Le Real vulnérable

Bousculé par un Séville très habile en contre, le Real Madrid a souvent plié au Sanchez-Pizjuan. La défense de la Maison Blanche inquiète tout particulièrement.

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Crédit: Eurosport

Après seulement quatre journées de championnat, le Real Madrid, champion d'Espagne en titre se traîne en milieu de classement de la Liga. Face à la démesure de ses deux précédentes saisons, le début de saison du club merengue, dixième avec 4 points, peut étonner, surprendre, et laisser pantois. Au stade Sanchez-Pizjuan, le Real Madrid, pris dans une partie endiablée, s'est laissé prendre à contrepied et n'a jamais su trouver le bon rythme pour réellement inquiéter la bien regroupée défense sévillane. Sur dix-huit tirs tentés, le Real n'a su qu'en cadrer six. De quoi désespérer un José Mourinho très remonté en conférence de presse.
Pepe : "Nous avons besoin de parler entre nous"
La nouvelle sortie cinglante de Mourinho devant la presse ressemble à deux gouttes près à celle vue et entendue après la défaite subie à Getafe (2-1), le 26 août dernier. Il y a trois semaines, le Portugais avait évoqué une "une partie inacceptable" et remis en cause le comportement de ses joueurs sur les coups de pieds arrêtés. Le "Special One" ne croyait pas être prémonitoire. Le but sévillan marqué Piotr Trochowski, encaissé après seulement deux minutes, l'a pourtant été sur corner. La faute à un mauvais marquage de Di Maria sur l'Allemand.
Si le comportement global de l'équipe sur les phases défensives est à revoir totalement, la prestation de la défense en elle-même à de quoi inquiéter avant la réception de Manchester City en Ligue des champions, mardi prochain. Hormis Sergio Ramos, qui a sauvé la baraque à quatre reprises, et un Casillas impeccable après une entame de partie compliquée, le reste des acteurs défensifs, Marcelo et Arbeloa en tête, a peiné face aux contre-attaques supersoniques de Jesus Navas et consorts. Pepe a, lui, alterné le chaud et le froid, tout au long du match. Surtout le froid.
"C’est de notre faute"
"Nous avons besoin de parler entre nous car nous ne pouvons plus nous permettre de souffrir autant sur les phases arrêtées, affirme le Portugais. C'est de notre faute, le "Mister" nous l'a répété à de nombreuses reprises, mais nous n'arrivons pas à bien nous coordonner quand nous sommes ensembles sur le terrain". Le symbole parfait de cette désorganisation madrilène le non repli défensif des milieux de terrains à vocation offensive. Özil et Di Maria, complètement hors-sujet, ont payé leur dette en sortant dès la mi-temps. La bonne implication offensive et défensive d'un Luka Modric prometteur fera certainement réfléchir Mourinho dans les jours à venir.
Dans tous les cas, du changement est à prévoir. Mourinho, cynique à souhait, l'a souligné en conférence de presse. Le manager portugais n’a sauvé que" deux ou trois" joueurs de sa diatribe, sans les nommer. Avec cette nouvelle défaite, la deuxième à l'extérieur cette saison (une première depuis mai 2009), qui le repousse encore plus loin du FC Barcelone (8 points), le Real Madrid vient de mettre les pieds sur un terrain glissant. Mais comme dans toute institution, même aux fondations d'argile, le positif reste le leitmotiv. Pepe promet : "Nous allons nous battre jusqu'à la fin, mouiller le maillot et donner le maximum car nous sommes le Real Madrid". Mourinho s’impatiente.
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