Encore un et Sergio Ramos sera centenaire. Buteur sur penalty lors du Clasico remporté par le Real Madrid au Camp Nou samedi (1-3), le défenseur central a ajouté un 99e but à sa collection du côté de la capitale espagnole. Le voilà à 125 unités si l’on prend en compte ses prestations avec le FC Séville en début de carrière et, surtout, avec la Roja (23 réalisations en 175 sélections). Hors du commun pour un défenseur central, qui réduit encore un peu l’écart avec une autre légende qui marquait en partant de loin : Fernando Hierro et ses 124 buts à Madrid.

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Ramos provoque, réclame et obtient

Cela devient commun, avec Ramos. Du haut de ses 34 ans, il est le Madrilène qui a le plus frappé au but samedi (4). Seul Philippe Coutinho a fait mieux en face (5). Ajoutez à cela ses quatre dégagements, trois tacles, trois duels aériens gagnés et deux interceptions, et vous obtenez de quoi sérieusement embêter le Barça. Et n’importe qui d’autre, d’ailleurs. Mais avec l’ancien Sévillan, il n’y a pas que la prestation pure et dure à retenir. Car il est de ceux qui incarnent mieux que les autres le rôle de capitaine.

Ramos n’a pas seulement transformé un penalty. Il est allé le chercher avec vice, l’a réclamé au métier et s’est empressé de répondre au début de polémique qui a suivi. "Le marquage de Lenglet est allé à la limite, il m’a attrapé en essayant de sauter. Juger l’arbitre pour une action aussi claire est injuste. Parfois ils ont raison et parfois non. Le penalty est plutôt juste". Fin du débat ? Certainement pas. Mais Zinedine Zidane, lui, n’a pas eu à s’en mêler plus que ça.

Ramos a fait le ménage

C’est aussi en cela que Ramos est essentiel au Real. Et à Zidane. Sorti blessé à la pause lors de la défaite contre Cadix (0-1), absent contre le Shakhtar (2-3), le natif de Camas est revenu soulager tout le monde. Y compris son coach, sous le feu des critiques depuis ces deux revers de rang.

"Je suis ici depuis 16 saisons et une semaine de crise au Real Madrid, ce sont deux matchs, a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre, dans des propos relayés par Marca. Les critiques ? Cette énergie négative finit par être palpable dans le vestiaire. Mais ceux d’entre nous qui sont là depuis longtemps ont pris soin de s’en débarrasser, même avec un aspirateur. Cette équipe a beaucoup gagné, nous voulons le refaire et c’est la voie à suivre"..

Un message limpide. L’année dernière, déjà, ZZ était sous pression à la même époque. Ramos avait alors pris la défense de son coach à la veille d’une victoire contre Galatasaray. Huit jours plus tard, il marquait en Liga et le Real repartait de l’avant. Dépassement de fonction, fiabilité, fidélité. Au sommet ou dans la tempête, le Real a toujours un soldat sur lequel compter.

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