Il était arrivé une écharpe de l'OM nouée autour du cou. Trois semaines plus tard, c'est les larmes aux yeux que Robert Louis-Dreyfus, actionnaire majoritaire du club phocéen, avait quitté le palais de justice de Marseille. Condamné à trois ans d'emprisonnement avec sursis et 375 000 euros d'amende, RLD n'avait pas été épargné par les magistrats chargés de juger l'affaire des transferts suspects entre 1997 et 1999. Avec lui, treize autres prévenus - en majorité reconnus coupables d'abus ou complicité d'abus de biens sociaux - avaient été sanctionnés. Seul Marcel Dib, ancien directeur sportif du club, avait été relaxé.

Aujourd'hui, tout ce petit monde, mis à part Jean-Michel Roussier, Yves Marchand (anciens présidents du club) et Hervé Goursat (ancien agent) qui n'ont pas fait appel, reviennent pour l'acte II du procès. Leur but : atténuer les sanctions ou, au mieux, prouver que les quinze transferts suspects (notamment ceux de Laurent Blanc et Fabrizio Ravanelli) n'étaient pas illégaux et qu'ils n'auraient pas permis d'arroser les agents, les joueurs ou autres intermédiaires de vingt-deux millions d'euros au total. Les juges vont donc reprendre l'analyse des méthodes de l'OM, parcourir les méandres d'un système jugé frauduleux en première instance.

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Courbis : "Je joue mon avenir"

Se sentant floué et assurant avoir découvert ce qui lui avait dissimulé durant deux années, Robert Louis-Dreyfus assurait l'an passé "ne pas avoir commis d'infraction, même par négligence ou imprudence" malgré les mises en cause de Pierre Dubiton, ancien directeur administratif et financier du club. La ligne de défense du propriétaire du club ne devrait pas beaucoup évoluer, même s'il a décidé de changer d'avocats et que l'OM n'est plus partie civile. Décidé à vendre le club l'hiver dernier et berné par le désormais fameux Jack Kachkar, le milliardaire semble avoir été touché par un regain d'amour au printemps malgré les 200 millions d'euros perdus depuis 1996 et ses soucis judiciaires.

Rolland Courbis joue peut-être encore plus gros que son ancien patron. Entraîneur de l'Olympique de Marseille à l'époque des faits, le coach montpelliérain avait écopé de trois ans et demi de prison en juin 2006, de 375 000 euros d'amende et cinq ans d'interdiction d'exercer une activité dans le milieu du football. Lors du premier procès, il avait été le plus durement puni en raison de condamnations précédentes, notamment lors de l'époque toulonnaise. "J'ai conscience que je joue mon avenir professionnel, psychologique et familial. Ce sont les cinq jours les plus importants de ma vie, que j'aborde avec autant d'espoir que d'inquiétude." Le décor est planté.

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