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Liga (10e journée) : Au Real, le joueur à la mode, c'est Isco
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Publié 31/10/2014 à 20:06 GMT+1
Titulaire au Real depuis la blessure de Gareth Bale, Isco a su saisir sa chance en enchaînant les belles performances. Il fait désormais l'unanimité à Madrid.
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Il a probablement connu la plus grande émotion de sa carrière de footballeur la semaine dernière. Remplacé par Asier Illarramendi dans les dernières minutes du Clasico, Isco a reçu une ovation du public de Santiago-Bernabeu comme jamais auparavant depuis qu'il évolue au Real Madrid. Les aficionados madrilènes ne s'y sont pas trompés. Le milieu merengue a été l'un des grands artisans du succès sur le rival barcelonais (3-1). Son activité dans l'entrejeu a été récompensée par un pressing gagnant sur Andres Iniesta, à l'origine du troisième but madrilène. Le point d'orgue d'une prestation aboutie dans le match le plus regardé de la planète. Une de plus.
Isco n'était pas le joueur du Real le plus attendu de ce début d'automne. Dans ce club où il est dans l'ombre des stars, le Malagueño a su saisir sa chance après la blessure de Gareth Bale pour jouer les premiers rôles. Propulsé dans le onze de départ face à Levante (0-5) après le forfait du Gallois, il a immédiatement répondu présent avec un but, magnifique, et une passe décisive. Depuis, Isco n'est plus sorti de l'équipe, participant au succès merengue à Liverpool en Ligue des champions (0-3), puis aux victoires contre le Barça (3-1) en Liga et Cornella (1-4) en Coupe du Roi. Où il a encore brillé avec deux passes décisives, provoquant l'admiration de ses adversaires. Et de Carlo Ancelotti. "Il est dans sa meilleure forme depuis qu'il est au Real", a affirmé l'entraîneur madrilène.
James : "Le joueur qui m'a le plus impressionné ici, c'est Isco"
Samedi, à Grenade, Isco connaîtra sa cinquième titularisation consécutive. Il n'avait plus connu un tel enchaînement depuis l'hiver dernier. Sa première saison au Real, où il a été transféré de Malaga pour 30 millions d'euros en juillet 2013, avait bien démarré avant de devenir plus délicate. Il avait été victime du changement de schéma de Carlo Ancelotti avec le passage au 4-3-3 au début de l'année 2014, et le repositionnement d'Angel Di Maria dans l'entrejeu. Malgré des bonnes statistiques (53 apparitions toutes compétitions confondues, pour 9 buts et 11 passes décisives), et ses performances n'ont pas toujours été convaincantes au sein d'un système où il avait du mal à exprimer ses qualités dans un rôle de relayeur, ou de faux numéro neuf.
En un an, Isco a eu le temps de digérer le premier gros transfert de sa carrière, et son adaptation au contexte unique du Real. Pour la presse espagnole, le joueur de 22 ans a aussi gagné en maturité avec la naissance de son premier fils en août dernier. Il s'est également bien intégré au vestiaire madrilène, et entretient de bonnes relations tant avec les joueurs de sa génération qu'avec les plus anciens. Il suscite même l'admiration chez certains de ses coéquipiers, à l'image de James Rodriguez. "Le joueur qui m'a le plus impressionné ici, c'est Isco pour ses qualités", a affirmé le Colombien. Il est aussi très apprécié du public, pas seulement à Madrid. A Cornella, dans la province de Barcelone, son nom a été scandé par les supporters locaux à chaque fois qu'il touchait le ballon.
Un système qui lui convient mieux
En Espagne, les médias n'hésitent pas à parler d'une "Iscomania" au moment d'évoquer l'engouement qui règne actuellement autour du milieu madrilène. "Il est excellent et il est adoré par les fans, résume Carlo Ancelotti, qui a favorisé ce phénomène en faisant évoluer son schéma vers un 4-4-2. Dans ce système, Isco a retrouvé toutes ses sensations à un poste de milieu gauche qui lui convient bien. "Le 4-4-2 est un bon système défensif, et il nous aide à mieux presser quand nous n'avons pas le ballon, explique l'entraîneur du Real. En phase offensive, nous avons une solution supplémentaire sur l'aile." Isco s'est montré très à l'aise dans une configuration qui semble aussi réussir à James Rodriguez, plus performant qu'en tant que relayeur dans un 4-3-3.
A tel point que l'absence de Gareth Bale, pourtant auteur d'un excellent début de saison avant sa blessure, n'a jamais vraiment semblé préjudiciable au club madrilène. Le retour du Gallois, encore forfait pour le match à Grenade, donnera un problème de riches à Carlo Ancelotti. Il ne sera pas facile pour l'entraîneur merengue de sortir Isco du onze de départ compte tenu du rendement actuel de l'ancien joueur de Malaga. "Bale avait marqué en finale de la Copa del Rey et en finale de la Ligue des champions l'an passé, rappelle cependant l'Italien. Sur le terrain, je ne peux mettre que onze joueurs, et ça demande de la réflexion. Nous avons une équipe très compétitive." Et Isco y prend de plus en plus d'importance.
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