L'antisèche : Face à un Messi retrouvé, le Real Madrid s'est sabordé

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LIGA - Le Real Madrid a concédé dimanche soir une défaite importante face au Barça (2-3) dans l'optique du titre. Un revers qui doit beaucoup à la performance de Lionel Messi, auteur d'un doublé, mais également aux ingrédients mis par les Merengue tout au long de la rencontre.

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Crédit: Eurosport

Le jeu : Un Clasico saignant et ouvert

Si les grands matches accouchent parfois de rencontres oubliables, ce ne fut pas le cas à Santiago Bernabéu dimanche soir. Des buts, du sang et des larmes, tels ont été les ingrédients de cette rencontre au sommet de Liga. Les Merengue ont attaqué la partie avec beaucoup d'envie. Trop même parfois. A l'image des multiples fautes de Casemiro ou du tacle plus que dangereux de Sergio Ramos, qui a contraint son équipe à terminer ce Clasico à dix. Sur le plan du jeu, les deux équipes ont laissé énormément d'espaces et obtenu de nombreuses opportunités. Et c'est comme souvent le talent individuel qui a fini par faire basculer le match. Celui de Lionel Messi en l'occurrence.

Les joueurs : Messi a illuminé la rencontre

Pris pour cible par ses adversaires, qui ont souvent fait preuve d'une trop grande agressivité, Lionel Messi a affiché le caractère de champion qu'on lui connaît. La bouche en sang après un coup de coude involontaire de Marcelo en première période, l'Argentin a multiplié les accélérations, les dribbles et marqué deux buts cruciaux pour les siens. Celui de l'égalisation et, surtout, celui de la victoire au bout du temps additionnel. Il n'est pas le seul Catalan à avoir réussi son Clasico. Marc-André ter Stegen a brillé dans les buts en maintenant les siens à flot dans des moments importants.
En face, la BBC a connu une rencontre des plus compliquées. Gareth Bale est sorti sur blessure en première période, tandis que Cristiano Ronaldo et Karim Benzema n'ont pas été inspirés dans les trente derniers mètres.

Le facteur X : L'excès d'agressivité des Madrilènes

Le Real Madrid avait clairement décidé d'attaquer la rencontre en montrant les dents. Mais les Madrilènes ont été pris à leur propre piège. Les coups répétés sur Lionel Messi n'ont jamais eu raison de l'Argentin, qui a au contraire montré son meilleur visage dans l'adversité. Et deux joueurs du Real ont fait les frais de cet excès d'engagement. Casemiro tout d'abord, qui a écopé d'un carton jaune pour un tacle par derrière sur l'international argentin dès la 14 minute, ce qui a limité son pouvoir d'intervention pendant le reste de la rencontre. Sergio Ramos ensuite, qui a provoqué son expulsion en taclant Messi les deux pieds décollés du sol. Lui qui est pourtant si important dans les fins de match, a clairement manqué aux Merengue.

La stat : 500

Comme un symbole, Lionel Messi a inscrit contre le Real Madrid, à Santiago Bernabéu, son 500e but officiel avec le FC Barcelone. L'Argentin a même attendu la 92e minute pour le marquer et donner, grâce à celui-ci, la victoire aux siens. En lui-même, ce chiffre donne le tournis, d'autant que le quintuple vainqueur du Ballon d'Or n'aura que 30 ans en juin prochain.

Le tweet buts qui comptent

La décla : Luis Enrique (entraîneur du Barça)

La question : Le Real Madrid a-t-il mis les bons ingrédients ?

Le Real Madrid avait l'occasion de prendre le large en tête du classement et d'assommer par la même occasion son adversaire direct dans la course au titre. Les Merengue restaient en prime sur une dynamique des plus positives : aucune défaite à domicile depuis février 2016, un parcours européen convaincant assorti d'une qualification pour les demies et neuf matches sans défaite de rang en Liga.
De manière assez incompréhensible, les Madrilènes ont pourtant joué sur un autre terrain, celui de l'excès d'agressivité. Comme si, au fond, Lionel Messi et ses coéquipiers leur faisaient peur. Résultat, l'équilibre du milieu a été mis en péril par l'avertissement de Casemiro et Sergio Ramos a, lui, laissé ses partenaires terminer la rencontre sans lui. Alors même que le Barça venait de prendre l'avantage.
Le Real Madrid n'avait-il donc pas d'autres arguments à faire valoir ? La qualité de sa prestation face au Bayern laissait pourtant entendre que la Maison Blanche était capable de rivaliser avec Barcelone sur le plan du jeu. Les coéquipiers de Karim Benzema ont, en plus, défendu à l'envers dans les dix dernières minutes en faisant une croix sur toute notion d'équilibre collectif. Si la Liga échappe aux hommes de Zinédine Zidane en fin de saison, ils ne pourront s'en prendre qu'à eux-mêmes.
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