On leur promettait l'enfer et on lui promettait la porte. Le Real Madrid et Zinédine Zidane ont rappelé en l'espace d'une semaine qu'il ne fallait jamais les enterrer. Même sur l'échafaud avec la corde au cou, cette équipe-là n'est jamais condamnée. Troisième de son groupe et virtuellement éliminé de C1, quatrième de Liga à six points de l'Atlético après avoir encore perdu Hazard sur blessure, le Real s'enfonçait dans une crise profonde alors que l'avenir de son coach ne tenait qu'à un fil.
Et puis, trois victoires face à trois belles équipes (Séville FC, Mönchengladbach et surtout l'invincible Atlético de Madrid) ont tout changé. Premiers de leur groupe, ils abordent les 8es de finale de Ligue des champions dans un fauteuil. Troisième de Liga, à trois points des Colchoneros, ils ont relancé la course au titre et mis fin à la fantastique série de 26 matches sans défaite de leur voisin.
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On l'a prouvé aujourd'hui : le Real sait jouer
"C’est ça le Real messieurs : être toujours ensemble, on en a vu des pires", annonçait à ses hommes Sergio Ramos après la défaite face à Donetsk. Il aurait pu ajouter : le Real de Zidane se relève toujours, peu importe les vents contraires.
"On s'est amélioré partout, a analysé Zinédine Zidane samedi soir. On a bien joué de la première à la dernière minute, il faut être content, satisfait du travail bien fait. On a cru en ce que l'on fait. Les joueurs savent que, dans une carrière, dans une saison, il y a des moments difficiles, mais ils savent aussi qu'ici, comme équipe, on peut faire de grandes choses. Et on l'a prouvé aujourd'hui : le Real sait jouer. J'en suis heureux."
Il peut l'être. De lui et de ses hommes qui lui ont prouvé une fidélité sans faille en haussant leur niveau sitôt que leur coach était en danger.

Real Madrid

Crédit: Getty Images

La clé ? Le retour en grâce du trio du milieu

"Il y a des critiques qui font mal, mais elles te rendent aussi plus fort, a continué ZZ. Les joueurs ont assez de caractère pour surpasser cela." Comme souvent, les hommes de base ont relevé un Real fragilisé par un turnover qui a affecté sa compétitivité. Les grosses affiches de la semaine ont mobilisé les historiques autour du trio retrouvé du milieu : Casemiro, Kroos, Modric. Alignés conjointement pour la première fois de la saison mercredi en C1, reconduits face à l'Atlético, ils transfigurent le collectif. Ces trois-là ont complètement dévoré l'entrejeu de Diego Simeone en éteignant systématiquement la menace.
Et à la question de savoir si son iconique trio avait retrouvé son niveau de 2016-2018, Zidane est catégorique : "Oui, clairement. Ils le prouvent sur le terrain, ils performent à un niveau très élevé." Avec ces soldats, avec Karim Benzema, qui a assuré la qualification d'un doublé mercredi en C1, avec Sergio Ramos, Zidane sait qu'il ne peut pas lui arriver grand-chose. Cette semaine a rappelé à l'Espagne et à l'Europe de quel bois était fait cette équipe. Vieillissante peut-être mais toujours insubmersible.
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