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Real Madrid : Isco, le héros n'est pas devenu un zéro
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Publié 01/02/2014 à 20:19 GMT+1
Incontournable l'été dernier, Isco est rentré dans le rang au Real Madrid. Sa situation, qui s'explique par plusieurs paramètres, n'est pas forcément alarmante.
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Crédit: Eurosport
A Madrid, c'était le tube de l'été. Durant le premier mois de la saison, Isco était incontournable. Le Real n'existait même quasiment que sur les exploits de son jeune stratège fraîchement débarqué de Malaga. Décisif d'entré de championnat face au Betis avec un but et une passe décisive (2-1), encore deux semaines plus tard face à Bilbao (3-1) avec un doublé, toujours à Santiago-Bernabeu, le jeune milieu andalou s'était aussi illustré pour ses débuts en Ligue des champions en marquant à nouveau face à Galatasaray (1-6). Dans la capitale espagnole, ils étaient alors nombreux à penser qu'Isco ferait rapidement oublier le départ de Mesut Özil à Arsenal. Mais l'automne a marqué le début d'une baisse de régime assez nette pour le numéro 23 du Real, désormais réduit à jouer les seconds rôles au sein de l'équipe de Carlo Ancelotti. Un échec ? Pas vraiment. Plusieurs paramètres expliquent la situation actuelle d'un joueur qui, de toute façon, incarne surtout l'avenir du club merengue.
Un été indigeste
Un coup de mou psychologique et physique était prévisible pour Isco tant il a été sollicité l'été dernier. Il sortait déjà d'une saison éprouvante avec 45 matches toutes compétitions confondues disputés avec Malaga, un total qu'il n'avait évidemment jamais atteint depuis le début de sa jeune carrière. Derrière, il a enchaîné avec le championnat d'Europe des moins de 21 ans, où il était présenté comme l'un des joueurs-clés de la Rojita avec Thiago Alcantara. Et il a su assumer ces responsabilités en réalisant un grand tournoi avec trois buts à la clé. Dans la foulée, il a dû gérer son premier gros transfert avec un départ au Real pour 27 millions d'euros (plus 3 millions d'euros de bonus). Une somme qui suscitait déjà beaucoup d'attentes, et encore davantage après le départ de Mesut Özil dans les dernières heures du mercato d'été. Ça fait beaucoup à digérer d'un coup pour un jeune joueur de 21 ans qui n'a pas pu avoir une bonne préparation, et cela explique en partie son contrecoup après des débuts euphoriques.
Un schéma défavorable
Jusqu'à la fin de l'année 2013, Carlo Ancelotti s'appuyait généralement sur un 4-2-3-1. Un schéma qui convient bien à Isco, dont le poste de prédilection est probablement en soutien de l'avant-centre. Le 4-3-3 désormais utilisé par le club merengue lui est beaucoup moins favorable. L'ancien de Malaga n'a pas exactement le profil pour jouer au milieu dans ce système où l'entraîneur madrilène lui préfère même Angel Di Maria dans l'entrejeu. Ancelotti reconnaît volontiers que ce schéma n'est pas favorable à Isco. "C’est dur pour Isco dans ce dispositif, disait-il mardi avant le match de Copa del Rey face à l'Espanyol (1-0). Il peut remplacer Di Maria ou Modric, mais c’est compliqué pour lui. Il peut jouer en faux 9 comme Benzema." Que ce soit au milieu ou en attaque, Isco n'est plus une option prioritaire dans le 4-3-3 comme il pouvait l'être dans le 4-2-3-1. Il a été l'un des plus grands perdants de ce changement de schéma.
Une concurrence dans tous les secteurs
C'est un phénomène auquel il avait déjà été confronté à Malaga, mais sans comparaison avec ce qu'il vit au Real Madrid, l'un des clubs les plus exigeants au monde. S'il a réussi un début de saison tonitruant, c'est aussi parce qu'Isco a bénéficié des absences de certains cadres du Real Madrid. Celle de Xabi Alonso, revenu seulement fin octobre d'une blessure à pied, lui a permis de gagner du temps de jeu au milieu. Celle de Gareth Bale, qui a dû attendre la mi-septembre pour faire ses débuts au Real, lui a aussi offert une chance de prendre tout de suite une grande importance dans l'animation offensive merengue. Qu'il a su saisir. Mais depuis que tout le monde est opérationnel, Isco doit se rendre à l'évidence. Xabi Alonso, Luka Modric, Gareth Bale, Cristiano Ronaldo et Karim Benzema sont des titulaires indiscutables. Et Di Maria garde une longueur d'avance sur lui dans l'esprit d'Ancelotti pour le dernier poste disponible parmi les milieux et les attaquants.
Un joueur qui incarne plus l'avenir que le présent
Le Real Madrid n'a aucune raison de précipiter les choses concernant Isco. Il n'est pas dans la logique de le faire jouer à tout prix car ce joueur n'est pas forcément destiné à avoir un rôle très important dans l'équipe à très court terme, même s'il a le talent pour. Le jeune Andalou rentre plutôt dans le cadre d'un projet qui s'inscrit à plus longue durée. Comme son coéquipier champion d'Europe Espoirs Asier Illarramendi, recruté à la Real Sociedad l'été dernier contre une somme estimée à 33 millions d'euros. Ancelotti était davantage dans l'optique de les intégrer petit à petit à l'équipe première que de leur donner des responsabilités immédiatement, comme il a été plus ou moins contraint de le faire en début de saison avec Isco en raison des absences. Si son temps de jeu a diminué, cela peut s'expliquer par une baisse de son rendement ou un paramètre tactique. Mais aussi par son statut au sein d'un club merengue dont l'intérêt reste de le préserver maintenant pour mieux en faire un de ses cadres du futur.
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