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Liga : De retour à la maison à l'Atlético Madrid, Alvaro Morata cherche la rédemption

De retour à la maison, Morata cherche la rédemption

Le 08/02/2019 à 23:33Mis à jour Le 09/02/2019 à 16:01

LIGA - Prêté par Chelsea à l'Atlético Madrid, où il a évolué durant sa jeunesse, Alvaro Morata n'est pas vraiment le bienvenu au Wanda Metropolitano. Une partie des fans lui reproche son passé au Real. Quel meilleur moyen de se racheter qu'en marquant face à l'ennemi juré, pour son deuxième match avec les Colchoneros samedi (16h15) ?

Dire que l'arrivée d'Alvaro Morata à l'Atlético Madrid cet hiver n'a pas fait que des heureux ressemble à un euphémisme. Après tout, on parle d'un attaquant qui, passé par les équipes de jeunes des Colchoneros entre 13 et 15 ans, a connu la gloire chez l'ennemi juré du Real. Tout en se montrant, à l'occasion, cruel contre les Rojiblancos. Comme lors de la première en Ligue des champions au Wanda Metropolitano où, sous le maillot de Chelsea en septembre 2017, l'Espagnol avait gâché la fête en marquant, et contribué à l'élimination de "son" club dès le premier tour.

Morata, donc, n'est pas vraiment le bienvenu de l'autre côté de Madrid. Cela, une frange des supporters le lui a déjà fait comprendre. Deux jours avant l'officialisation de son prêt de 18 mois en provenance de Chelsea, les ultras du Frente Atletico avaient profité de la réception de Getafe pour faire passer leur message : "Moins de Morata, plus de Borja Garces". Une manière de militer pour la mise en avant de la formation, en appelant à plus de temps de jeu pour la pépite des Colchoneros. Tout en s'opposant au "retour" de l'attaquant, qui n'a jamais porté le maillot rouge et blanc en match officiel.

Morata (Atletico)

Morata (Atletico)Getty Images

Opération séduction de l'autre côté de Madrid

Le buteur s'est donc lancé dans une opération séduction, dès son arrivée dans la capitale espagnole. L'Atlético y a mis du sien : le jour de l'officialisation, le 28 janvier dernier, le club a diffusé une vidéo sur l'enfance de l'Espagnol. Première licence chez les Colchoneros, photo avec l'idole Fernando Torres : la panoplie du Rojiblanco était complète. Morata a renchéri d'un tweet, où il apparaît en photo avec le maillot rouge et blanc. Si les images ont convaincu une grande partie des fans de la sincérité des sentiments de l'Espagnol envers l'Atlético, d'autres se sont montrés bien rancuniers, postant en réponse des photos du joueur embrassant l'écusson du Real.

L'ancien du Real et de la Juventus ne s'est pas laissé démonter. "Les gens qui connaissent mon passé et savent d'où je viens, connaissent mon histoire et savent ce que tout cela veut dire pour moi, a expliqué celui qui a passé trois ans dans l'académie de l’Atlético, avant de filer à Getafe puis au Real. Le passé est le passé, et l'on ne peut pas le changer." Avant d'ajouter : "Tout s'est arrêté quand mon agent m'a dit que la possibilité de rejoindre l'Atlético existait. (…) Diego Simeone n'a pas eu besoin de me convaincre. Le destin voulait que je sois là."

Terrasser (encore) le Real

Suffisant pour convaincre les fans de l'Atlético ? Sa première, lors de la défaite des Madrilènes contre le Betis Séville, n'a en tout cas pas été inoubliable. À la pointe du 4-4-2 de l'entraîneur argentin, l'Espagnol a tenté, notamment un retourné acrobatique en fin de match ; a montré quelques promesses dans les combinaisons avec Antoine Griezmann, positionné autour de lui. Mais l'attaquant, qui aurait pu par ailleurs obtenir un penalty, ne s'est pas montré décisif, et a fait étalage de ses limites physiques, lui qui n'a que peu joué à Chelsea cette saison (11 titularisations seulement en Premier League).

Mais voilà qu'une occasion inespérée se dresse devant Morata : la réception au Wanda Metropolitano samedi (16h15) du rival honni, le Real Madrid, en Liga. Rival qu'il a contribué à porter sur le toit de l'Europe, notamment en 2016-2017, où il avait pris part à 9 matches (et marqué trois fois) lors de la campagne victorieuse achevée contre la Juventus (1-4). Rival avec qui il s'est déjà, également, montré sans pitié : en 2014-2015, sous le maillot de la Juve, il avait terrassé presque à lui seul les Merengue, en marquant à l'aller et au retour en demi-finale (2-1, 1-1).

Alvaro Morata avec la Juventus contre le Real Madrid en 2015

Alvaro Morata avec la Juventus contre le Real Madrid en 2015Getty Images

La voie de la rédemption est donc toute tracée pour Alvaro Morata. L'Espagnol en aurait bien besoin, après son échec retentissant à Chelsea. Vendu 66 millions aux Blues par le Real, il n'a marqué que 24 buts en 72 matches, et n'a jamais réussi à se défaire de la concurrence (pourtant inégale) d'Olivier Giroud. Désormais éjecté de Londres par l'arrivée de Gonzalo Higuain, Morata est de retour à la maison. L'occasion de relancer sa carrière, à quelques kilomètres à peine de l'endroit où elle a vraiment décollé.

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