L'OM peut souffler. La DNCG, gendarme financier du football français, n'a pas sanctionné le club olympien malgré des finances dans le rouge. Le dossier de Lille est quant à lui mis en "sursis", "dans l'attente d'éléments complémentaires demandés au club par la DNCG", a annoncé la LFP dans un communiqué. Le Paris Saint-Germain n'a lui fait l'objet d'"aucune mesure" prise par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG).

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Ligue 1
En attendant son "Head of football", l'OM tient son "Head of business"
02/07/2020 À 15:20

Le dossier de Caen (Ligue 2), mis en sursis le 25 juin, le reste pour le moment. Parmi les décisions attendues de la part de la DNCG, celle concernant l'OM était la plus scrutée, le club ayant régulièrement affiché des comptes dans le rouge ces dernières années.

Après avoir racheté l'OM en octobre 2016, Frank McCourt a lourdement investi dans le club. Les quatre premières saison ont été déficitaires: 42 millions d'euros en 2017, 78 millions d'euros en 2018, de 91,2 millions d'euros en 2019, mais les déficits ont toujours été financés par l'actionnaire et le sont encore pour cette saison 2019-2020, assure le club. Le 26 juin, l'OM a en revanche été sanctionné par l'UEFA pour non-respect du fair-play financier. Le club a été frappé d'une amende de 3 millions d'euros et devra abandonner 15% des gains UEFA auprès de l'instance pendant deux saisons.

Nomination d'un "Head of business"

Mais l'accord de règlement qui régissait la vie financière de l'OM a été abandonné, et le champion d'Europe 1993 a évité la sanction la plus redoutée : l'exclusion des coupes d'Europe. L'Olympique de Marseille doit désormais continuer de grandir en se reposant sur "un modèle économique pérenne", répète le club dans le communiqué présentant jeudi le nouveau directeur général délégué, Hugues Ouvrard.

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La nomination attendue de ce "Head of business" permet également à Eyraud de défendre sa vision à long terme, au moment où un projet de rachat du club s'est déclaré publiquement. Frank McCourt et les dirigeants marseillais répètent que "l'OM n'est pas à vendre", face au projet de rachat porté par l'homme d'affaires franco-tunisien Mohamed Ayachi Ajroudi et l'ex-dirigeant du Rugby club toulonnais Mourad Boudjellal, avec des fonds notamment saoudiens et émiratis.

De leur côté, les candidats acheteurs arguent que l'homme d'affaires américain a perdu trop d'argent dans le club. Ils travaillent avec deux banques d'affaires, l'une américaine, l'autre française, et assurent être prêts à "faire une offre indicative", sans connaître précisément l'état des finances du club.

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