MAURO CETTO, vous avez décidé de rester à Toulouse où vous étiez prêté par Nantes. C'était un choix logique pour vous ?

M.C. : Oui. Même si la saison dernière a été difficile collectivement, personnellement j'étais content de ma saison. J'ai joué beaucoup de matches. En plus, le président et l'entraîneur m'ont fait comprendre qu'ils voulaient me garder. Au contraire de Nantes avec qui je n'ai pas eu beaucoup de contacts depuis mon départ. Donc, logiquement, le choix de rester ici s'imposait.

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Toulouse retrouve son rang
28/07/2008 À 15:30

Vous n'avez donc jamais envisagé de retourner à Nantes ?

M.C. : Non. Personnellement, pourquoi pas. Je me suis toujours plu à Nantes. Ca s'est toujours bien passé avec tout le monde. Pour ma part, que ce soit par rapport au public ou au club, j'aurais pu revenir tranquillement. Sans problème. L'envie était là. Après, la question était de savoir si l'on voulait de moi ou pas. Mais depuis que les nouveaux dirigeants sont arrivés, je n'ai eu aucun contact. Donc je n'avais pas envie de revenir en sachant que je n'ai jamais parlé avec eux

Etes-vous déçu par l'attitude de Nantes à votre égard ?

M.C. : Non, je ne suis pas du tout déçu. Ici, c'est tout le contraire de Nantes. Ils ont montré beaucoup d'envie de me garder. Dès la fin de la saison dernière, le président m'a appelé pour me dire qu'il voulait que je reste. A partir de là, je ne peux pas avoir une déception d'un côté quand je suis content de l'autre. En plus, dès la reprise, l'entraîneur m'a demandé d'être capitaine. On m'a vraiment bien accueilli ici à Toulouse. Je n'ai pas à me plaindre.

Ce brassard de capitaine représente beaucoup pour vous ?

M.C. : Oui, bien sûr ! C'est quelque chose qui me fait plaisir. Ça prouve la confiance que le coach et le club ont en moi. De mon côté, j'essaye de donner le meilleur de moi-même, de m'entraîner à fond et de jouer du mieux possible pour rendre cette confiance qu'ils m'ont donné. J'avais déjà été capitaine à Nantes. Ça n'est pas une pression. C'est une responsabilité supplémentaire mais qui me plait énormément.

Avec le recul, comment analysez-vous ce qui s'est passé la saison dernière ?

M.C. : Il y a plusieurs éléments. Déjà, le fait de jouer la Coupe d'Europe avec un effectif limité en nombre. Plus la quantité de blessures que l'on a connues, surtout les six premiers mois. Tout ça a fait que c'était beaucoup plus dur que prévu. Après, il y a eu les soucis que tout le monde connait au niveau de la vie du groupe. Malgré la qualité des joueurs, il y a plein de choses qui ont fait qu'on n'a jamais pu imposer notre jeu. C'est pour cela qu'on a connu une saison difficile jusqu'au bout.

Cette saison difficile est-elle aujourd'hui complètement digérée ?

M.C. : Disons qu'il y a eu beaucoup de changements. Au niveau du staff, l'entraîneur est parti. Il y a aussi beaucoup de joueurs, surtout des cadres, qui sont partis. Les nouveaux sont arrivés. C'est vraiment un nouveau groupe. Pour ceux qui étaient déjà là l'an dernier, on doit s'appuyer sur ce qu'on a vécu pour ne plus le revivre. On n'a vraiment pas envie de connaître une nouvelle saison comme celle-là. Tout le monde l'a compris. On n'a pas oublié ce qui s'est passé mais on le laisse de côté et on aborde un nouveau championnat en se disant qu'on ne doit pas répéter les mêmes erreurs.

Sentez-vous un groupe revanchard ?

M.C. : Bien sûr. On pense que l'on vaut mieux que l'an passé. Mais il faudra le démontrer sur le terrain. Ça n'est pas en parlant et en disant que l'on veut faire mieux que ça va marcher. Ça n'est vraiment que sur le terrain qu'on pourra démontrer que la saison dernière était certes un échec mais que ça ne reflétait pas le vrai niveau de l'équipe. C'est à Lyon lors de la première journée du championnat qu'on va le montrer.

On peut donc parler de nouveau départ pour le TFC...

M.C. : Oui. Je pense que tout le monde essaye de le vivre comme ça. C'est un échec qu'on n'oublie pas mais que l'on n'a pas envie de répéter. Donc on repart à zéro. Heureusement, dans le football, tout le monde repart au même niveau donc on a encore la possibilité de refaire une saison comme en 2006-2007 quand Toulouse s'était qualifié pour la Ligue des Champions. Aujourd'hui, l'envie est la même. On veut refaire une très belle saison mais, surtout, ne pas revivre celle de l'année dernière.

Elie Baup est parti. Quelles sont les différences avec Alain Casanova ?

M.C. : C'est encore trop récent pour parler de ça. Surtout que, moi, je n'avais pas vécu la préparation avec Elie Baup la saison dernière. En revanche, je pourrai comparer leur gestion quand le championnat aura commencé. En tout cas, Alain nous a apporté beaucoup de rigueur et de sérieux depuis son arrivée. Il a vraiment envie que l'on travaille sérieusement et que tout le monde n'ait rien à se reprocher au niveau de l'état d'esprit. Pour l'instant, c'est le cas. J'espère qu'on pourra garder cette même envie de travailler ensemble durant toute la saison. Surtout quand il y aura des moments difficiles en championnat.

Un autre départ important, c'est celui de Johan Elmander. Comment le vivez-vous ?

M.C. : C'est un très bon joueur qui est parti. Un joueur sur lequel on comptait beaucoup. On s'appuyait beaucoup sur lui. La saison dernière, Johan était notre attaquant le plus important. Cette année, on a Gignac et Larsen qui vient d'arriver de Schalke 04. Ce sont deux joueurs sur lesquels on pourra aussi s'appuyer énormément. On a une énorme confiance en eux. Même si Johan n'est plus là, on a des attaquants de qualité qui peuvent le remplacer, même si ce sera dans un style de jeu différent. Mais l'équipe jouera un style de jeu différent cette année.

Le recrutement vous rassure-t-il ?

M.C. : Comme je l'ai dit, les joueurs qui sont arrivés sont des joueurs de qualité. Ils ont prouvé ailleurs qu'ils avaient le niveau. Pour l'instant, ils s'adaptent très bien. C'est important pour la vie du groupe. Après, je ne sais pas s'il y a encore des joueurs qui vont arriver. On a un effectif jeune qui n'est pas énorme en quantité mais qui possède beaucoup de qualité. Peut-être qu'il y a encore des joueurs qui vont venir étoffer le groupe. Je ne sais pas.

D'après vous, que peut viser Toulouse cette saison ?

M.C. : C'est difficile à dire. Le président nous a fixé un objectif entre la 5e et la 15e place. Mais notre idée, c'est surtout d'éviter de jouer le maintien et ne pas revivre la même saison. Tout ce qui viendra ensuite, ce sera du bonus. Mais on sait que, malgré tous les départs qu'il y a eu dans notre effectif, des joueurs de qualité sont arrivés. Si l'équipe prend conscience de sa qualité, je pense qu'on peut faire un beau championnat. Mais ça dépend de beaucoup de choses. Le football se joue souvent sur des détails. Contrairement à la saison dernière, j'espère que cette fois les détails joueront en notre faveur.

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