Le récit de la première journée de Zinédine Zidane en tant que nouveau sélectionneur de l'équipe de France

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C'était le jour 1. Mardi, Zinédine Zidane a officiellement entamé sa vie de sélectionneur de l'équipe de France, dont il rêvait depuis plusieurs années. Et parce qu'il est ce qu'il est, c'est-à-dire une légende du sport français, "Zizou" a rendu cette calme journée d'été en rendez-vous peu ordinaire, pour la Fédération Française, la presse et même les supporters qui avaient fait le déplacement.

Zinédine Zidane s'est offert un bain de foule après sa présentation comme sélectionneur de l'équipe de France

Crédit: Getty Images

Il n'était même pas 10h30, c'est-à-dire M-30 avant le début de la conférence de presse de Zinédine Zidane, lorsqu'un confrère s'est présenté aux abords des deux premiers rangs de l'auditorium de la Fédération Française de Football. "Mais il n'y a déjà plus de place", a-t-il d'abord constaté. "D'habitude, il n'y a personne aux deux premiers rangs. Que se passe-t-il aujourd'hui ?", a-t-il interrogé ironiquement, avant de rebrousser chemin vers le fond d'une salle déjà bien chargée.
Il fallait effectivement arriver avec beaucoup plus d'avance, ce mardi, pour obtenir l'un des sièges positionnés juste devant le grand pupitre où allaient s'asseoir Philippe Diallo et le nouveau sélectionneur des Bleus. Plus de 120 journalistes s'étaient accrédités et il n'y avait sans doute que la venue du légendaire numéro 10 des Bleus pour attirer un tel contingent, un 28 juillet, au cœur des grandes vacances d'été.

Un dispositif très inhabituel

Parmi eux, des dizaines de photographes étaient arrivés encore plus tôt afin de sécuriser la meilleure place, face aux deux micros. Certains avaient obtenu le meilleur spot, à gauche du bureau, qui permettait aussi de capturer l'arrivée de ZZ. Peu après 10h50, le brouhaha ambiant s'est apaisé, naturellement, jusqu'à se dissiper complètement. Et tous les objectifs de caméras, d'appareils et de smartphones se sont tourné vers la porte.
L'effet Zidane, c'est ça. Et bien plus encore : à l'extérieur, certaines rues ont été complètement sécurisées et un important dispositif de CRS a encerclé le siège de la 3F, dans le 15e arrondissement de Paris. Une partie du Boulevard de Grenelle, qui dessert l'entrée principale, a été bouclée pour prévenir l'arrivée de supporters.
Le président de la Fédération et le nouveau sélectionneur des Bleus ont débarqué à 11h00 pétantes. Les photographes n'ont eu qu'une minute pour les "bombarder" puis rejoindre les places qui leur étaient réservées, afin de ne pas gêner la captation et la retransmission, sur différentes chaînes de télévision mais aussi sur Youtube, ou des milliers de spectateurs ont choisi de suivre les premiers mots de ZZ.

Son enthousiasme a fait mouche

L'ancien numéro 10 des Bleus s'est installé, avec quelques sourires mais aussi un léger trac. Certains membres de son entourage étaient là pour lui rappeler de se tenir bien droit sur sa chaise ; "Zizou" n'a jamais été un amoureux de l'exercice médiatique. Mais comme toujours avec lui, la magie a vite opéré lorsque Philippe Diallo, au terme d'un discours d'introduction longuet, a introduit sa prise de parole : "Cher Zinédine, j'ai beaucoup parlé et ce n'est certainement pas moi que les gens souhaitaient le plus entendre. Je crois que le mieux est donc de vous confier la parole."
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Zinédine Zidane lors de sa présentation en tant que nouveau sélectionneur de l'équipe de France

Crédit: Getty Images

À l'évidence, Zidane n'était vraiment pas mécontent d'être là. Tout au long de la conférence de presse, l'ancien milieu de terrain a laissé transparaître une joie sincère, fendant son habituelle retenue. Son enthousiasme palpable a parfois fait mouche, comme lorsqu'un confrère lui a demandé s'il avait "coché" la date de la réception de l'Italie, en Ligue des nations (le 2 octobre). "Oui oui, je les ai toutes cochées, a-t-il coupé dans un sourire. Les quatre matches qui arrivent là, je les ai cochés. Ils sont bien dans ma tête." La salle a apprécié.
C'est aussi ça, l'avantage d'être Zinédine Zidane ; l'aura du bonhomme suffit à conquérir son auditoire. À sa droite, Philippe Diallo a parfois semblé jubiler, lorsque les formules de son nouveau sélectionneur ont fait de l'effet. Dans la vie d'un président de Fédération, il y a sans doute des jours plus difficiles que de tourner la page d'une élimination amère en demi-finale de Coupe du monde en installant, à ses côtés, l'une des plus grandes légendes du sport français.

Et pourtant, on ne sait presque rien

Tant pis, donc, si chacun a quitté cette conférence de presse en ayant appris que "Zizou" était heureux d'être là... et rien de plus. Pas une information sur la composition de son staff technique, qui sera dévoilé en septembre, et pas plus de précisions sur son projet de jeu, si ce n'est qu'il "sait comment gagner", et qu'il est "animé par le jeu".
Le successeur de Didier Deschamps n'était pas là pour s'épandre sur le sujet. Et il n'a pas eu besoin d'en dire plus pour récolter quelques applaudissements - fait rarissime là aussi - en fin de conférence, une quarantaine de minutes plus tard.
Après être allé saluer les salariés de la Fédération, Zidane s'est offert un bain de foule, boulevard de Grenelle, où une bonne centaine de fans s'étaient enflammés comme avant un match des Bleus. "Zizou" a fait des selfies, signé des autographes, distribué des sourires. On ne sait pas encore s'il aura autant de succès que son prédécesseur. Mais après avoir passé cinq ans dans l'ombre, sa cote de popularité, face à la presse comme face aux supporters, demeure sans commune mesure.
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Deschamps aurait-il vraiment pu mieux faire ?

Video credit: Eurosport


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