Zinédine Zidane, nouveau sélectionneur des Bleus : "L'équipe de France, c'est la seule chose que je voulais faire"

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Officiellement nommé ce mardi à la tête des Bleus pour quatre ans, Zinédine Zidane a reconnu avoir attendu ce moment pendant de longues années. Sans entrer dans les détails, il a insisté sur sa vision d'un football offensif tout en rendant hommage au travail de Didier Deschamps. Voici les cinq phrases à retenir du nouveau sélectionneur des Bleus.

Zinedine Zidane, le nouveau sélectionneur des Bleus

Crédit: Getty Images

Il est arrivé en costume, tiré à quatre épingles, radieux et ravi. Zinédine Zidane n'a pas caché sa joie ni son émotion, "contenue", d'être nommé ce mardi sélectionneur de l'équipe de France pour les quatre années à venir. De cette conférence de presse, il reste cette obsession des Bleus qui l'a incitée à attendre son heure, son amour du maillot tricolore et son envie de continuer à gagner avec cette équipe. Extraits choisis.
L’équipe de France, c'est la seule chose que je voulais faire
Voilà désormais cinq ans que Zidane n'a pas dirigé une équipe. Depuis son départ du Real Madrid en 2021, l'ancien meneur de jeu n'avait qu'une idée en tête : les Bleus. Il aura fallu attendre, longtemps, pour enfin arriver aux commandes. Et, ce mardi, il a confirmé qu'il avait tout refusé pour rester disponible en cas de besoin.
"C'est une continuité, quelque part un rêve. J'ai eu des propositions pendant ces 4-5 ans où j'ai arrêté pour reprendre un club, a-t-il reconnu. Et je les ai toutes refusées pour l'équipe de France, car c'est la seule chose que je voulais faire après mon expérience au Real Madrid. Je l'ai connue gamin, j'ai commencé minime, j'ai franchi toutes les étapes jusqu'à la sélection A, le summum. La seule chose qui m'anime, c'est de pouvoir travailler pour cette équipe et qu'elle continue à gagner."
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Zinedine Zidane et Philippe Diallo le mardi 28 juillet 2026 lors de la présentation officielle du nouveau sélectionneur des Bleus.

Crédit: Getty Images

Je suis animé par le jeu, j'ai été numéro 10
Quel sera le style des Bleus avec Zinédine Zidane ? C'est la question qui anime les débats mais les réponses attendront. Le nouveau patron des Bleus n'a pas parlé tactique, philosophie ou contre-pressing. Il a insisté sur sa volonté de rencontrer les joueurs en septembre prochain avant de pouvoir détailler son plan de jeu et ses idées. Reste qu'il a tenu à rappeler son parcours de joueur puis d'hommes pour donner une idée de la suite.
"Le style, vous allez le voir bientôt, a-t-il souri. J'expliquerai lors de ma prochaine conférence de presse. Je suis animé par le jeu. J'ai été un numéro 10, ce qui m'anime, c'est d'aller marquer des buts, le jeu. J'ai vécu 25 ans en Espagne, vous savez ce que ça veut dire. Sur le terrain, j'étais un leader. Aujourd'hui, je veux devenir leader, par mon expérience, par ce que je crois être comme entraîneur. Vous allez voir ça tranquillement".
Je ne me suis pas tourné les pouces
Non, Zinédine Zidane n'a pas passé sa période loin des bancs de touche à siroter des cocktails au bord d'une piscine. Animé par l'ardent désir d'entraîner l'équipe de France un jour, le Ballon d'or 1998 s'est muré dans le silence autant que dans le travail pour préparer au mieux son prochain défi.
"Pendant cinq ans, je ne me suis pas tourné les pouces. J'ai vu beaucoup, énormément de matches, et même plus que lorsque j'étais entraîneur du Real Madrid. Cela me donnait la possibilité de voir beaucoup d'autres matches, pas seulement ceux de l'équipe contre laquelle j'allais être confronté."
Dès lors, le natif de Marseille s'est sans doute fait une idée sur la manière dont le football a évolué entre 2021 et maintenant, à savoir un sport toujours plus ancré dans les données statistiques et gouverné par l'intensité, la vitesse de jeu. "J'ai surtout vu beaucoup de matches de l'équipe de France. Dans son ensemble, je peux vous dire qu'il y a un gros potentiel." Reste à savoir désormais ce que souhaite faire ZZ avec son armada offensive, mais aussi avec un gros chantier probable en défense et au milieu de terrain. Pour réussir son mandat de quatre ans à la tête des Bleus, il faudra trouver le bon équilibre. 
Zizou, c'est Zizou
ZZ le sait bien : il récupère une Rolls-Royce avec cette équipe de France débordante de joueurs de très haut niveau. "J'ai de la matière, une équipe extraordinaire", a-t-il ainsi avancé. Reste à mettre tout ça en musique. Et le reste aussi : pendant quatorze ans, les Bleus avaient trouvé leur rythme sur et en dehors du terrain avec Deschamps. Veut-il rompre avec tout ceci ? Il a surtout insisté sur le trait d'union entre son mandat et celui de DD : la gagne.
"Le parcours et le jeu de l'équipe de France étaient magnifiques, a-t-il retracé en évoquant le Mondial américain. J'étais sur place, j'ai passé du bon temps comme les autres supporters. Rien à redire sur ce qu'il s'est passé. On va faire différent, sincèrement. DD, c'est DD. Laurent Blanc, c'était Laurent Blanc. Zizou, c'est Zizou. Je vais essayer de faire ce que je sais faire. Il n'y a pas de rupture non plus. Je veux rester dans la continuité pour que l'équipe de France continue de gagner."
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Deschamps aurait-il vraiment pu mieux faire ?

Video credit: Eurosport

Il n'y a pas de piège, c'est un métier différent
Il y avait le Zizou entraîneur, il y aura désormais le Zizou sélectionneur. De manière légitime, il était question de s'interroger sur la viabilité du projet de ZZ en tant que sélectionneur national et sa capacité à s'adapter à ce nouveau rythme. "Il n'y a pas de piège, c'est un métier complètement différent, c'est sûr, admet la légende tricolore. J'ai connu celui de club. Aujourd'hui, c'est quelque chose de nouveau pour moi, mais ça ne me fait pas peur. Comme c'est ce que je voulais faire, je crois que je vais connaître un équilibre entre ma vie personnelle et l'équipe de France, et ça me va parfaitement. Je n'ai pas de difficulté, je suis prêt à cela."
Dès lors, le champion du monde 1998 va probablement arpenter les tribunes présidentielles des différents stades où évolueront les footballeurs français pendant cette saison 2026-2027. En tant que sélectionneur des Bleus, il sera moins évident de passer incognito face aux caméras et cela devrait rajouter davantage de pression sur les épaules des internationaux observés. Mais c'est bien à cela qu'on reconnaît les meilleurs, non ? 
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