Euro 2024 - Equipe de France - Olivier Giroud, le curieux pas de côté d'un homme (trop ?) apaisé

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Vendredi en conférence de presse, Olivier Giroud est apparu totalement apaisé alors même qu'il débutera l'Euro comme remplaçant. Le meilleur buteur de l'histoire des Bleus vit sa dernière compétition internationale. Serein, il assure vouloir transmettre le témoin à un Marcus Thuram qu'il couve de bienveillance. Giroud a-t-il lâché le combat ? Il jure que non mais il est permis d'en douter.

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La carrière d'Olivier Giroud s'est construite dans le combat et l'adversité. A Grenoble, personne ne croyait en lui. Mais il n'a jamais cessé de croire à sa bonne étoile même quand Arsenal le condamnait au banc, même quand Chelsea n'en voulait plus et surtout pas quand Didier Deschamps lui lançait de sévères avertissements.
Le retour de Karim Benzema ne l'a pas empêché de reprendre sa place et d'assouvir sans doute son plus grand rêve personnel : battre le record de buts de Thierry Henry en équipe de France. Au fond, Giroud, ce jour-là face à l'Angleterre, a atteint cette destination qu'il s'était fixée depuis des années.
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Olivier Giroud avant l'Euro 2024

Crédit: Getty Images

Grand frère voire papa

Revenu du Qatar comme troisième meilleur buteur de la compétition, le grand gaillard de l'Isère avait aussi prouvé à tout le monde qu'il pouvait peser dans une Coupe du monde. Lui auquel on reprochait injustement d'avoir soulevé le trophée quatre ans plus tôt sans avoir planté un pion. Giroud a prouvé tout ce qu'il pouvait prouver. Il est arrivé à la fin du jeu et si gagner l'Euro reste un puissant carburant, a-t-il encore le feu intérieur ? Celui qui lui permet, à chaque compétition au presque, de sortir du banc pour s'installer en pointe.
La question se pose à l'issue de sa conférence de presse de vendredi. Giroud y est apparu apaisé comme jamais même si, c'est entendu, il n'a jamais été un grand nerveux et toujours un bon client. Aujourd'hui, le voilà qui se pose en grand frère ou en "papa", comme l'a qualifié Kylian Mbappé dans les colonnes de Ouest-France. "Tant mieux, il n'a pas dit papy, s'est amusé l'ancien Gunner (…). J'essaie de parler, mettre à l'aise les jeunes. Je ne connaissais pas Bradley (ndlr : Barcola), j'essaie de lui parler, lui poser des questions sur lui, sa famille, comment il se sent à Paris."
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A 37 ans, celui qui arrachait ses titularisations à la force de son caractère semble aujourd'hui s'être fait une raison. Il est passé derrière Marcus Thuram mais cela ne semble pas lui poser un problème majeur. "C'est un Intériste et ce n'est pas facile pour moi, s'est-il amusé. Marcus c'est comme un petit frère (…). C'est un des joueurs qui prendra le relais. Je suis là pour l'accompagner, l'aider. Il n'y a aucun esprit de compétition entre nous. Que du bonheur de pouvoir l'aider et lui donner des conseils. Il faut passer le flambeau maintenant."
De la transmission à la capitulation, il n'y a qu'un pas. Giroud a refusé de le franchir. "Évidemment que je préfère être sur le terrain et commencer les matches, rectifie-t-il. Mais je respecte les choix du coach. Je me sens combatif et prêt. Je suis loin d'être parti dans un état d'esprit cool et relax." On le jurerait pourtant beaucoup plus apaisé au crépuscule de sa carrière européenne lui qui a déjà annoncé sa retraite internationale pour le 14 juillet si tout va bien.
Alors comment aborde-t-il son dernier tour d'honneur ? "Il y aura de la nostalgie, des souvenirs mais j'essaie de pas trop y penser et de rester concentré." Vous avez dit résigné ?
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