BENOIT CHEYROU, l'OM a peiné pour s'imposer face à Boulogne. Comment expliquez-vous ces difficultés ?

B.C : Ça n'a pas été un math facile. Et je l'avais dit avant la rencontre. Ces trois points, on ne s'en rappellera peut-être pas à la fin du championnat, mais ils comptent autant qu'une victoire contre Paris ou Lyon.

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Etiez-vous inquiet à la mi-temps lorsque votre équipe est sortie sous les sifflets du public ?

B.C : Non, car nous avions la maîtrise de la rencontre. On aurait peut-être pu jouer encore plus vite si on avait un peu plus de jus. On est bien rentré dans le match. Et on a senti une certaine sérénité et stabilité derrière. C'était super important de ne pas avoir pris de but. C'est une bonne soirée mais si quand on regarde l'affiche OM-Boulogne, c'est normal de s'imposer. Il fallait le faire. On l'a bien fait.

Mais Marseille n'a réussi à débloquer la situation que sur coups de pied arrêtés…

B.C : On a d'abord essayé de jouer dans les espaces et de combiner. Ensuite, comme souvent, on a trouvé la faille sur corner puis sur penalty. On a marqué beaucoup de buts depuis le début de saison sur coups de pied arrêtés. J'avais dit avant le match que ce serait important contre des équipes bien regroupées devant leur but. Ça pouvait être décisif. On l'a bien vu contre Boulogne.

C'est vous qui frappez le corner pour la tête de Heinze sur le premier but. Est-ce un classique des séances d'entraînement ?

B.C : Oui, c'est du tableau noir. Ceux qui ont l'habitude de tirer les coups francs ou les corners travaillent à l'entraînement pour arriver à donner la meilleure trajectoire possible au ballon.

Les attaquants sont restés muets. Est-ce inquiétant ?

B.C : Dans l'équipe, nous avons beaucoup de buteurs. Le danger peut venir de partout. C'est important. Aujourd'hui, c'est Gaby (Heinze) qui marque. Mais Souley (Diawara) l'a déjà fait aussi dans d'autres rencontres. C'est bien de pouvoir compter sur eux dans des matches aussi fermés.

Selon vous, cette victoire n'est-elle pas laborieuse ?

B.C : Non, on n'a pas été si laborieux que ça. Je dirais même que nous avons affiché une certaine maîtrise collective en première période. Mais ce n'est pas facile de trouver des espaces quand vous jouez contre une équipe qui se regroupe à dix dans sa surface. L'essentiel, c'est d'avoir pris les trois points. On a gagné, on est heureux. La saison dernière, on n'aurait peut-être pas gagné ce genre de rencontres…

Vous faites allusion aux points perdus à domicile face à des équipes mal classées ?

B.C : Mine de rien, ce genre de victoire fait du bien au groupe. On n'a pas pris de but et on a senti une certaine maîtrise dans le jeu. L'année dernière, on a été capable du meilleur comme du pire face à ces équipes-là. On a perdu beaucoup de points. Nos défaites devant Nancy ou Lorient ou les nuls face au Mans ou Valenciennes nous ont fait beaucoup de mal. On perd le championnat sur ces rencontres. Cette saison, on a plus de certitudes par rapport à ça. Ce n'est pas une garantie pour les matches qui viennent. Mais c'est bien de gagner des matches comme ça. Je suis toujours convaincu que l'on a une grosse marge de progression.

En championnat, ce succès intervient après celui de Nice. L'OM peut-il maintenant continuer cette série jusqu'à la trêve ?

B.C : Il nous reste trois matches avant la trêve. Il va falloir prendre le maximum de points même si l'on se déplace deux fois.

L'élimination de la Ligue des Champions est-elle digérée ?

B.C : Ça n'a rien à voir. Ce qui s'est passé avec le Real, c'est autre chose. On a bien su séparer les deux compétitions car on est bien entré dans le match. On n'avait pas la tête ailleurs. Mardi, c'était une grosse déception mais on devait se remettre vite en question. C'est notre boulot.

On a l'impression que c'est plus difficile pour vous en ce moment. Est-ce également votre sentiment ?

B.C : Dans une saison, il y a toujours des hauts et de bas…

Est-ce la conséquence d'une certaine forme d'usure mentale ?

B.C : Non, je ne pense pas. Mais c'est vrai qu'après un bon départ, j'ai connu un passage à vide. C'est peut-être à cause des adversaires ou de leurs schémas tactiques. Ce n'est pas vraiment explicable. Dans le foot, il y a beaucoup de paramètres qui entrent en compte. Mais l'essentiel, c'est la progression de l'équipe.

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