Les tops

  • La renaissance de Loïc Rémy
Voilà plus de huit ans que Loïc Rémy n'avait plus claqué de doublé en L1. C'était avec Marseille… contre Lille, en janvier 2012 (2-0). Ce LOSC qui a pris le pari de le relancer la saison passée, après cinq années particulièrement compliquées. Les Dogues n'ont pas à le regretter, à l'image des deux buts inscrits par Rémy pour les mettre sur la voie d'un succès facile contre Toulouse samedi (3-0). Titulaire pour le 5e match consécutif en L1, l'ancien Lyonnais en est désormais à 7 buts toutes compétitions confondues en 2020. Il est surtout le parfait complément de Victor Osimhen dans le 4-4-2 installé par Christophe Galtier ces dernières semaines. Un vrai atout pour Lille dans la course au podium.
Ligue 1
L'OM, ivre de joie : "C'est le plus beau souvenir qu'on puisse avoir"
21/05/2022 À 23:45
  • Des gardiens en feu
Le peu de buts inscrits lors des matches de samedi s’explique, en grande partie, par les prestations de haute volée proposées par certains gardiens. Du côté d’Angers, Geronimo Rulli a longtemps permis à Montpellier de ne pas être mené au score, avant de céder. Mais il a tout de même réalisé le plus beau sauvetage de la soirée, sur une frappe de Rachid Alioui qui se présentait seul face au but vide. De l’autre côté du terrain, Ludovic Butelle s’est illustré avec une magnifique claquette sur une reprise d’Andy Delort. En fin de soirée, c’est Régis Gurtner qui a écœuré le public de la Meinau. Dans les dernières secondes de la rencontre entre Strasbourg et Amiens, le portier formé au Racing s’est envolé et a stoppé la frappe d'Alexander Djiku d’une claquette splendide.
  • Encore une masterclass pour Christian Gourcuff au Vélodrome
"On a fait ce que l'on voulait faire. On les a privés de solutions. C'est une grosse satisfaction d'avoir présenté ce visage !" Les mots de Christian Gourcuff après la victoire logique de Nantes à Marseille (1-3) trahissaient la fierté que ses joueurs aient appliqué à la lettre le plan de jeu établi avant le match. Mais il y avait aussi chez l'entraîneur des Canaris le sentiment du travail bien fait. Sans se renier, dans le 4-2-3-1 (ou 4-4-2) qui lui est si cher, il a donné une leçon tactique à l'OM. Une habitude pour lui, qui a gagné cinq fois au Vélodrome en 14 visites et régulièrement avec la manière. Un sacré ratio de succès pour un entraîneur qui y est venu avec Lorient, Rennes et Nantes, et très rarement dans la position du favori.
  • Dijon, une série digne d’un champion
La dernière fois que Dijon a perdu devant son public en Ligue 1, c’était le 24 août dernier contre Bordeaux. Une statistique qui paraît inadaptée à la situation du DFCO qui, depuis le début du Championnat, n’a cessé de lutter pour se maintenir. Ni le PSG, ni l’OM, ni le LOSC n’ont réussi à s’imposer à Gaston-Gérard cette saison. S'ils ne perdaient pas face à Monaco ce samedi, les hommes de Jobard pouvaient battre le record d’invincibilité à domicile de l’histoire du club, en signant un 11e match sans défaite devant leur public. C’est désormais chose faite. S’ils veulent se maintenir dans l’élite, les Dijonnais auront tout intérêt à faire perdurer cette série le plus longtemps possible.

Les flops

  • L'OM, la pâle copie de trop
La courbe de résultats de Marseille ne laissait rien transparaitre. Depuis le début de l'année 2020, l'OM avait pris 14 points sur 18 possibles en L1. Mais il le devait plus à sa solidité défensive (un seul but encaissé) et à son ultra-réalisme qu'à la qualité de son jeu. Les étoiles n'étaient pas alignées contre Nantes et cela s'est payé. Aucune combinaison devant, des tirs de loin comme seule arme, une construction sans rythme : l'OM n'a rien montré. Même ses cadres étaient hors du coup, à l'image d'un Dimitri Payet peu inspiré pour son retour de blessure et d'un Valentin Rongier coupable sur le 2e but nantais. Il n'est pas encore temps de s'inquiéter pour Marseille, toujours solidement ancré à sa 2e place. Mais la fin de sa série de 14 matchs sans défaite en Championnat rappelle que l'OM ne pourra pas toujours s'en tirer sans fonds de jeu. Un avertissement possiblement salvateur pour le sprint final.

André Villas-Boas (OM)

Crédit: Getty Images

  • Slimani, une inefficacité rare
Il est inhabituel de mettre Islam Slimani dans les flops, tant il a été décisif avec Monaco cette saison. Mais samedi soir, sur la pelouse de Gaston-Gérard, l’attaquant a été bien trop inefficace et a sans doute coûté la victoire aux siens. Aligné aux côtés de Wissam Ben Yedder et de Stevan Jovetic sur le front de l’attaque monégasque, Slimani a trop gâché. Trois fois, l’international algérien a eu l’occasion de donner l’avantage à l’ASM. Trois fois, Slimani s’est loupé. Trois ratés qui ont stoppé la série de victoires de Monaco, et permis à Dijon de prendre un point précieux dans la lutte pour le maintien.
  • Toulouse démission
Le TFC n'est pas encore officiellement condamné à la relégation en Ligue 2. Mais c'est tout comme, en particulier si les Violets n'ont pas a minima un sursaut d'orgueil. Parce que c'est bien d'orgueil qu'ils ont manqué samedi à Lille. Aucune envie de faire mal à l'adversaire. Aucune réaction après le premier but concédé d'entrée. Il n'y a rien à retenir de la prestation toulousaine. Dans le jeu, c'est devenu une habitude, et surtout dans l'attitude. Certes, le maintien du TFC tiendrait du miracle. Mais par respect pour eux-mêmes, pour leur club, pour leurs supporters et même pour le Championnat, les Toulousains se doivent de réagir pour montrer autre chose sur les 12 dernières journées. Histoire de sauver ce qui peut encore l'être, à défaut de leur place dans l'élite.
Enzo GUERINI et Geoffrey STEINES
Ligue 1
Mbappé vs Ben Yedder, Lille pire champion depuis 20 ans ? Les "autres" enjeux de la 38e journée
20/05/2022 À 22:04
Ligue 1
Le "GOAT" Ben Yedder, colère stéphanoise, Messi flambe : les tops et flops de la 37e journée
15/05/2022 À 00:14