D'ordinaire, c'est déjà un rendez-vous exceptionnel. Mais le contexte donne encore une autre dimension au duel entre l'OM et le PSG dimanche soir au Stade Vélodrome. Il est beaucoup question du climat extrêmement tendu au sein du club phocéen, en pleine crise à tous les niveaux de son institution. La situation de son homologue parisien passerait presque au second plan. Et pourtant. La formation de Mauricio Pochettino joue gros sur la Canebière. Ce rendez-vous avec son grand rival tomberait presque à pic pour donner le ton de la période la plus importante de sa saison.
Une fois n'est pas coutume, Paris ne l'abordera pas avec le costume de leader incontesté du championnat. C'est déjà un événement. Et c'est probablement l'enjeu majeur pour le club de la capitale à Marseille. S'il doit vaincre l'OM, c'est surtout parce qu'il ne peut plus vraiment se permettre de perdre des points dans la course au titre. Au coup d'envoi de cette 24e journée, le PSG était plus proche de la quatrième place occupée par Monaco que de la première, propriété de Lille. Le phénomène est rarissime à ce stade de la saison. Il résume le niveau de pression sur les épaules parisiennes.
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Une question de suprématie

Gagner au Vélodrome, c'est déjà un impératif pour Paris. D'un point de vue comptable, mais aussi pour réaffirmer sa suprématie. Pour le PSG, ce serait déjà un message fort adressé à cette concurrence nouvelle pour lui au classement. Il s'agit aussi de prouver sa capacité à répondre présent dans un grand rendez-vous. Car c'est bien ce qui lui a manqué cette saison, avec ses défaites au Parc face à Lyon (0-1) ou à Monaco (3-2). Avec, aussi, ce nul dont il a dû se contenter sur le terrain du leader lillois. Avec, enfin, cette humiliation subie au Parc face à l'OM dès le début de la saison (0-1).

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Paris a bien pris sa revanche sur les Marseillais en remportant le Trophée des Champions (2-1). Elle était cependant loin d'être éclatante. Si elle a traduit quelque chose, ce n'est certainement pas l'écart qui s'est creusé entre les deux équipes, au fil des saisons de l'ère QSI. Plutôt que sa marge sur les autres places fortes de l'élite tend à se réduire. Le PSG est moins souverain. Tout le monde le voit. Et cette L1 qui acceptait trop facilement la domination de l'ogre parisien croit désormais en ses chances de le faire tomber de son piédestal. Gagner à Marseille ne lui redonnera pas le fauteuil de leader. Mais c'est un premier pas essentiel pour rappeler à tout le monde qu'il est encore le patron.

Montrer de la consistance

Paris n'en est pas arriver là par hasard. Il n'est pas question de rabaisser les performances de la concurrence. Mais celles du PSG ne sont pas au même niveau. Dans le jeu, l'irrégularité est encore ce qui caractérise le mieux le niveau affiché par les Parisiens. Sa période actuelle l'illustre assez bien. Après avoir signé sa prestation la plus aboutie de l'ère Pochettino face à Montpellier (4-0), le PSG a affiché toutes ses carences défensives avec une défaite à Lorient (3-2) avant de profiter de la maladresse nîmoise pour remporter une victoire en trompe-l'œil face à la lanterne rouge (3-0).

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Cette inconstance n'aurait rien d'illogique après un gros mois sous la direction d'un nouvel entraîneur. Pochettino est encore en phase d'adaptation. Il n'a pas encore eu le temps nécessaire pour ancrer sa méthode et changer l'identité de jeu parisienne en profondeur. Il s'appuie légitimement sur le travail de son prédécesseur. Ce qui explique en grande partie pourquoi ce PSG n'est pas bien différent de celui de Thomas Tuchel. Il a le même potentiel, surtout en attaque, et les mêmes défauts, surtout en défense. Mais le temps est une denrée rare dans la capitale. Pour Paris, il devient urgent de hausser son niveau de jeu pour atteindre ses objectifs.

Le Barça en ligne de mire

La Ligue 1 en est un et le PSG sait d'ores et déjà qu'il devra cravacher pour l'obtenir. Une tâche rendue encore plus délicate par le retour de la Ligue des champions et le duel face au Barça au Camp Nou dans dix jours. Le rendez-vous avec l'OM fait déjà office de répétition générale dans cette optique. Parce que les enjeux sont multiples. Aussi parce que Paris alignera une équipe vraisemblablement proche de celle qui défiera le Barça avec les retours de Marco Verratti, Marquinhos et peut-être Neymar. Seul Keylor Navas manquera à l'appel.
Le PSG ne peut pas se permettre d'aborder Marseille avec le Barça en tête. "Un match contre l’OM, c’est un Clasico, c’est spécial, a résumé Pochettino samedi devant la presse. Barcelone, c’est une autre compétition et un autre contexte." Mais la performance parisienne n'en sera pas moins regardée avec le prisme de cette Ligue des champions. De ce point de vue, les dernières prestations barcelonaises indiquent une montée en puissance du club catalan, incarnée par le renouveau d'Antoine Griezmann. Le Vélodrome, c'est encore le meilleur cadre offert au PSG pour lui répondre.

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