Laurent Blanc au PSG : les cinq moments-clefs de sa présentation

Les cinq moments-clefs de la première de Laurent Blanc
Par Eurosport

Le 27/06/2013 à 20:48Mis à jour Le 28/06/2013 à 15:18

Laurent Blanc n’a pu faire qu’une seule annonce jeudi : il veut que son vestiaire parle français. Pour le reste, on a bien senti qu'il venait à peine d'arriver. Voici les cinq moments-clefs de cette première intervention.

. UNE PRÉSENTATION EXPRESS

Si c’était à refaire  : Le PSG aurait pu soigner le cérémonial pour un entraîneur qui a tout de même été champion de France et sélectionneur des Bleus. Le cliché sur la pelouse était un minimum.

. BLANC N'EST PAS ENCORE ANCELOTTI

Malheureusement, la première conférence de presse de Laurent Blanc ne va pas l'aider à effacer l'impression qu'il est un second choix. En costume-cravate (rare!), le nouvel entraîneur a passé son Grand Oral pas très à l'aise.  Ses premiers mots auront été pour remercier Nasser Al-Khelaifi "de (lui) permettre de pouvoir retrouver un métier excitant." Quand Ancelotti représentait une chance pour le PSG, Blanc se sentirait presque redevable. Le contraste avec la présentation du Mister est d'ailleurs cruel. Y compris dans le ton des premières questions qui lui ont été posées. "Vous avez trouvé un poste, ça fait un chômeur en moins en France". Ainsi a débuté l'exercice ! Tutoiements, jeux mots sur les "quotas" de Français, questions sur ses supposés comptes bancaires en Suisse se sont ensuite enchaînés…

Si c’était à refaire  : Chers confrères, on parie combien que vous n'auriez pas posé les mêmes questions à José Mourinho ou Fabio Capello ?

Panoramic

. LEONARDO, UNE "ABSENCE" ÉTONNANTE...

L'une des images de la présentation de Laurent Blanc reste celle de Leonardo, assis au premier rang de l'amphithéâtre quand il avait l'habitude de prendre place sur l'estrade au côté d'Ancelotti ou de ses nouvelles recrues stars, systématiquement. Suspendu, peut-être a-t-il voulu se mettre en retrait. Mais cela n'a pas manqué de susciter des interrogations sur les relations entre les deux hommes. "Vous me posez la question de son absence, je n’en sais rien, a botté en touche un Laurent Blanc visiblement embarassé. Il y a le président, on m’a demandé de m’asseoir là face à vous, et je me suis assis". Dès les premières minutes, Nasser Al-Khelaifi s'était pourtant senti obligé de souligner que Laurent Blanc était "aussi le choix de Leonardo". Entre les deux hommes, la hiérarchie semble toutefois bien établie. C'est Blanc lui-même qui a mis les choses au clair : "On a tous des référents. En tant qu'entraîneur du PSG, j'ai des comptes à rendre à mon directeur sportif et à mon président".

Si c’était à refaire : Pour l'image, la présence de Leonardo au côté de son nouvel entraîneur aurait confirmé son soutien à Laurent Blanc. Et un pouce levé n'aurait pas été superflu.

L'une des (rares) annonces fortes de Laurent Blanc aura concerné le vestiaire. Un nid de stars qu'on dit déjà ingérable pour le nouvel entraîneur. L'ancien sélectionneur des Bleus entend pourtant relever ce défi et faire taire les sceptiques : "En tant qu'entraîneur, je n'ai connu qu'un vestiaire à Bordeaux mais en tant que joueur, j'ai fait partie de ces joueurs ‘ingérables’ (sic). Les résultats feront en sorte que la gestion du vestiaire sera facile ou non. A moi d'instaurer certaines règles, les appliquer et être assez ferme". Sa principale règle : généraliser l'usage du Français. "C'est mieux si le français est parlé dans le vestiaire. Et ce sera le cas, a-t-il annoncé. L'Italien me servira vis-à-vis de certains joueurs. Mais sommes en France, on parle français. Mes discours seront en français." On aimerait être là quand il demandera à Zlatan d'apprendre la langue de Molière.

Si c’était à refaire  : Pareil ! Il faut reconnaître à Laurent Blanc le mérite d'aborder un sujet sensible dans un vestiaire réputé divisé entre les Français et les étrangers. Reste à savoir si l'objectif est réalisable…

AFP

. ENCORE BEAUCOUP DE CHOSES À CALER

Laurent Blanc s'est mis d'accord avec le PSG il y a seulement "48 heures". Et cela s'est vu. Sur les principaux sujets (son staff, le rôle de Claude Makelele, ses objectifs, le mercato), il a entretenu un flou qui n'a fait que confirmer l'urgence dans laquelle le club a procédé à sa nomination. "Je n'entre pas dans les détails", "Permettez-moi d'être évasif", a-t-il souvent répété. Il a aussi confessé n'avoir "encore parlé avec personne du groupe". Concernant d'éventuels transferts au PSG, il a estimé qu'il était "un peu tôt" et qu'il y avait "encore beaucoup de choses à voir ". La vérité, c'est que le club a déjà avancé sur de nombreux dossiers sous la tutelle de Leonardo dont le recrutement reste le pré carré. Preuve que Laurent Blanc a du chemin à faire s'il veut imposer sa patte à Paris. Mais, pour lui, plus que le jour de sa présentation, c'est sans doute le jour de son départ qu'il espère qu'on lui déroulera le tapis rouge.

Si c’était à refaire : A peine arrivé à Paris, Laurent Blanc n'a pas eu le temps de mettre le nez dans tous les dossiers. Merci au PSG d'avoir communiqué dès qu'il l'a pu et d'avoir organisé cette conférence de presse assez vite. Mais elle était visiblement prématurée.

Panoramic

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