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16 buts en 9 matches : pourquoi Paris ne sait plus fermer les vannes

16 buts en 9 matches : pourquoi Paris ne sait plus fermer les vannes

Le 28/02/2020 à 18:30Mis à jour Le 29/02/2020 à 14:59

LIGUE 1 - Le PSG affiche une défense bien fébrile depuis le début de l'année 2020. En L1 mais aussi et peut-être surtout en Ligue des champions, les Parisiens ont étalé leur manque de rigueur. Thomas Tuchel doit trouver les clefs de ce problème aux multiples raisons. Mais les blessures et les absences ne vont pas l'aider.

"L'attaque fait lever les foules mais la défense fait gagner des titres". Cet adage bien connu en NBA n'est pas vraiment dans tous les esprits du côté du Paris Saint-Germain. Depuis le début de l'année 2020, les champions de France ont même pris la mauvaise habitude d'aller un peu trop régulièrement récupérer le ballon au fond de leurs filets. Beaucoup trop régulièrement même pour une équipe de ce calibre et avec ce type d'ambitions continentales.

Trois contre Bordeaux, quatre à Amiens, deux autres face à Lyon ou encore trois à Monaco : avec ces opérations portes ouvertes, les Parisiens, incapables de défendre sereinement, ont déjà encaissé plus de buts en sept matches de L1 en 2020 que sur la première partie de saison (11 en 19 matches contre 14 en 8 matches). Et si Paris a su fermer les vannes dans les coupes nationales contre des adversaires certes loin d'être des terreurs offensives, il faut ajouter à ce bilan peu flatteur l'escapade ratée à Dortmund. Ce choc tant attendu a vu les coéquipiers de Marquinhos céder à deux reprises face au talent insolent d'un gamin de 19 ans, Erling Haaland. Sans compter la Coupe de France ou la Coupe de la Ligue, le club de la capitale affiche donc 16 buts encaissés en 9 petits matches...

Un souci collectif mais aussi individuel

A une époque où Paris ferait bien d'avoir des assurances défensives pour assouvir enfin ses ambitions européennes, les doutes s'accumulent autant que les buts encaissés. Car ce n'est plus l'histoire d'un match. Ou d'une semaine. Le manque de rigueur s'est installé depuis de longues semaines déjà. Face à ce constat peu reluisant, il serait tentant de pointer du doigt une raison particulière. De lier cela par exemple à une absence ou un changement tactique. Il serait alors sûrement plus facile de résoudre ce souci qui n'a rien d'anodin. Le problème, c'est que les raisons sont multiples.

Ces failles trouvent déjà leur origine du point de vue collectif. La fébrilité du début d'année des Parisiens n'est pas seulement la faute des défenseurs. C'est un tout. Le pressing est ainsi moins présent. Et l'arrière-garde parisienne se retrouve plus exposée. Le passage au 4-4-2 n'y est pas étranger non plus. Dans ce système, le rôle défensif des ailiers n'est pas à négliger. Or, ils n'ont pas toujours eu, ou pu mettre, l'implication nécessaire pour aider leurs latéraux, où Tuchel n'a en plus pas pu compter sur toutes ses armes avec les blessures de Juan Bernat et Colin Dagba.

Si le relâchement est collectif, cette instabilité défensive s'explique également par des défaillances individuelles. Ces derniers temps, certains joueurs n'affichent pas leur meilleur visage. Touché à l'aine, Thiago Silva n'a ainsi pas pu être le guide habituel de la défense parisienne. Et quand il est revenu avant de se reblesser, il n'a été que l'ombre de lui-même. Sans le vrai apport du Brésilien qui bonifie ses coéquipiers quand il est en forme, Presnel Kimpembe a une nouvelle fois exposé ses limites avec des sautes de concentration coupables. Et devant la défense, Idrissa Gueye n'a plus rien à voir avec le couteau-suisse qui avait bluffé tout le monde face au Real Madrid.

Et en plus, il va falloir revoir les plans contre Dortmund

Thomas Tuchel, qui n'a pas aidé ses joueurs en changeant de système à Dortmund, a forcément pris la mesure du problème. Alors qu'il a eu une semaine entière pour faire travailler son groupe pour la première fois depuis le début de l'année 2020, le technicien allemand doit vite trouver comment endiguer cette fébrilité. Mais les blessures ne vont pas l'aider. Si Abdou Diallo est à nouveau opérationnel, Thiago Silva, victime d'une lésion du biceps fémoral de la cuisse droite, est encore sur la touche. Et cela va forcer Tuchel à revoir encore ses plans. Notamment pour ce match retour crucial à Dortmund.

Face au Borussia, le PSG sait déjà qu'il devra faire sans son capitaine mais aussi Thomas Meunier et Marco Verratti (suspendus). En l’absence de Thiago Silva, il semble difficile de ne pas redescendre Marquinhos en défense centrale pour épauler Presnel Kimpembe. Mais cela va déplumer un milieu de terrain, qui sera déjà orphelin de l'activité du Petit Hibou et qui manque d'impact physique. Tuchel se retrouve face à un vrai casse-tête en perspective pour un choc où le moindre but va coûter cher. Dans le choix des hommes mais aussi en termes d'état d'esprit, l’Allemand doit trouver la bonne formule d'ici le 11 mars pour solidifier son bloc. La saison du PSG passe par là. Oui, rien que cela. Car l’attaque ne fera pas tout.

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