Ce sont des images qui ont, malheureusement, très vite fait le tour de la planète football. Les incidents survenus sur la pelouse de l'Allianz Riviera ont atteint un niveau de violence rarement égalé dans l'histoire du Championnat de France, impliquant dimanche des supporters niçois, des joueurs et des membres du staff de l'OGC Nice et de l'Olympique de Marseille.
L'arbitre était avec nous (...) la sécurité n'était pas garantie
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Victime d'un lancer de projectile, Dimitri Payet a renvoyé la bouteille dans le virage niçois. Derrière, le milieu offensif et quelques coéquipiers dont Mattéo Guendouzi et Luan Peres, ont été agressés physiquement par des individus descendus de la tribune de l'Allianz Riviera. "C'est déjà la deuxième fois, on a décidé de reprendre la première fois. Ce qu'il s'est passé aujourd'hui est complètement inacceptable", s'est d'abord agacé Pablo Longoria après la rencontre.
Derrière, le dirigeant marseillais a fait des révélations sur ce qui a été dit lors de la réunion de crise entre les arbitres, les délégués et les directions des deux clubs. "L'arbitre était avec nous, il nous a confirmé, à Jorge Sampaoli et moi, que la sécurité n'était pas garantie" a révélé l'Espagnol. "Sa décision était d'arrêter le match. La Ligue a décidé, pour une question d'ordre public, de faire reprendre le match."

Nice-Marseille interrompu après l'envahissement du terrain

Crédit: Getty Images

Visiblement, cette décision de la Ligue n'a pas plu à l'Olympique de Marseille. "Ce n'est pas acceptable pour nous, c'est pour cela qu'on a décidé de ne pas reprendre le match et de retourner à Marseille ce soir", a expliqué Longoria. Alors que les joueurs niçois étaient retournés sur la pelouse pour s'échauffer, les hommes de Sampaoli sont eux restés dans le vestiraire pour se doucher et se préparer à quitter le stade.
Ce qui a mis le feu au poudre, c'est la réaction de deux joueurs de l'OM
Jean-Pierre Rivère a tenu un discours bien différent de celui de son homologue marseillais. Même s'il a semblé désolé du jet de bouteille venant d'un supporter niçois, le dirigeant du Gym a pointé du doigt la responsabilité de Dimitri Payet et Alvaro Gonzalez dans ces incidents. "Ce qui a mis le feu aux poudres, c'est la réaction de deux joueurs marseillais, de rejeter ces bouteilles à travers les tribunes de nos supporters", a-t-il affirmé en conférence de presse après la rencontre.
Derrière, Jean-Pierre Rivère a mis en cause le club olympien et son service de sécurité. "La sécurité de Marseille n'a pas à intervenir sur le terrain et à frapper nos joueurs", a-t-il déclaré. Et le dirigeant ne comprend toujours pas la décision du club olympien de ne pas reprendre la rencontre : "Tout le monde a décidé de reprendre le match, le Préfet, les responsables du service d'ordre. Je n'ai pas très bien compris la décision de nos confrères marseillais de ne pas reprendre. Je suis allé en tribunes, ils m'ont garanti qu'il n'y aurait pas de problème. Tout le monde a dit que tout irait bien. Les Marseillais n'ont pas voulu." Désormais, reste à savoir comment la Ligue va traiter ce dossier, qui risque de faire parler pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
De leur côté, les Ultras niçois de la Populaire Sud ont également réagi ce lundi. "Nous condamnons fermement le jet de projectiles ainsi que l'envahissement du terrain, récite un communiqué publié sur Facebook. A l'avenir, toute personne membre du groupe dont le comportement pourrait porter préjudice au groupe et au club, sera exclue." Le groupe précise qu'il "n'est pas opposé" à la pose d'un filet "anti-projectiles".

Le match entre l'OGC Nice et l'Olympique de Marseille interrompu après l'envahissement du terrain

Crédit: Getty Images

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