Marseille - José Anigo clame son innocence : "Je préfère crever par terre que d'accepter ça"

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Mis en examen depuis une semaine, José Anigo a clamé son innocence ce jeudi dans un entretien accordé à L'Equipe. L'ancien entraîneur de l'OM confie ne pas souhaiter se venger de la mort de son fils et assure ne plus vouloir remettre les pieds à Marseille quand toute cette affaire sera derrière lui. De son côté, le parquet de Marseille a fait appel de son placement sous contrôle judiciaire.

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Dans l'ombre depuis qu'il est devenu responsable du recrutement international de Nottingham Forest, José Anigo a de nouveau fait les gros titres. D'abord placé en garde à vue à Marseille puis mis en examen début octobre, pour des faits d'"association de malfaiteurs en vue d'extorsion et de crime", l'ex-directeur sportif de l'OM a donné sa version des faits jeudi dans un entretien accordé à L'Equipe. "Ce que l'on me reproche est à des années-lumière de ce que je veux faire de ma vie aujourd'hui ! Quoi qu'il se passe, rien ne me ramènera mon fils. J'avais tourné cette page. Mais je ne peux pas m'exprimer sur les détails de cette affaire", explique José Anigo, tout en rappelant qu'il ne souhaite pas se venger, sept ans après la mort d'Adrien.

Le parquet fait appel

"J'ai répondu à la convocation de la police. Je n'ai pas pris la fuite. Mais je ne m'attendais pas complètement à ça. Quand j'ai entendu ce que l'on me reprochait, j'ai accusé le coup, oui. Je me suis écroulé car ce que l'on me reproche est surréaliste, a-t-il renchéri. Je vais continuer à nier les faits car personne ne me fera avaler ce qui n'est pas vrai. Je suis certain que je n'ai rien fait. Je préfère crever par terre que d'accepter ça."
José Anigo assure qu'il ne compte "pas lâcher" et que la médiatisation de cette affaire "fait plus mal" à son entourage qu'à lui-même. "Je n'ai pas de lien avec ce que vous appelez le "milieu", a-t-il ajouté. J'ai coupé les ponts avec quasiment tout le monde. J'ai décidé, une fois sorti de toute cette affaire, que je ne mettrai plus les pieds à Marseille jusqu'à la fin de mes jours."
Le parquet de Marseille, de son côté, a fait appel du placement sous contrôle judiciaire de José Anigo. "Le parquet de Marseille a relevé appel de la décision du juge des libertés et de la détention le plaçant sous contrôle judiciaire", écrit le parquet jeudi soir dans un communiqué au sujet de l'actuel recruteur de Nottingham Forest (L2 anglaise).
Dix-sept personnes au total ont été mises en examen dans cette affaire par le magistrat instructeur de la juridiction interrégionale spécialisée: parmi elles douze ont été placées en détention provisoire et cinq laissées libres sous contrôle judiciaire, dont Anigo, précise jeudi le parquet. Lors de la mise en examen de José Anigo dimanche, son avocat Me Emmanuel Molina avait indiqué à l'AFP que "le débat judiciaire était loin d'être achevé puisqu'il reste présumé innocent et que les investigations et recours qui demeurent à réaliser démontreront que cette procédure est contestable sur la forme et sur le fond" .
Selon La Provence, Michel Campanella, souvent présenté comme une figure du banditisme marseillais, déjà détenu, et l'agent marseillais de joueurs Jean-Luc Barresi, figuraient parmi les personnes placées sous écrou. L'Olympique de Marseille a annoncé son intention se constituer partie civile dans cette affaire, dont le club pourrait être victime. Déjà mis en examen début 2019 pour "abus de biens sociaux, complicité et associations de malfaiteurs", José Anigo avait vu cette mesure levée et avait été entendu comme "témoin assisté".
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