"Le Real Madrid peut être en fête car avec Camavinga et Valverde, ils ont un milieu de terrain pour 10 ans". Le compliment vient de Sport, journal catalan qu'on aura du mal à cataloguer pro-madrilène. Il résume pourtant ce qu'il se dit aux abords de Santiago Bernabéu ces dernières semaines. Car si le Real s'est parfois égaré dans sa quête des cracks de demain, les doutes entourant Edouardo Camavinga sont déjà en passe d'être levés.
Non pas qu'il aient été nombreux mais débarquer au Real Madrid à 19 ans ne peut se faire que sur la pointe des pieds. Ici, officie un trio sacré. Ici, c'est le royaume de Casemiro, Luka Modric et Toni Kroos. Ici, plus d'un ont abandonné face à l'ampleur de la tâche, Mateo Kovacic, Marcos Llorente, Martin Odegaard ou Asier Illarramendi pour ne citer qu'eux. Camavinga n'en est pas là mais la relève s'annonce enfin enthousiasmante au Real.
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Le creux de l'hiver…

Car au-delà du talent connu du gamin de Fougères, c'est grâce à son état d'esprit remarquable que Cama a séduit la Casa Blanca. Au cœur de l'hiver, après des débuts tonitruants, le Français semblait rentrer dans le rang. Très peu de titularisations, des entrées anonymes et le sentiment qu'il faudrait être patient pour faire de Camavinga une option à part entière pour Ancelotti.
"Ces jeunes, comme Camavinga et Valverde doivent savoir qu'ils ont devant eux Modric, Kroos et Casemiro, expliquait ainsi l'Italien fin décembre. Ils sont en compétition avec les meilleurs au monde et ils doivent évaluer et comprendre qu'à l'avenir ce seront eux qui y joueront. Camavinga a une qualité immense, mais il doit prendre de l'expérience pour le poste auquel il joue. Il ne l'a pas encore, mais il n'a que 19 ans". Visiblement, l'argument de l'âge s'est effacé depuis quelques semaines.
Mercredi, Camavinga était titulaire comme sentinelle dans un milieu new-look avec Valverde et Ceballos face à Osasuna (1-3). Il fut excellent défensivement où malgré son avertissement précoce, son péché mignon depuis le début de saison, il aura réussi à donner de l'impulsion au jeu madrilène avec ses caractéristiques propres : jaillissements, anticipation et gros volume de jeu. C'est grâce à sa passe piquée sublime qu'Asensio a marqué le deuxième but merengue. "Un plan B digne de l'équipe A", titrait ainsi AS ce jeudi à propos du Français et de Ceballos.

Carlo Ancelotti and Eduardo Camavinga, Real Madrid vs Real Sociedad

Crédit: Getty Images

Le joker qui a tout changé

Alors, que s'est-il passé pour que Camavinga accélère son propre destin ? Des entrées en jeu déterminantes qui ont renversé des situations bien mal engagées. Face au PSG, son entrée saignante en lieu et place d'un Toni Kroos dépassé a permis le réveil madrilène. "On avait plus d’énergie au milieu de terrain, surtout avec Camavinga", glissait un Ancelotti reconnaissant envers son jeune Français.
Forcément, quand le Real semblait manquer de gasoil au match retour face à Chelsea, l'Italien n'a pas hésité longtemps. A la 73e minute, malgré la désapprobation d'un Kroos énervé, c'est encore Camavinga qui a relancé complètement la Casa Blanca. Avec le même bénéfice : sa présence libère complètement Modric et son pied de velours, soudain plus proche de la surface adverse. Avec le résultat que l'on connaît…

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