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  • Du spectacle, des retournements de situations et des golazos : merci la L1
Ligue 1
La LFP met la pression à Saint-Etienne pour la réintégration de Ruffier
IL Y A 4 HEURES

Le week-end avait mal démarré avec un Lyon – Nîmes franchement maussade (0-0). Et puis, tout s'est emballé. Il y a eu des buts (28, un record cette saison), des situations mal embarquées complètement retournées, des frappes de mule, des révélations et des stars. Bref, un vrai week-end de Ligue 1 comme on les aime. On retiendra l'audace d'un élégant promu, Lens, qui regarde l'élite dans le blanc des yeux et avec un certain culot, le scénario complètement fou d'un Rennes – Monaco (2-1) marqué par l'audace d'un gamin de 18 ans tout juste sorti du nid (Truffert), le retour de la merveille Mbappé, la mine lumineuse du Stéphanois Maçon, le touché soyeux du Montpelliérain Mollet, la force d'y croire de Nantais très mal embarqués (2-2). Bref, un joli week-end sans report, avec un peu d'ambiance (à Rennes et Nantes notamment) et une envie folle d'y retourner. En ces temps troubles, ça fait du bien.

  • Truffert – Souquet - Perraud : indomptables latéraux !

Qui a dit que la Ligue 1 était défensive et fermée ? Outre le but de Marquinhos dans un schéma classique – un coup franc parfait d’Angel Di Maria repris au premier poteau – trois latéraux se sont distingués par un but… ou plus. La belle histoire du week-end est évidemment venue du côté de rennes, où le jeune Adrien Truffert a fêté sa première dans l’élite d’une passe décisive et d’un but contre Monaco. Romain Perraud, déjà buteur le week-end dernier, a remis ça contre Lorient avant de se muer également en passeur. Sans oublier Arnaud Souquet, auteur d’une belle frappe du gauche, lui le latéral droit. Au-delà de la finition, on a surtout vu Truffert patienter aux 18 mètres en fin de match, Perraud conclure dans la surface une superbe action collective, et Souquet s’appuyer sur Laborde et poursuivre sa course dans l’axe, comme un attaquant. Des attitudes extrêmement intéressantes.

Adrien Truffert avec Benjamin Bourigeaud, Rennes 2020

Crédit: Getty Images

  • L'orgueil de Nzonzi

Voilà ce qu'on appelle de l'orgueil. Coupable sur l'ouverture du score de Wissam Ben Yedder – sa mésentente avec Damien Da Silva ayant offert le but au serial-buteur monégasque -, Steven Nzonzi a eu la réaction que l'on est en droit d'attendre d'un joueur avec son CV en L1. Celle d'un patron. Le milieu de terrain n'a pas baissé la tête. Mieux, il a pris les choses en mains pour rectifier le tir. Après avoir récupéré le ballon au milieu, il a ainsi placé sa tête pour couper un centre d'Adrien Truffert, la belle histoire bretonne du weekend. Histoire de marquer son premier but avec le Stade Rennais. Et surtout, de montrer la voie à son équipe. A l'orgueil. En bon leader.

  • Kakuta – Ganago, bingo mercato

Le RC Lens est l'une des bonnes surprises de ce début de saison. Avec trois victoires en quatre matches, le promu est en avance sur ses temps de passage. Et il le doit à deux hommes débarqués cet été et déjà bien dans leurs baskets. Peu utilisé à Nice l'an passé, Ignatius Ganago, dont on connaît le potentiel, a déjà inscrit trois buts et confirme les promesses semées sur la Côte d'Azur. Gaël Kakuta a longtemps été une promesse. Aujourd'hui, il est le fantastique maître à jouer, buteur lui aussi face à Bordeaux (trois réalisations pour lui cette saison) et bien plus que cela. Les deux hommes ont amené une vraie plus-value au collectif du RC Lens, qui a décidément eu le nez fin sur le marché des transferts.

Flops

  • Nagatomo, une forme loin d’être olympique

Yuto Nagatomo a fêté sa première titularisation avec l’Olympique de Marseille dimanche soir. Et le latéral de 34 ans a vécu un match très compliqué. Jamais en vue offensivement, à l’image de tout un collectif, l’ancien de Galatasaray a surtout été à la peine défensivement. Face à la fraîcheur de Luiz Araujo, le Japonais a fait son âge. Averti pour une faute sur le Brésilien, il a été complètement dépassé par la course puis le crochet de ce dernier sur l’ouverture du score. Remplacé dès l’heure de jeu par Bouna Sarr, il était trop juste physiquement pour tenir plus longtemps. Jordan Amavi étant encore suspendu pour deux matches, Nagatomo va devoir montrer plus pour éviter à André Villas-Boas d’avoir à repositionner Hiroki Sakai dans le couloir gauche.

  • Garcia-Genesio-Sylvinho, même combat

A Lyon, l’impression qu'il faut que tout change pour que rien ne change, plus que jamais. Vendredi, c’est encore une bouillie collective que les hommes de Rudi Garcia ont livrée, lors de laquelle l’absence de créativité mais surtout de mobilité aura suffi à permettre aux valeureux Crocos, à défaut d'être impériaux, de choper un point à l’extérieur. Depuis son arrivée sur le banc lyonnais, l’ancien coach de l’OM n’a pas encore trouvé la recette pour réveiller une équipe où chaque individualité est encore trop souvent isolée et où un projet de jeu ne se dessine pas encore clairement. La preuve, cela fait plus de cinq heures que l’OL n’a plus marqué dans le jeu. Tactiquement, aucune différence avec l’OL cru Genesio. Dans les résultats, en revanche, ça commence à faire beaucoup pour Garcia, qui peine à ramener des points. Et, fatalement, la pression s’accumule.

  • Dijon, la mauvaise habitude

Quatre matches, quatre défaites, un but marqué. Dijon est déjà dans de sales draps après quatre journées. Encore peu inspiré offensivement, le DFCO a logiquement été battu à Strasbourg (1-0) pour égaler sa triste série de la saison dernière, qui avait déjà débuté par quatre revers. Tout aussi préoccupant, la formation de Stéphane Jobard vient de s’incliner contre deux formations… qui n’avaient également aucun point avant de croiser sa route. Tout le monde (ou presque) décolle, mais pas Dijon. Qui recevra un Montpellier très en forme dimanche prochain…

  • Gautier, inVARsemblable

Comment Anthony Gautier a-t-il pu laisser passer ça ? 15e minute de jeu à La Beaujoire. Ludovic Blas se défait de Thimothée Kolodziejczak d'un joli crochet. Le défenseur stéphanois ne maîtrise pas sa course et stoppe le Nantais dans la surface de réparation sans toucher le ballon. L'arbitre de la rencontre ne bronche pas et le VAR ne fait pas son boulot. Nicolas Pallois et Christian Gourcuff fulminent. La Beaujoire bouillonne. Anthony Gautier ne reviendra pas sur sa décision et Nantes, alors mené au score, continuera de courir après jusqu'à la 85e minute (2-2). Le nul arraché rétablit, un peu, l'injustice. Mais les Canaris peuvent clairement l'avoir mauvaise.

Nantes - Saint-Etienne / Ligue 1

Crédit: Getty Images

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