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Et Blanc dans tout ça ?

Et Blanc dans tout ça ?

Le 16/10/2019 à 19:35Mis à jour Le 16/10/2019 à 19:36

LIGUE 1 - Annoncé comme favori à la succession de Sylvinho, Laurent Blanc a vu Rudi Garcia le battre au sprint pour devenir entraîneur de l’OL. Depuis 2016 et son départ du PSG, l’ancien sélectionneur peine à trouver chaussure à son pied. Et la réussite récente de son ancien adjoint Jean-Louis Gasset n’a pas arrangé ses affaires. Le voilà désormais dans une impasse.

Encore raté. Et toujours inactif depuis 2016, serait-on tenté d’écrire. Lundi, Laurent Blanc a ajouté un échec à sa carrière de coach. Sans même passer par un banc. Alors que son nom faisait consensus d’entrée pour prendre la suite de Sylvinho, l’ancien coach du PSG s’est fait devancer sur la ligne. La faute à un oral convaincant de Rudi Garcia. A un autre bien moins satisfaisant de Blanc.

" Est-ce que Gasset est aussi fort seul qu’avec Blanc ? "

Et, à en croire Pierre Ducasse, ancien joueur de Bordeaux lors de la période Blanc, l’OL est passé à côté d’un sacré duo. "En réalité, ce sont deux entraîneurs numéros un qui ont appris à travailler ensemble, explique l’ancien milieu de terrain. Ils ont une grande intelligence ensemble, chacun avait des rôles répartis. Gasset animait, stimulait. Laurent Blanc prenait du recul pour analyser mais il n’était pas en retrait".

Blanc aux côtés de Gasset

Blanc aux côtés de GassetAFP

Mais la rumeur est tenace. Et sans doute caricaturale. Car quand Blanc désertait les bancs, Gasset y brillait de mille feux en redressant de pâles Verts. Suffisant pour renforcer l’idée selon laquelle l’ancien patron des Girondins ne serait pas grand-chose sans son adjoint historique. Faux selon Ducasse : "Est-ce que Gasset est aussi fort seul qu’avec Blanc ? Je ne suis pas certain que Gasset soit aussi fort sans Blanc et inversement. Ce qui fait leur force, c’est ce duo complémentaire".

Voilà pour l’aspect tactique. S’il officie plus en tant que manager, Blanc n’en reste pas moins un maître tacticien avec des idées arrêtées sur le jeu. Son adjoint est simplement celui qui doit traduire la musique. Rien de bien révolutionnaire. Mais ce qui faisait sa force en 2016 est devenu une faiblesse trois ans plus tard. Car, mine de rien, il a perdu du crédit en l’espace de trois ans.

Le besoin d’un projet à son image

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"Je veux essayer d’avoir un challenge qui me permette d’asseoir ou d’imposer cette vision des choses", avait d’ailleurs expliqué l’ancien boss du PSG en avril dernier. Ce qui exclut d’entrée des clubs au budget mesuré ou des équipes en situation d’urgence, comme l’OL. Dès lors, la liste des prétendants se réduit fatalement. Et les cadors qui ont pensé à lui (Chelsea, l’Inter pour ne citer qu’eux) ne sont pas spécialement enclin à donner un blanc-seing à un homme resté loin des terrains tout ce temps.

Au fond, hormis l’hypothèse Manchester United où il possède encore une petite cote, Blanc s’est "démonétisé". Et son avenir, s’il continue sans doute de le voir radieux, s’obscurcit toujours un peu plus. S’il garde ses exigences actuelles, difficile de l’imaginer dans un top club. Mais, dans sa position, ne rien demander reviendrait à renier tout son passé. Car, on l’oublie un peu vite, mais Blanc a gagné. Beaucoup. Le problème, c’est que cette phrase se conjugue au passé. Pour le futur, rien de moins sûr…

Laurent Blanc
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