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Real Madrid - Protectionnisme et prudence : quand le coaching de Zidane pose question
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Publié 03/02/2018 à 01:00 GMT+1
LIGA - Après sa mauvaise passe, le Real Madrid a enchaîné deux victoires consécutives face à la Corogne (7-1) et Valence (1-4). Deux succès clairs qui n’ont cependant pas empêché la presse espagnole de continuer à mettre en avant les choix peu évidents de Zinedine Zidane.
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11 jours avant le jour J. Ne cherchez pas ce qui agite la presse madrilène ces derniers jours : le match face au PSG est en première ligne. Bien avant l’éventuelle révolution l’été prochain avec Eden Hazard, Harry Kane voire Neymar. L’heure n’est plus aux transferts et autres rumeurs mais à la mobilisation générale du côté de la capitale espagnole.
Ces derniers jours, les Unes se répètent. Cristiano par-ci, Bale par-là mais surtout l’espoir symbolisé en un acronyme : la BBC. Alors que CR7 serait actuellement en plein programme spécifique pour être au top face à Paris, les retours de Gareth Bale et de Karim Benzema permettent aux Madrilènes de s’appuyer sur un trio qui n’a plus joué deux matches de suite ensemble depuis avril 2017. Soit 10 mois…
Surtout, la crise a été stoppée à la faveur de deux matches satisfaisants face à la Corogne (7-1) et à Valence (1-4). Des buts en cascade, du jeu retrouvé et surtout une BBC qui fourbit ses armes : tout va bien dans le meilleur des mondes ? Pas tellement. Car la presse madrilène continue de ne pas comprendre les choix de Zinedine Zidane.
Des changements tardifs
AS s’est même livré à une étude statistique particulière : le Français effectue 64,1% de ses changements après la 70e minute. Brute, la statistique ne dit pas grand-chose si ce n’est que ZZ est patient. Mais comparé à ses concurrents, Zidane traîne. Ernesto Valverde avec le Barça présente un chiffre plus "normal" avec 52,9% tandis qu’à l’inverse, Diego Simeone n’hésite pas à intervenir rapidement avec seulement 40,9% de remplacements effectués après la 70e.
Les raisons sont nombreuses : avec sa méthode faite de confiance et d’optimisme, le Français accorde plus de temps de jeu à ses joueurs titulaires lorsqu’il faut forcer le verrou. Surtout, le Real Madrid a longtemps joué de malchance cette saison pour briser les cadenas adverses. Et, dans ces configuration-là, Zidane a toujours eu tendance à laisser Benzema et Ronaldo sur le pré pour augmenter ses chances plutôt que d’insuffler du sang neuf.
Asensio et Vazquez sous-exploités
Et, puisque Zidane a refusé des renforts supplémentaires l’été dernier et cet hiver, les profils qui sortent du banc sont souvent les mêmes. Le premier n’est pas Asensio mais bel et bien Lucas Vazquez dont les aptitudes correspondent parfaitement au rôle de joker. Dix-huit entrées en jeu pour le jeune Espagnol certes mais souvent courtes avec peu d’incidences réelles (1 but et 2 passes en Liga).
Mais le vrai problème se nomme Marco Asensio. Car, depuis le début de saison, son potentiel est sous-exploité par ZZ. Bien sûr, le Majorquin est 13e joueur le plus utilisé de l’effectif madrilène. Mais son impact dans la saison madrilène est moins impressionnant qu’attendu. À 22 ans, rien d’infamant à ne pas être un premier choix au Real. Mais dans la perspective du Mondial, Asensio a de quoi s’inquiéter. Huit buts et quatre passes en 31 matches mais l’impression tonitruante de son début de saison qui baisse clairement en intensité. Et, tout d’un coup, c’est sa place dans le groupe de Julen Lopetegui qui risque de poser problème.
Preuve, s’il en fallait, que si le Real a retrouvé le chemin de la victoire, il reste encore de nombreux chantiers pour que le calme revienne réellement à Madrid. Et, petit pari, une victoire probante le 14 février prochain pourrait empêcher les coups de vent violents dans les semaines qui suivent.
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