La défiance n'avait fait qu'aggraver le problème. L'autre méthode, radicalement opposée, commence peu à peu à porter ses fruits. Conforté, titularisé puis mis sur orbite, Antoine Griezmann est encore passé par tous les états lors du large succès du Barça face au Betis Séville (5-2), ce samedi. Décisif à deux reprises, le Français semble bel et bien sur le chemin de la rédemption. Même s'il sera long.
Tombé très bas ces dernières semaines, Griezmann ne retrouvera pas ses plus belles hauteurs en un claquement de doigts. Après tout, son mal est psychique bien avant d'être technique. Et nul ne sait si, débarrassé de tous ses doutes, il aurait été capable de convertir ses trois premières énormes occasions du jour (5e, 11e, 27e). "Pour rater des opportunités, vous devez quand même être présent, a rappelé son entraîneur après le match. Vous devez faire preuve de caractère pour continuer à travailler."
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Il faut tout de même croire que la nouvelle approche de Ronald Koeman, qui l'a épargné face à la presse et constamment aligné d'entrée lors des quatre dernières rencontres du Barça, a remis l'international tricolore dans le jeu.
À peine sorti d'une tempête ayant débouché sur la démission de son président Josep Bartomeu, le club a visiblement décidé de faire corps derrière le joueur de Mâcon. L'idée n'a peut-être pas encore gagné l'ensemble du vestiaire : difficile de savoir si Jordi Alba souhaitait vraiment lui offrir le penalty provoqué par Ansu Fati à la demi-heure de jeu. En revanche, impossible de douter que c'était la volonté du banc.

Son penalty non converti ? Pas forcément lié au mental (cette fois-ci)

L'équilibre est encore fragile. Griezmann a parfois l'air d'être toujours sur un fil, même si son échec aux onze mètres n'a peut-être rien à voir avec la tête mais plutôt à l'audace de Claudio Bravo, parti du bon côté pour stopper la tentative d'un joueur qui n'a plus aucun secret pour lui après l'avoir côtoyé durant cinq saisons pleines à la Real Sociedad. Mais il s'agissait tout de même du quatrième échec consécutif de l'attaquant de 29 ans dans cet exercice et ce chiffre-là traduit plus sûrement un manque de confiance qui a (trop) duré.
Au moins, Griezmann a profité d'un deuxième cadeau, poussant au fond du but vide un ballon offert par une inspiration géniale de Lionel Messi. Faut-il y voir un signe du renouveau, alors que les mésententes entre ces deux-là étaient autrefois des preuves criantes de la mauvaise intégration du meneur tricolore ? En tout cas, la Pulga a permis à son coéquipier de retrouver des sensations qu'il n'avait plus connues depuis le mois de décembre dernier, en marquant lors de deux matches de Liga consécutifs.
Il y a aussi tout ce que les chiffres ne disent pas. Aligné comme meneur de jeu, Griezmann a de nouveau été capable de faire les bons appels et les bonnes passes, notamment en décalant Ousmane Dembélé pour l'ouverture du score. "Il a manqué son penalty mais il n'a pas perdu confiance pour marquer ensuite [...], a soufflé Koeman. Il était là où il fallait être." C'est déjà un énorme progrès.

Antoine Griezmann dans les bras de Lionel Messi lors du match opposant le Barça au Betis, le 7 novembre 2020, en Liga

Crédit: Getty Images

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