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Euro 2024 - Après France - Belgique (1-0) : Randal Kolo Muani, à part dans le casting
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Publié 02/07/2024 à 16:45 GMT+2
Auteur d'une entrée décisive face à la Belgique lundi en 8e de finale (1-0), Randal Kolo Muani a permis aux Bleus de rallier les quarts par son insouciance. Au sortir d'une saison très compliquée, alors qu'il semblait partir loin derrière Marcus Thuram et Olivier Giroud dans la hiérarchie, le voilà postulant à une place en pointe. Preuve qu'il n'a rien lâché, aussi parce que Deschamps l'a soutenu.
Pour les Bleus, la thèse physique : "Devant, ils sont cramoisis"
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Du petit lait. Didier Deschamps n'est ni aveugle ni crédule. Ces Bleus ont encore affiché des carences collectives marquées face à la Belgique en 8e de finale (1-0), renforçant les accusations de minimalistes au-dessus de sa troupe. Alors, à l'heure de répondre aux questions en conférence de presse, il s'est évertué à insister sur le résultat, à ne pas "banaliser" cette nouvelle qualification en quarts. En revanche, à l'heure d'évoquer Jules Koundé et Randal Kolo Muani, il a joué sur du velours.
L'un fut élu homme du match, le deuxième fut le supersub parfait en provoquant le csc belge sur une frappe certes ratée mais au moins déclenchée. La récompense d'un état d'esprit volontaire et insouciant, malgré les apparences parfois trompeuses. "Randal a un environnement positif, il est en pleine confiance même si je ne l'ai pas beaucoup utilisé, a ainsi détaillé Deschamps en conférence de presse. Et si son caractère peut paraître désinvolte, l'extérieur n'a pas d'emprise sur lui. Il n'a pas le pied qui tremble, s'il doit frapper, il frappe".
Dans l'émotion, au micro de TF1, DD avait été plus succinct mais pas forcément moins bavard : "Kolo c'est Kolo, c'est beau". Derrière cette émotion, une vraie relation. Entre RKM et DD, il y a une transparence appréciée et une confiance renouvelée. Même face à la saison compliquée de son poulain, le sélectionneur n'a jamais cherché à rétrograder ce profil si atypique et donc si utile.
En novembre, déjà, il avait décidé de jouer les paratonnerres après ses débuts timides au PSG : "Ah vous ne l'aimez pas Kolo... Vous êtes trop sévères avec lui. Moi je l'aime peut-être trop, mais vous ne l'aimez pas assez". Résultat, face à la Grèce, il avait marqué. Comme face au Chili (3-2) en mars et au Luxembourg en mai (3-0). A l'heure de la disette, un attaquant qui plante est un luxe que les Bleus ne peuvent plus refuser.
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Le coaching est-il trop minimaliste ? "Deschamps ne veut pas perdre en équilibre"
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A l'orée de cet Euro, plombé par une saison anonyme et parfois illisible, la candidature de RKM pour le onze avait été remisée au placard un peu vite. Pourtant, dans son obsession de trouver la réponse au crépuscule attendu d'Olivier Giroud, DD a longtemps misé sur "Kolo". Mais les courbes avec Thuram ont fini par se croiser. Jusqu'à quand ?
En l'état, c'est dans ce rôle de supersub que les Bleus semblent l'attendre. "Je ne sais pas s'il devient le porte-bonheur de l'équipe mais il a montré l'état d'esprit du groupe, détaillait Aurélien Tchouaméni en zone mixte. Il n'a pas eu beaucoup de temps de jeu mais il avait les crocs comme n'importe quel joueur de ce groupe."
Ni indispensable ni complètement relégué
Lui-même, d'ailleurs, avait intériorisé ce statut avant le coup d'envoi de cet Euro. "Je veux gratter quelques minutes, je sais que je n’ai pas ma place directement dans le 11, estimait-il début juin. J’espère rentrer dans les fins de matches, tout donner pour essayer d’aider l’équipe à gagner". Des paroles et des actes puisqu'il est le seul remplaçant à être entré trois fois sur quatre dans cet Euro. Preuve qu'il est à part dans ce casting, ni indispensable ni complètement relégué.
"Je ne pense pas être le chouchou du coach mais il a toujours cru en moi, en me donnant des conseils, de jouer sans pression, expliquait-il encore. C'est à moi de faire le travail sur le terrain. Le coach me demande de jouer le jeu, d'écarter, de provoquer, de faire des appels en profondeur, de donner des solutions... Et aussi d'être dans la surface quand le ballon est à l'opposé mais de jouer mon jeu et de faire ce que j'aime faire". Lundi, les Bleus n'ont pas eu à s'en plaindre.
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