Un nul qui sonne comme une victoire... ou pas. L'Atlético de Madrid a tenu en échec le FC Barcelone au Camp Nou (0-0) pour conserver ses deux points d'avance au sommet de la Liga sur les Catalans. Les Colchoneros, pas intimidés par l'enjeu, se sont créés les meilleures occasions en première période, alternant jeu rapide et bloc compact pour faire déjouer les Barcelonais. Le Barça est monté en intensité vers l'heure de jeu, mais Lionel Messi s'est parfois senti bien seul à côté d'un Antoine Griezmann transparent et malgré l'entrée dynamique d'Ousmane Dembélé. Le Barça a peut-être dit adieu au titre, et l'Atlético... aussi, car le Real passera leader à la différence de buts particulière s'il bat le Séville FC ce dimanche (21h), à trois journées de la fin.
Nul doute que les Madrilènes savaient qu'une victoire au Camp Nou, aussi ambitieuse l'idée puisse être, était nécessaire pour garder leur destin entre leurs mains. D'entrée de jeu, Thomas Lemar a fait transpirer cette volonté d'être acteur en Catalogne. Sa frappe à ras de terre aux 18 mètres a été arrêtée en deux temps par Marc-André Ter Stegen (3e). C'est malheureusement tout ce qu'on aura vu du Français, sorti sur blessure dès la 13e minute. Pas de quoi refroidir l'Atléti : le remplaçant de Lemar, Saul Niguez, a servi l'appel de Mario Hermoso côté gauche pour un centre en retrait. La frappe d'Angel Correa au point de penalty a été déviée in extremis par Clément Lenglet (19e). Après une entame équilibrée, le Barça s'en est remis à Ter Stegen : sur une frappe dans un angle fermée de Luis Suarez (34e) ou une tentative de Yannick Carrasco que Suarez a failli reprendre (37e), le gardien allemand a fait le job.
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Griezmann n'a pas existé

Son homologue, Jan Oblak, a eu moins de travail en quantité, mais pas en qualité. Lionel Messi a dribblé la moitié de l'équipe madrilène avant de se retrouver plein axe aux 16 mètres. Sa frappe croisée du gauche a été détournée du bout des gants par le portier slovène (41e). L'unique frisson catalan après 45 minutes marquées par la blessure de Sergio Busquets à la demi-heure de jeu. L'entrée d'Ilaix Moriba (18 ans) a reconditionné le milieu barcelonais, qui n'a jamais pris l'ascendant. Le Barça s'en est souvent remis à son génie argentin, au départ des actions mais aussi à la finition sur coup franc, soit cadré et trop faible (66e) soit tout proche de la lucarne (90e). Ou soit parfait pour un coéquipier, comme lorsque Lenglet a enlevé un ballon millimétré pour la tête de Ronald Araujo (46e).
Le Barça a accentué la pression après la mi-temps de façon bien trop irrégulière pour faire douter l'Atlético. Le sauvetage d'Hermoso pour dévier le tir de Moriba dans la surface (62e), suivi de la parade d'Oblak sur une tête de Piqué (63e), a constitué le moment le plus inquiétant pour le leader de Liga. Trop maigre pour un Barça dans lequel Antoine Griezmann, parfois trouvé mais jamais tueur, n'a pas existé. Entré tardivement (75e), Ousmane Dembélé a apporté un vent de folie. Mais il a surtout manqué sa tête alors qu'il était seul et parfaitement lancé au second poteau. Au-dessus (80e). Pas de victoire et, sauf effondrement des clubs de Madrid, pas de titre pour le Barça cette saison. Pour autant, Diego Simeone s'en voudra sûrement de ne pas avoir aidé son équipe à capitaliser sur une première période accomplie. L'Atlético, on l'a donc dit, n'est pas plus maître de son destin que le Barça. Tous les regards sont braqués sur le Real qui peut reprendre la tête à trois petites journées de la fin de la saison.
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