Même s’il s’en est défendu en conférence de presse, la composition d’équipe de Mauricio Pochettino pour la réception de Nice ce samedi (17h) n’est pas évidente à construire, à quatre jours du match le plus important de la saison du PSG. Compte tenu de la fragilité parisienne avant les gros matches, la tentation pourrait être grande de mettre les cadres - du moins ceux encore aptes - au repos ce week-end. L’Argentin ne l’a pas entendu de cette oreille.

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"Le match face à Nice est notre priorité, c’est un match très important pour nous. A partir de samedi 19h, la priorité sera le match contre Barcelone, pas avant" a déclaré le nouvel entraîneur du PSG en conférence de presse, niant donc tout "turnover" avant le huitième de finale aller de Ligue des Champions mardi prochain face au Barça.

Une malédiction qui remonte à 2015

Déjà privé de Neymar et Angel Di Maria pour ce choc, Pochettino prendra donc le risque d’aligner sa meilleure équipe contre Nice : "Après un mois et dix jours que nous sommes là, je pense que c’est notre responsabilité de vouloir gagner chaque match que nous jouons, dans toutes les compétitions. Et c’est notre obligation de mettre les meilleurs joueurs sur le terrain, tout le temps". Une bonne idée ? L’histoire récente du PSG ne l’a pas toujours montré…

Car même si la "malédiction" parisienne peut sembler futile et davantage le fruit de problèmes psychologiques que purement physiques, une part de vérité semble aussi s’y cacher. Lors de la saison 2014-2015, faire jouer l’équipe-type avant les matches européens n’avait pas du tout souri à Laurent Blanc, en particulier lors d’un spectaculaire PSG-Caen (2-2) à quelques jours d’affronter Chelsea, qui avait vu les Parisiens finir à 9 et quatre joueurs titulaires se blesser face aux Normands (Lucas, Aurier, Cabaye et Marquinhos).

Lucas sort sur blessure contre Caen (2015) sous les yeux de Laurent Blanc

Crédit: Panoramic

Si les Parisiens avaient réussi à s’imposer face aux Blues, pareille mésaventure s’était reproduite pour Thiago Motta avant le quart de finale contre Barcelone, perdu cette fois 3-1 à domicile. Plus récemment, la blessure de Cavani en marquant sur pénalty à quelques jours du déplacement à Manchester United en 2019 avait également beaucoup fait parler. Avec ce passé récent, et en étant déjà privé de deux cadres de son effectif, Pochettino peut soulever quelques interrogations avec sa stratégie.

Paris ne peut pas choisir ses matches cette saison

Pourtant, ces mêmes absences peuvent servir sa cause. Privé de Neymar, Di Maria, Verratti, Dagba, Bernat, Pembélé, Rafinha, et avec un Keylor Navas en phase de reprise, le nouveau coach du PSG n’a pas la capacité humaine dans son effectif pour faire tourner. D’autant plus qu’en étant troisième de Ligue 1 à trois points du leader lillois, Paris ne peut pas se permettre de choisir ses matches cette saison, et doit tout mettre en place pour recoller au plus vite à la tête du championnat.

Arrivé il y a seulement 49 jours, l’ancien entraîneur de Tottenham n’a pas non plus eu l’occasion de créer une véritable équipe et de travailler sur un onze type avec des automatismes et de la complicité dans le jeu. Dès lors, ne pas mettre la meilleure équipe possible contre Nice serait presque suicidaire au vu du peu de garanties sportives qu’offre cette solution.

Seulement deux des "quatre fantastiques" parisiens seront disponibles face à Nice et contre le Barça.

Crédit: Getty Images

Le meilleur scénario pour les Parisiens et pour Pochettino reste encore d’aligner la meilleure équipe possible et de plier le match très rapidement contre l’OGC Nice. Si les partenaires de Marquinhos parviennent à se concentrer et à prendre une avance confortable assez vite, le technicien argentin pourra faire souffler ses cadres comme il faut, sans risque sportif et sans s’exposer à davantage de blessures dans ses rangs. Espérons donc pour le PSG que ce scénario ne soit pas trop beau pour être vrai, et pour Pochettino que la malédiction parisienne s’arrête avec lui.

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