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21e journée-SDR-OL : Hubert Fournier, le faiseur de miracles rémois
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Publié 18/01/2014 à 23:51 GMT+1
Avant d'affronter Lyon, Reims est septième de Ligue 1, devant son adversaire du soir. Une réussite que le club doit surtout à son entraîneur, Hubert Fournier.
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Hubert Fournier connaîtra forcément un sentiment un peu particulier dimanche au coup d'envoi de Reims-Lyon. L'ancien défenseur lyonnais (1998-2000) n'imaginait sans doute pas son équipe rémoise en position de reléguer son adversaire du jour à sept longueurs en cas de succès. Vu de Reims, Fournier, arrivé au club en 2009, restera à jamais comme l'entraîneur du retour en Ligue 1 en 2012. Il est aussi pour beaucoup dans l'excellent championnat que réalise actuellement le Stade de Reims.
Le succès à Lille dimanche (2-1) a été qualifié à chaud de chanceux. Mais après avoir battu le LOSC deux fois, Marseille et Lyon sur leur pelouse, Monaco en Coupe de la Ligue, et figurer à la septième place au classement, les succès stadistes ne peuvent pas être imputés qu'à la chance. Et si ces dernières semaines (Nice, à Lille) les Rémois ont parfois gagné en mode hold-up, c'est plutôt leur qualité de jeu qui a été louée jusqu'à présent.
Pour y parvenir, Fournier réussit à donner de la confiance à ses joueurs, en misant sur la responsabilisation. "Il donne une trame, dit ce qu'il attend de nous, raconte Franck Signorino. Il donne sa confiance au groupe. Il donne la direction, mais nous dit que c'est à nous de nous gérer." Nicolas De Préville, attaquant convaincu au téléphone par Fournier de rejoindre la cité des sacres il y a un an, explique : "Le coach insiste d'abord sur la discipline défensive, on doit aller 'mordre' les chevilles des adversaires. Il nous laisse toujours une certaine liberté dans les 30 derniers mètres à partir du moment où on fait les efforts défensifs."
A l'image d'une inamovible charnière centrale Tacalfred - Weber qui n'a pas changé depuis 2009 et le championnat National, des progressions de Krychowiak ou Fortes, eux aussi déjà là en 2009, Fournier a permis à ses joueurs de franchir chaque pallier. Tacalfred, par exemple, était un discret latéral droit jusqu'à un match de coupe à Rennes. En raison de nombreuses absences dans l'axe, son coach lui a confié la place et le Guadeloupéen est devenu défenseur central et a hérité du brassard.
En quatre saisons, tout n'a pas été rose. Signorino a retenu l'angoisse des quinze matches sans victoire l'an dernier. "Ça n'a pas explosé comme à Brest ou Nancy parce que le groupe ne s'est pas désuni, et le coach en est à l'origine. On a tous un peu douté, même lui, mais il a su trouver les mots pour nous relancer." Fin décembre, son affectif président Jean-Pierre Caillot a officialisé la prolongation de contrat, jusqu'en 2016, d'un entraîneur qu'il a toujours soutenu, illustrant la stabilité du club champenois.
Obtenir de meilleurs résultats, saison après saison, passe chez Fournier au même plan que l'amélioration du jeu proposé. "On a été très efficace tactiquement à Lille, mais ce n'était pas très beau, reconnaît Signorino. Mais cette année on produit plus de jeu, on a plus de possession de balle, on a plus d'occasions, on marque plus de buts. On axe beaucoup le travail sur la conservation du ballon, la production du jeu avec des dédoublements de passes, du jeu en triangle." Reste à savoir si, débarrassé de la pression du maintien, bien que Fournier le martèle toujours comme l'objectif, Reims saura continuer à progresser.
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