C'est un goût qu'on avait fini par oublier. A force d'écraser le championnat et de creuser l'écart avec la concurrence, Paris, le cigare à la bouche, s'offrait des fins de saison en L1 sans frisson. Sauf que cette année, les choses ont changé. Et nous voilà devant un choc qui, s'il n'est pas à proprement parler une finale, aura des conséquences immenses sur l'obtention du titre. Cette journée de samedi est un tournant. Quatre candidats se pressent encore autour du trône. Paris et Lille ont trois points d'avance sur Lyon, qui se déplacera chez les ambitieux lensois à 21h, et quatre sur Monaco, qui reçoit Metz et pourrait sortir grand gagnant d'une journée potentiellement inconfortable pour ses concurrents directs.
En particulier pour le PSG. Habitué à mettre ses meilleurs joueurs au frais avant les grandes conquêtes européennes, le voilà dans l'obligation d'aligner son équipe-type, ou ce qu’il en reste, à quatre jours du quart de finale aller de Ligue des champions face au Bayern Munich. Paris ne peut pas faire autrement. A l'heure où les palmarès se scellent, la frontière est parfois fine entre le néant et les titres, le PSG joue une bonne partie du destin de sa saison en une dizaine de jours décisifs jusqu'au quart de finale retour le 13 avril. Pas question de faire souffler car chaque minute comptera.
Ligue 1
Yazici positif au Covid-19 et forfait face au PSG
03/04/2021 À 12:40

L’illusion en Coupe de France

D'autant que le LOSC a prouvé depuis le mois d'août qu'il pouvait regarder le champion de France dans le blanc des yeux et il ne faut pas se fier au 16e de finale joué mi-mars au Parc des Princes. La raclée parisienne (3-0) face à une équipe lilloise largement remaniée ne fut qu'une illusion savamment entretenue par un Keylor Navas bouillant. En décembre, lors du match aller (0-0), le rapport de force semblait plus fidèle à ce qu’ont montré les deux formations depuis le début de saison et Paris avait connu les pires difficultés pour se créer des occasions.

Rush incroyable de Mbappé, boulette et penalties : le résumé du choc

Mais le PSG a changé et tire sa force nouvelle d'une dynamique emballante : après la masterclass du Camp Nou (1-4) et malgré l'étourderie nantaise (défaite 1-2), la façon dont Paris a maté l'OL (2-4) avant la trêve internationale a rappelé qu'il restait le grand favori. De la confiance donc et des jambes fraîches pour ses cadres sud-américains privés de compétition internationale. "La trêve nous a permis de récupérer un peu, puis de travailler plus dur aussi, pour renforcer notre condition physique. C'est du travail qui va nous faire beaucoup de bien", a assuré le milieu argentin Leandro Paredes.

L’éclaircie Neymar, la grisaille Mbappé

Le retour de Neymar à 100% après un mois et demi d'absence est un autre argument de poids même si l'infirmerie reste pleine, entre Marco Verratti (cuisse), Danilo Pereira (mollet), Mauro Icardi (cuisse) et Layvin Kurzawa (mollets), tous indisponibles ce week-end. Kylian Mbappé, transparent avec l'équipe de France et, sans doute, épuisé par des périples interminables, aura là une bonne occasion de rappeler qu'il n'est jamais très prudent de douter de lui. Les Lillois, emportés par un de ses doublés en Coupe, en savent quelque chose.

La sortie de Mbappé ? "Un coup de sang qui se transforme en coup de pression contre le PSG"

Mais voilà qui n'empêche pas le LOSC, sans victoire à Paris depuis 1996 tout de même, d'y croire dur comme fer depuis plusieurs semaines déjà. Des Nordistes qui ont voulu désacraliser le déplacement au Parc. "Celui qui l'emportera ne sera pas encore champion et celui qui perdra sera encore dans la course. Derrière il restera sept matches", a atténué l'entraîneur Christophe Galtier. Certes. Mais celui qui s'inclinera n'aura plus son destin entre les mains. A sept journées de la fin et au vu du rythme imposé depuis le début de saison, ce sera tout sauf un détail.
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