleus sont la bête noire de l'ancien joueur du Real Madrid. Six fois, il a croisé les Tricolores. D'un soir de demi-finale de Coupe du monde perdu à Munich en 2006 (0-1) à une dernière défaite, sur le même score, à Lisbonne en novembre 2020, CR7 n'a jamais débloqué son compteur face à la sélection double championne du monde.
La France est d'ailleurs l'adversaire qu'il a le plus rencontré sans marquer durant sa carrière internationale. 177 sélections, 107 buts (à deux longueurs du recordman Ali Daei) et un zéro pointé. Ajoutez à cela qu'il n'a jamais vraiment brillé face aux Bleus.
C'est un exemple de travail pour tous les joueurs
De cette anomalie statistique, les Bleus ne tirent aucune gloriole. Ni confiance superflue, d'ailleurs. Parce que l'on parle de Cristiano Ronaldo. Et parce que les Bleus savent à quel type de spécimen ils auront affaire mercredi sur le rectangle vert du stade Ferenc-Puskas. Lucas Digne ne sera probablement pas aligné à gauche, comme samedi face à la Hongrie, mais ça ne l'empêche pas de craindre le quintuple Ballon d'Or (2008, 2012, 2013, 2016, 2017). "Ronaldo, c'est l'affaire de tous. Des quatre de derrière en particulier car il bouge énormément sur la ligne d'attaque. Il faut toujours avoir un œil sur lui, toujours communiquer et ne pas laisser d'espace", conseille le latéral d'Everton. Avant de rendre hommage au joueur : "Sa longévité est extraordinaire. Ce qu'il a fait tout au long de sa carrière et encore aujourd'hui est extraordinaire. C'est un exemple de travail pour tous les joueurs."
Antoine Griezmann, qui l'a longtemps affronté en Liga et l'a parfois côtoyé sur le podium du Ballon d'Or (en 2016 et en 2018), est tout aussi laudateur : "C'est une source d'inspiration pour tout le monde. Ce qu'il fait encore à 36 ans est extraordinaire. Cristiano est toujours aussi dominant, c'est un buteur complet : du gauche, du droit et de la tête… C'est un exemple pour tous les jeunes." Les jeunes, et tous les autres.

France-Portugal : Ces matches qui ont construit les Bleus de Deschamps

Football
Ce record n'est pas (encore) pour CR7 : Al-Mutawa devient la référence avec 185 sélections
25/06/2021 À 18:14
Euro 2020
Classe, leadership et efficacité : notre équipe-type de la phase de poules
24/06/2021 À 10:56