Llorente, Benzema (Real), Pedri (Barça) : les 10 joueurs à suivre cette saison en Liga, partie 2

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LIGA - Débutée la semaine dernière sans Lionel Messi et Sergio Ramos, les désormais anciens capitaines du FC Barcelone et du Real Madrid, tous deux partis au Paris Saint-Germain, la Liga n'en reste pas moins un championnat attractif où le talent déborde. Petit tour d'horizon des dix joueurs à suivre avec une loupe tout au long de cette saison. Ce dimanche, place à la partie 2, avec du beau monde.

Karim Benzema fête son but lors de la rencontre Alavés - Real Madrid (1-4), lors de la 1ère journée de Liga 21-22

Crédit: Getty Images

Marcos Llorente (Atlético de Madrid)

Dans le coeur des supporters de l’Atlético, Marcos Llorente occupe une place de choix. Le joueur est charismatique, méticuleux, inépuisable et surtout, sa transformation en l’espace de quelques semaines restera à jamais marquée dans les mémoires colchoneras. Depuis cette nuit magique à Anfield, Llorente est devenu à lui seul une raison de regarder l’Atlético. Avec Luis Suárez, il est son joueur le plus décisif. La saison dernière, il a marqué 12 buts et 11 passes décisives dans la route vers le titre de 2021.
Cette saison, son importance sera tout aussi capitale. L’Atleti aura besoin de son joueur capable d’attaquer l’espace et de débouler dans la surface avec l’aplomb d’un train de marchandises. Kieran Trippier reçoit au large, Llorente déboule à l’intérieur, et sans même se consulter, l’Anglais lance l’Espagnol dans la profondeur. Voilà l’action type de l’Atlético de Simeone.
Faute d’avoir trouvé la parade, les adversaires ont subi ce mode opératoire 38 journées durant. Tant que Llorente pourra courir en direction des 16 mètres, les affaires des Matelassiers se porteront au beau fixe. Le Madrilène constitue une source de buts intarissable. "Cette partie offensive de mon jeu, même moi je ne la connaissais pas", avouait-il récemment. Désormais, cette partie là est connue et reconnue.
Troisième meilleur joueur de la dernière Liga derrière Messi et Benzema, Llorente sera à suivre d’encore plus près cette année. Il a prolongé jusqu'en 2027 cette semaine. Ce dossier était une priorité absolue pour le board madrilène. Mission accomplie.
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Marcos Llorente

Crédit: Getty Images

Javi Galán (Celta de Vigo)

Au moment de composer le onze type de la précédente Liga, il fallait au milieu de tous les noms ronflants, glisser une anomalie : Javi Galán, latéral gauche de Huesca, bon dernier du championnat. Trop bon pour descendre en deuxième division avec les siens, Galán s’est depuis trouvé un nouveau club en un tien de temps. Direction le Celta de Vigo. L’un des latéraux les plus excitants du championnat dans l’une des équipes les plus excitantes, la Liga sourit !
À l’heure de ressortir sous pression, l’Espagnol de 26 ans est un maître en la matière. Les sorties de balles imaginées par le "Chacho" Coudet sur son tableau noir le remercient déjà. À ses pieds privilégiés, il faut ajouter un turbo lui permettant de déborder ses adversaires en camp adverse. Ses homologues de Liga ont souffert de ses percées tout au long de la saison passée. Petit système offensif à lui tout seul, il pourrait bien se retrouver à nouveau dans un onze type en fin de saison.

Pedri (FC Barcelone)

Pedri ne s’arrête jamais, même quand le Barça lui propose des vacances. Tout le monde s’inquiète de son état, dissèque ses cernes et scrute le moindre signe avant-coureur de surmenage, tandis que lui ne pense qu’à jouer, toujours et encore, comme s’il implorait à ses parents deux minutes de football en plus, une fois l’heure du dîner venue.
Même s'il a refusé de prendre du repos à son retour des Jeux Olympiques, disputés dans la foulée de l'Euro 2020, le jeune international espagnol va finalement devoir passer, lui aussi, par la case maillot de bain et transat. C'est Ronald Koeman qui l'a annoncé en personne. "Nous avons réfléchi pendant un certain temps à ce qui est le mieux pour Pedri. Nous avons décidé qu'il jouera demain (ce samedi, sur la pelouse de l'Athletic Club, ndlr), puis il aura deux semaines de vacances, afin qu'il n'arrive pas en novembre ou décembre avec une lourde charge dans les jambes. On lui donne deux semaines parce qu'il en a besoin."
Dans ce Barça en éternelle reconstruction, le génie de Pedri sera plus que jamais requis. Les avancées de Lionel Messi, ses passes vers la surface, ses différences au cœur du jeu, son capital création en somme, il va bien falloir le combler. Et quand on sait qu’en plus de ça il faudra combler les trous béants laissés par Sergio Busquets à la moindre défaillance de pressing, la tâche paraît monumentale. Là où Xavi Hernandez et Andrés Iniesta ont pris en main le Barça la vingtaine bien tassée, Pedri se doit déjà d’assumer un statut impropre de son âge (18 ans).
La tête sur les épaules depuis sa folle ascension, ça n’a pourtant pas l’air de le déranger. Le garçon assume sa condition avec un naturel désarmant. Si la tête (et le physique) continuent de suivre, Pedro González López fera encore parler de lui à chaque journée. Et si en plus il corrige ses problèmes dans le dernier geste, le monde du football risque d’en perdre la tête !
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Pedro Gonzalez 'Pedri'

Crédit: Getty Images

Alejandro "Papu" Gómez (Séville FC)

À n’en pas douter, Papu Gómez s’est rapidement intégré dans le vestiaire de Séville, rempli d’Argentins. Son intégration dans le jeu des Andalous, elle, a en revanche tardé plus que de raison. Arrivé en cours d’exercice, l’ex de l’Atalanta avait trop souvent été trimballé dans les schémas de Lopetegui. Le meneur s’était même retrouvé embourbé sur un côté.
Pour cette saison, on est plus optimiste : joueur et entraîneur sont condamnés à s’entendre, tant l’équipe a besoin d’un élément à même d’apporter un peu de vie dans un milieu désespérément neutre. Ivan Rakitic - Fernando - Joan Jordan, ça ressemble à un jour de pluie avec en prime la télé en panne. Dans les derniers mètres, le jeu de Séville réclame également, à grands cris, le déséquilibre d’ "El Papu".
Des ailiers autosuffisants, les Blanquirrojos en ont. Des latéraux bons en attaque, également. Un tueur dans la surface, du pareil au même. Ne reste plus qu’un joueur à même de connecter tous ces éléments entre eux afin d’éviter ces possessions en U qui pendent au nez des Sévillans. Malgré tout, les deux protagonistes de cette histoire pour l’heure incomplète devront faire un pas l’un vers l’autre : soit Lopetegui abandonne son 433 de toujours, soit le numéro 24 devra redescendre quelques mètres pour jouer intérieur.
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Alejandro "Papu" Gomez en action avec le Séville FC, en Liga 21-22

Crédit: Getty Images

Karim Benzema (Real Madrid)

Que dire de neuf au sujet de Karim Benzema ? Depuis tout ce temps à le côtoyer, on le connaît sur le bout des doigts le Lyonnais. Finalement, il y a peut-être moins à dire sur son cas que sur celui de son entourage sur le front de l’attaque madrilène. Le Français a besoin de coéquipiers avec lesquels s’unir. Ou plutôt - vu que Benzema sait jouer avec tout le monde - le Real a besoin de coéquipiers en mesure de se laisser bonifier par KB9.
Depuis le départ de Ronaldo, Benzema est orphelin de joueurs assez doués pour s’allier à lui. Marco Asensio et Rodrygo traversent bon nombre de matches comme des fantômes, tandis que Vinicius ne rend jamais au numéro 9 ce que ce dernier lui offre.
La solution pourrait-elle venir de Gareth Bale et Eden Hazard, supérieurs dans l’intelligence et la technique aux autres ailiers madrilènes ? La presse a beau s’être enflammée après un premier match réussi à Alavés, on risque encore d’être déçu. Ne jamais faire confiance à une personne vous ayant déçu déjà 17 fois. C’est là le drame de ce Real, incapable depuis trop longtemps d’offrir à son avant-centre des compagnons de jeu à la hauteur.
Le vice-capitaine madrilène sera au niveau une saison de plus. Il sera naturellement un joueur à suivre cette saison. Néanmoins le succès du Real dépendra aussi de ses acolytes en attaque. Un Benzema obligé de se muer en sauveur à chaque match, cela magnifiera encore plus son histoire tout en exposant une fois encore la platitude offensive de cette équipe.
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Karim Benzema

Crédit: Getty Images

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