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PSG - Le quatuor Di Maria - Icardi - Mbappé - Neymar, arme fatale exportable à l’international ?
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Publié 09/01/2020 à 14:10 GMT+1
Mercredi, après la fessée infligée à Saint-Etienne (6-1), tous les Parisiens ont vanté les mérites du quatuor offensif magnifique dont dispose le PSG. Avec Neymar, Kylian Mbappé, Mauro Icardi et Angel Di Maria, Thomas Tuchel possède une armada exceptionnelle, surtout lorsqu’ils jouent ensemble. Mais cela ne doit pas faire oublier la nécessité d’un meilleur équilibre, surtout en C1.
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Crédit: Eurosport
Ils sont quatre. Ils sont beaux. Ils sont forts. Ils sont inarrêtables. Ils jouent ensemble. Ceci n’est pas le pitch du prochain Avengers mais simplement l’impression laissée ces dernières semaines par un quatuor de feu : Angel Di Maria, Kylian Mbappé, Mauro Icardi et Neymar. "Les Quatre Fantastiques" sont la nouvelle arme fatale du PSG et donc la nouvelle terreur du foot français. Pour le foot mondial, on demande encore à voir.
Mercredi, c’est une équipe stéphanoise limitée et handicapée par plusieurs absences qui a fait les frais des nouveaux bourreaux. Un feu d’artifice offensif (6-1) et une facilité parfois déconcertante à l’image du coup du foulard tenté par Mbappé. Voir ces quatre-là sur le terrain est un régal, ne le nions pas. D’autant que, par leurs caractéristiques, les super-héros parisiens se complètent parfaitement dans le show parisien.
Mieux, chacun a droit à sa part de recette. A eux quatre, ils pèsent 56 buts. Soit presque 72% des buts parisiens. Dans le détail, voilà ce que ça donne :
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Crédit: Getty Images
Enfin synchronisés
Surtout, pour la première fois depuis le début de saison, les quatre semblent atteindre leur pic de forme. Entre arrivées tardives (Icardi), blessures (Neymar, Mbappé) ou léger coup de pompe sur la fin décembre (Di Maria), la symbiose a mis du temps à se faire. Pour Tuchel, elle arrive cependant au bon moment. En janvier, alors que le calendrier se remplit et que les moments décisifs arrivent.
L’entraîneur allemand a insisté ces dernières semaines avec ce système. A raison : son équipe s’y est désormais habituée et même les stars offensives ont parfois mis le bleu de chauffe pour aider à la récupération, Neymar en tête. C’est d’ailleurs ce que soulignait Mbappé après la fessée de mercredi : "On sait que ce n’était pas suffisant, a souligné le prodige français. On regarde la télé, on voit les matches et on sait que ce qu’on faisait, ce n’était pas suffisant. Il y a eu une prise de conscience. Ce n’est pas l’Amérique non plus, on n'est pas les meilleurs défenseurs du monde mais c’est mieux. Les joueurs derrière nous sont beaucoup plus frais pour nous donner des ballons parce qu’ils ont moins à courir pour le récupérer".
Voilà l’Allemand avec deux systèmes ultra-fonctionnels avant la Ligue des champions : le 4-3-3 et le 4-4-2. C’est tout son mérite. Mais notre petit doigt nous dit que le deuxième système a davantage le profil d’une option de secours en Ligue des champions. Pour de nombreuses raisons, le trio parisien au milieu semble être un gage de sécurité bien plus avancé.
L’intensité, la notion clé
Comment définir le Liverpool de Jurgen Klopp ? Par un mot-clé : l’intensité. Son contre-pressing a fait bégayer plus d’une équipe à la relance et les punitions du trio Salah-Firmino-Mané ont souvent été sévères. Paris peut-il en faire de même ? Peut-être. Après tout, s’assurer de quatre joueurs peut permettre de lancer un pressing très haut et mettre l’adversaire sous tension. Mais, par leurs caractéristiques, les étoiles parisiennes sont moins incisives que celles de Liverpool.
Icardi est un avant-centre à l’ancienne qui suit les blocs mais monte rarement en flèche sur le porteur, Mbappé a encore quelques lacunes de replacement tandis que l’implication de Di Maria reste parfois trop dilettante dans le suivi de son latéral. De manière assez surprenante, c’est Neymar qui semble être le plus prêt à ces concessions. Face à Bruges, il avait donné l’exemple dans l’engagement. Mais face à plus gros ?
Le cas Icardi
Le 4-4-2 a un autre avantage pour Thomas Tuchel : il empêche les maux de tête au moment de faire la compo. Par son profil de finisseur, Icardi est un formidable survivant dans le football moderne et complète le travail du trio plus créatif à ses côtés. Mais, en C1, le modèle Icardi est-il exportable ?
Son ratio dans la compétition européenne majeure semble le laisser penser (9 buts en 12 matches de poules) mais son apport dans le jeu est tellement limité que le doute est permis dans des confrontations à plus haute intensité. Face à Saint-Etienne, l’Argentin n’a touché que 13 ballons en 72 minutes. Pour un triplé. Efficacité maximale pour un apport minimal.
Où utiliser Gueye ?
L’autre question du 4-4-2 arrive fatalement sur la recrue que Thomas Tuchel a le plus voulu l’été dernier : Idrissa Gueye. Son profil hybride pourrait le desservir. Dans le 4-4-2 actuel, il est celui qui a sans doute le plus vocation à combler les espaces laissés par les Quatre Fantastiques. Dans ce schéma, Gueye est un formidable garrot, capable d’accumuler les efforts défensifs comme offensifs, à la manière d’un N'Golo Kanté à Leicester.
Mais ce schéma le prive de son meilleur visage : celui d’harceleur en chef. Face au Real Madrid (3-0), qui reste le match référence de ce PSG cru 2019-2020 eu égard au contexte, il avait été un formidable pitbull, régnant en maître au milieu mais perturbant surtout presque systématiquement la relance madrilène. Dans le 4-4-2, une projection aussi haute pour défendre pourrait avoir des conséquences néfastes. A trois au milieu, il a l’assurance d’avoir Marquinhos en couverture et peut donner libre cours à sa chasse préférée : celle du ballon.
Autrement dit, face à l’adversité proposée dans l’Hexagone, le 4-4-2 est d’une légitimité absolue. Quelle meilleure idée que celle de garder vos offensifs en confiance et sûrs de leur football ? Mais en Ligue des champions, la donne de départ pourrait être faussée tant le 4-3-3 présente un confort et un équilibre inégalé. En réalité, le quatuor semble être une option de secours parfaite en cas de résultat négatif, comme à Madrid (2-2). Pour sauver les meubles et arracher l’impossible. Après tout, les super-héros sont là pour sauver les situations les plus mal engagées…
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