La bataille pour le titre en Liga est, il faut l’admettre, passionnante à suivre. C’est une course folle et, aujourd’hui encore, il paraît très difficile de deviner qui pourra lever les bras à l’arrivée. Parti en mode diesel, le FC Barcelone est progressivement monté en régime et s’est idéalement replacé avant la dernière ligne droite. Mais il a visiblement été saisi de crampes dans le sprint final. Piégé par Grenade fin avril (1-2), muselé par l’Atlético samedi dernier (0-0), le Barça devait à tout prix l’emporter contre Levante, mardi soir, pour encore espérer. Raté.
Malgré un début de match très prometteur, concrétisé par deux buts d’avance à la mi-temps (0-2), les Blaugrana, victimes de leurs atermoiements défensifs, ont encaissé trois réalisations en l’espace d’une demi-heure et ont dû se contenter du partage des points (3-3). En cas de victoire contre la Real Sociedad ce mercredi soir (22h), l’Atlético Madrid (1er) comptera donc quatre longueurs sur le club catalan (2e) à deux journées de la fin. Le Real (3e), qui ira à Grenade jeudi, paraît donc être la seule formation encore à même d’empêcher le sacre des Colchoneros.
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Remporter le titre ? "Pratiquement impossible", selon Busquets

Les Barcelonais risquent par conséquent de devoir suivre, de loin, l’explication finale entre les deux géants madrilènes. Et ils l’ont bien compris. "Cela va dépendre de ce que font nos rivaux, mais il reste très peu de matches et de points à distribuer, a soufflé Sergio Busquets au micro de Movistar après la rencontre. C’est de notre faute. Nous avons commis trop d’erreurs, nous avons pris des buts évitables." Avant d’ajouter : "Nous avons laissé beaucoup de points en route pour pouvoir lutter pour le titre."

Sergio Busquets

Crédit: Eurosport

Pour l’expérimenté milieu de terrain, seul joueur de sa formation à avoir pris la parole mardi soir, il est "pratiquement impossible" que le Barça triomphe fin mai. Son entraîneur est du même avis. "L’objectif était de gagner les trois matches et attendre que les autres équipes perdent des points, a ainsi avoué Ronald Koeman. Mais maintenant, c’est très compliqué."

Koeman, sonné et de plus en plus fragilisé

Ce qui pourrait aussi se compliquer, c’est d’imaginer le technicien néerlandais poursuivre l’aventure sur le banc des Culés la saison prochaine. Sous contrat jusqu’en juin 2022, l’ancien sélectionneur des Pays-Bas serait loin de faire l’unanimité au sein du conseil d’administration du FCB, comme l’a révélé ESPN lundi. La possibilité de voir un nouveau coach débarquer en Catalogne dès cet été serait même souhaitée par certains, afin d’entamer un nouveau cycle dans la foulée de l’élection de Joan Laporta à la présidence du club.

Ronald Koeman

Crédit: Getty Images

Koeman, qui a eu bien du mal à expliquer la déconvenue subie au stade Ciutat de Valencia - "c’est très décevant, il est impossible de comprendre ce qu’il s’est passé" - est en revanche conscient que sa situation personnelle est très fragile. Il sait d’ailleurs pertinemment que la prestation de ses joueurs après la pause donne du grain à moudre à ses détracteurs. "Je suis touché, a reconnu l’entraîneur de 58 ans. On avait des attentes. On pointe toujours les entraîneurs du doigt. Je comprends qu’après cette deuxième période, il y ait des interrogations." Des interrogations qui, peut-être, déboucheront sur une éviction.
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