Eurosport
A Nice, un vent de crise souffle sur les Aiglons
Par
Publié 03/11/2019 à 00:22 GMT+1
LIGUE 1 - Eliminé dès les 16e de finale de la Coupe de la Ligue face au Mans et 15e de Ligue 1 après 11 journées, l'OGC Nice vit un début de saison très compliqué. Racheté par l'homme d'affaire britannique Jim Ratcliffe à la fin du mois d'août dernier, le Gym est déjà dans l'obligation de faire un résultat face à Reims dimanche.
Eurosport
Crédit: Eurosport
"C'est une performance inacceptable pour un club ambitieux". Les mots de Patrick Vieira, après l'élimination des siens face au Mans, sont lourds de sens. Nice a connu un énième revers sur la pelouse du MMA Arena, mercredi, et a enregistré sa cinquième défaite sur les six derniers matchs, toutes compétitions confondues. Une série de résultats qui est bien trop éloignée des ambitions affichées après le rachat du club, le 26 août dernier.
Des débuts compliqués
100 millions d'euros. C'est la somme déboursée par Jim Ratcliffe, PDG du groupe INEOS, pour devenir le propriétaire de l'OGCN. Il n'a pas tardé à afficher ses ambitions, dans un entretien accordé à Nice-Matin : "Jouer la Ligue des Champions, ce serait super pour Nice et on peut le faire intelligemment". Tardive, la reprise du club aura tout de même permis au Gym de s'activer sur le marché des transferts, et de compléter un effectif trop juste. Kasper Dolberg (Ajax), Adam Ounas (Naples), Alexis Claude-Maurice (Lorient) et Stanley Nsoki (Paris SG) ont notamment rejoint les rangs niçois dans les dernières heures du mercato.
Malgré ce recrutement prometteur, les Aiglons ont vécu un début de saison agité, sur le plan sportif et extra-sportif. Sur le terrain, Nice n'y arrive plus, et n'a pas remporté la moindre rencontre depuis le 21 septembre dernier (une victoire 2-1 face à Dijon). Dans la foulée de ce dernier succès, une affaire extra-sportive est venue s’immiscer dans le vestiaire niçois. Le jeune Lamine Diaby a reconnu avoir volé la montre de la nouvelle recrue Dolberg, et a rapidement été mis à la porte du club. Ambiance…
Les joueurs mis en cause
Preuve que rien ne va chez les Aiglons : Patrick Vieira, d'habitude protecteur envers ses joueurs, s'en est pris directement aux siens en conférence de presse d'après-match mercredi. "Individuellement, on n'est pas bien. Certains doivent prendre conscience que leurs performances ne sont pas suffisantes". Le coach niçois s'est même permis d'adresser un message ciblé : "Je donne des opportunités à certains, ça va s'arrêter. Leur rendement est insuffisant." Clementia, doublure de Benitez et auteur d'une énorme boulette face au Mans, fait sans doute partie des joueurs visés.
Dans le jeu, les lacunes niçoises sont criantes, et ont aussi été pointées du doigt par Vieira après l'élimination en Coupe de la Ligue : "Je suis agacé, énervé (…) Cette première mi-temps a été catastrophique dans tous les domaines." Les erreurs défensives, bien trop récurrentes depuis plusieurs semaines, n'arrangent rien. Pas verni, le coach de l'OGCN doit composer sans Dolberg et Ounas, blessés. Habituellement alignés en 4-3-3, les Niçois ne trouvent plus les solutions depuis plusieurs semaines et proposent un jeu stéréotypé et trop prévisible. Contre Strasbourg, lors du dernier déplacement des Aiglons en Ligue 1, Patrick Vieira a opté pour un 3-4-1-2, en vain (défaite 1-0).
Une philosophie claire mais une patience nécessaire
Dans son entretien accordé à Nice-Matin, Jim Ratcliffe avait prévenu : "La philosophie du club sera de ramener de superbes jeunes joueurs. Ça requiert de la patience, et c'est aussi enthousiasmant pour les supporters." Sur ce point, le néo-propriétaire du club s'accorde parfaitement avec Patrick Vieira, qui applique lui aussi une philosophie de jeu tournée vers les jeunes depuis son arrivée sur le banc niçois. Le mercato estival est, par ailleurs, cohérent au vu de cette philosophie souhaitée. Les prochains mois diront si elle est compatible avec les ambitions affichées.
La réception de Reims dimanche peut relancer la saison des Niçois. Avec onze points, le Gym est à deux points du premier relégable, Nîmes, mais aussi à trois points de Marseille, 7e. Une réaction est attendue du côté de l'Allianz Riviera, pour éviter une crise qui semble inéluctable.
Publicité
Publicité